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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs DOYLE AIRENCE ?

Donc le groupe DOYLE, qui s’appelle DOYLE AIRENCE maintenant existe depuis 2006 mais qui a vraiment stabilisé son line-up en 2007 avec un autre chanteur qui s’appelait Loki et un premier EP qui s’appelait Submerge. Par la suite nous avons changé de chanteur, Thomas est arrivé et nous avons sorti un premier album qui s’appelle And Gods will…. Très vite nous avons des opportunités assez cool de tourner avec des groupes importants et que nous adorons comme DEFTONES, BETWEEN THE BURIED AND ME. Nous avons rapidement vécu des trucs assez dingue avec ce groupe. Nous avons défendu le premier album plus de deux ans sur les routes puis il a fallu s’attaquer à la composition du second. Monolith est né après un an de boulot, de composition et d’enregistrement.

 

02. Pourquoi avoir récemment changé de nom ?

Fin juillet nous avons reçu un email sympathique d’un avocat de Doyle Wolfgang von Frankenstein, guitariste des MISFITS nous annonçant que son client avait monter un groupe qui s’appelait DOYLE. Comme celui-ci avait déposé le nom aux Etats-Unis, ils nous imposaient de changer immédiatement de nom pour ne pas porter préjudice au projet de Doyle Wolfgang von Frankenstein. Sinon nous n’obtempérions pas, nous serions attaqués devant les tribunaux. Ils avaient vu que nous allions sortir notre album aux USA et donc cela leur posait problème. Il n’avait alors que le trademark outre-Atlantique puis après en France et donc nous avons dû nous résoudre à négocier cela avec eux. Nous avons réussi par nos avocats à conserver le mot DOYLE et nous avons ajouté AIRENCE qui vient d’un de nos titres du premier album « John Airence ». Ce choix a été assez logique pour nous car cette chanson nous tient vraiment à cœur et nous nous reconnaissons dedans. Le côté arbre généalogique nous plait. Doyle c’est un prénom donc il aurait été ridicule de le déposer. Beaucoup de musiciens s’appelle Doyle. Cela ne nous ai jamais venu à l’idée et nous aurions pu faire valoir nos droits grâce à l’antériorité mais cela aurait duré des années, avec beaucoup d’argent et la loi américaine est assez différente. Donc nous avons préféré transiger et ne pas perdre notre temps avec cela.

 

03. Comment vous sentez-vous quelques semaines de la sortie de votre deuxième album Monolith ?

Nous avions vraiment hâte que l’album sorte pour voir comment il allait être perçu par le public. C’est tellement de boulot que c’est à la fois un soulagement et une excitation de la voir dans les bacs. En plus nous avons les premiers retours, comme nous sommes sur un label international, du monde entier et ces premières réactions sont dans l’ensemble très très positives. C’est bien agréable c’est sûr. Cela nous a rassuré et le public jugera l’histoire. La scène fait la différence car il y a tellement de bons albums qui sortent. Nous faisons cela pour le public aussi. Pour la pochette nous avons juste ajouté le petit Airence sous Doyle mais dans notre malheur nous avons eu la chance de recevoir le mail de l’avocat quelques jours avant l’envoi du disque au pressage et donc nous avons pu faire les modifications à temps. Sinon cela aurait été une catastrophe économique pour notre label. L’esthétique a été très soigné et cela a été compliqué de faire l’adaptation de façon propre. Dans l’esprit des gens nous resterons DOYLE.

 

04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Monolith, avez-vous changé votre façon de travailler ?

On trouve un côté très frais par rapport au premier disque. L’album a été composé il y a un an de cela et cela a duré jusqu’au début de l’année. Nous l’avons enregistré en mars, tourné un clip en juin, nous avons été signé dans la foulée et l’album sort cette rentrée. Dans tout cela a été très rapproché. Il reste quelques défauts sur ce disque mais nous avons progressé et ils sont beaucoup moins apparents que sur And Gods Will… Le premier LP n’a pas été fait dans les bonnes conditions, trop vite, pas assez préparé et nous n’étions pas encore assez exigeants. Là nous étions très focalisés et malgré le temps assez court, chaque détail a été soupesé et très travaillé bien avant d’arriver en studio. Tout était déjà prêt avant le studio et nous n’avons pas eu de mauvaises surprises. Nous avons en fait une phase de pré-production hyper avancée et donc tout va mieux et plus vite en studio. Cela permet de faire des économies en limitant le temps d’enregistrement. Les batteries ont été faites en deux jours, pour les guitares c’est passé tout seul. Idem pour le mixage nos maquettes étaient si léchées que nous savions d’avance le niveau de chacun des éléments. Il n’y avait pas de brainstorming superflu pour prendre des décisions. Quelques trucs, expérimentations sont né en studio avec Francis mais cela nous donne une fraicheur supplémentaire. Dans le moment, l’inspiration arrive et pas de regret et nous avons fait ce que nous voulions.

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05. Comment nait une chanson chez DOYLE AIRENCE ?

C’est bien le problème, il n’y a pas de recette qui fonctionne à chaque fois, tous les scénarios sont possibles. Tak (Takami Nakamoto Guitare) est déjà arrivé avec un titre terminé de A à Z. On corrige des trucs, chacun y met sa patte ou alors tout est parfait d’entrée. Ou alors on part d’un riff ou d’une sonorité, et tiens là on se dit qu’il serait bien d’ajouter ça ou ça. Mais pour Monolith nous avons tout enregistré au fur et à mesure sur l’ordinateur pour ensuite faite le tri, bidouiller jusqu’au résultat final. Cela nous donne beaucoup plus de recul qu’en répétition et c’est beaucoup plus efficace ainsi. Nous pouvions changer les structures, raccourcir certains blocs tout se faisait en direct. Travailler avec les nouvelles technologies d’enregistrement nous a beaucoup aidé. Takami centralisait les idées et réarrangeait le tout. Tu gagnes un temps fou. Les deux premiers titres de l’album n’avaient jamais été joués avant, ils ont été créés directement via l’ordinateur avant d’être enregistrés. C’est une autre démarche intéressante.

 

06. Vous avez signé avec Lifeforce Records, comment cela s’est-il passé et quels changements avez-vous déjà pu constater ?

Avant nous avions bossé avec une structure, un label français qui avait bien travaillé mais nous avions besoin d’aller plus loin. Nous avions commencé à démarcher les labels avec déjà les pré-productions pour tester le terrain et donc nous les avons envoyés assez largement en Europe. Nous voulions signé sur un label étranger pour bénéficier d’une bonne distribution en dehors de France. Nous essayons vraiment de tourner un maximum hors de nos frontières. Puis une fois l’album fait, fin mars, nous avons à nouveau démarché le plus largement possible et nous commencé à discuter avec les labels intéressés. Le boss de Lifeforce Records nous a beaucoup plus par son enthousiasme, ultra-réactif. Humainement cela a collé, ce n’est pas une grosse machine, un gros label à taille humaine, toujours passionné. Les rapports humains sont sains, nous parlions à un fan pas un chef d’entreprise. Nous avons fourni le disque terminé mais ils bossent alors la promo, la pub pour faire connaître l’album. Au niveau des différences, nous avons une réponse immédiate de tous les grands médias européens. Nous avons de supers chroniques dans toute l’Europe, Metal Hammer par exemple. Beaucoup d’enthousiasme. Notre présence dans les grands médias rock et métal est bonne pour nous. Le réseau change tout.

 

07. Quelles sont vos principales influences ?

Je dirai des groupes comme DEFTONES. Pour situer notre son, on peut dire que nous sommes un mélange de DEFTONES, DEVIL SOLD HIS SOUL, BRING ME THE HORIZON et de groupes très post-rock un peu comme MOGWAI… Nous sommes tous d’accord là-dessus sinon chacun a ses préférences.

 

08. Comment doit-on comprendre le titre, Monolith ?

Puissant et énigmatique. Ce mot nous est apparu assez naturellement aussi bien visuellement que musicalement, aussi à travers les textes. Il s’agit d’une gamme d’émotions. Nous avons toujours eu un rapport particulier avec la nature ou quelque chose de minéral. Cela nous plaisait. Ce côté minimaliste mais puissant…

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09. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment travailler vous avec l’artiste ?

Nous avons voulu radicaliser le propos. L’album précédent était plus lumineux à l’usage de la musique et là aussi, la musique est plus sombre et donc la pochette va au bout de l’idée également. Nous avons essayé d’intégrer cela de façon subtil. L’artwork est signé Alex Diaz de Spaniards studio et nous lui avons donné un cahier des charges très approximatif. Nous lui avons laissé le champs libre car nous avions tous une idée différente. Il avait la musique et nous l’avons laissé travailler. On lui donner quelques pistes, minimaliste mais avec un symbole fort. On l’a pourri franchement avec de nombreuses propositions. Chaque calque a été bossé avec lui derrière l’ordi et c’est vraiment un pote.

 

10. Quels souvenirs conservez-vous de vos concerts en Europe aux côtés de BETWEEN THE BURIED AND ME ou encore les DEFTONES ?

Nous sommes arrivés à Toulouse, super en avance mais à cause d’une incompréhension nous pensions n’être attendu dans la salle que l’après-midi. L’équipe technique sur place nous attendait déjà et on s’est fait un peu engueuler. C’est des américains donc pas des rigolos les techniciens et ils n’étaient pas contents. C’est dommage car on s’est fait chier sur un parking des heures alors que nous aurions été utiles sur place. Donc ils nous ont fit que nous n’avions que 30 mn pour faire le soundcheck avant qu’ils n’ouvrent les portes du Bikini. Bref l’horreur car c’est une grosse scène avec beaucoup d’enjeux pour nous donc tu stresses. Un cauchemar. On fait nos balances c’est bon et dix minutes avant de monter sur scène on voit débarquer Chino Moreno torse nu dans nos loges et se présenter. Tu m’étonnes on le connaissait ! Il avait entendu parler du mec qui avait mixé notre lbum précédent et des mecs gentils et accessibles. Ce fut un truc de ouf, un rêve et nous avons beaucoup appris en peu de temps avec la rigueur nécessaire. Avec BETWEEN THE BURIED AND ME, un plan intéressant des mecs gentils, un bon moment pendant trois semaines. Nous étions rôdés alors et nous étions plus expérimentés. C’est une belle spéciale, c’est bizarre.

 

11. Vous avez enregistré un clip pour le premier single de l’album, « Friendly Fire ». Aimez-vous cet exercice ?

Oui nous aimons c’est cool mais là pour ce clip en particulier ça a été l’enfer. Nous avons filmé cela vers une plage prêt d’Etretat. Nous avions privatisé cette plage pour le clip. Mais tu arrives devant une falaise avec le camion et tout ton matos et ils faut tout descendre à pied. Rien que pour arriver au bord c’est chaud avec des chemins de terre tous pourris. Il a fallu tout trimbaler avec des escaliers de pierre… Rien que descendre à pied fout le vertige. Le chanteur Thomas s’engage dans l’escalier avec un premier flightcase contenant mon tom basse et le flightcase s’ouvre. Donc le tom basse a dévalé tout l’escalier, un cauchemar, l’impression de voir ton enfant tomber d’une falaise. Mais il est arrivé presque intact heureusement. Nous avions une hure, une heure trente maximum pour tourner avec la lumière désirée par le réalisateur. Donc ça été rapide ! On était crevé d’avoir tout descendu. La nuit est tombée super vite, il a fallu tout remonter de nuit sans rien voir. Donc n a fini exténués.

 

12. Comment voyez-vous la scène métal française ?

Les groupes s’entraident et se tirent de moins en moins la bourre. C’est bien car tout le monde a bien compris que nous ne sommes pas les uns et les autres en concurrence. Chacun a ses qualités et il faut les défendre. En France nous avons de plus en plus de très bons groupes. Dans notre scène à nous, on peut citer : VERA CRUZ, DARKNESS DYNAMITE, MERGE, THE PRESTIGE, CHECKMATE, BETRAYING THE MARTYRS… Mais le public ne suit pas vraiment et c’est dommage.

 

13. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour DOYLE AIRENCE ?

On espère que l’album va plaire et tourner le plus possible pour défendre ce disque sur la route. Nous sommes en pourparlers pour une tournée européenne avec un autre groupe et sinon quelques dates à venir d’ici la fin de l’année.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson/album préféré (tous artistes, époques…) ?

Augustin Pecnard : C’est un album mais je dirais Into the Blue Again du groupe THE ALBUM LEAF

Sébastien Benoits : History Michael Jackson ou Pulse de PINK FLOYD ou Rock in Rio d’IRON MAIDEN

 

2. Premier album acheté ?

Le deuxième album d’EMINEM, The Slim Shady LP

Dangerous de Michael Jackson

 

3. Dernier album acheté ?

L’album de CHECKMATE, Immanence

Volume 4 de BLACK SABBATH

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Le son du RER La pluie

La tempête dehors quand tu es bien au chaud chez toi.

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous?

Le bruit du RER aussi (rires)

Le frein dans le métro, ce crissement…

 

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Tu es l’un des membres fondateurs de 5FDP, comment cela s’est-il déroulé et quelle était ton ambition en commençant cette nouvelle aventure ?

En fait une jour je suis tombé sur une annonce passée par Zoltan (NDLR : Bathory guitariste) disant qu’il cherchait un batteur. Nous nous sommes rencontrés et avons sympathisé. Nous nous avons commencé à échanger des idées tout en cherchant les autres membres du groupe à venir. Ils connaissait déjà Ivan (NDLR : Moody chanteur) pour l’avoir côtoyer lors d’un OzzFest avec son ancien groupe et l’avait trouvé très bon. Il avait entendu dire qu’il serait peut-être dispo et donc il a pris contact avec lui. Après une audition du tonnerre où il a donné une nouvelle dimension à nos compositions, il est devenu évident qu’il serait notre chanteur. Quant à notre démarche, en réalité nous voulions faire la musique qu’il nous plairait d’écouter. Et c’est bien ce que nous avons fait avec le premier album, des chansons que nous aimons et que nous aurions aimé en tant que simples fans. Et c’est à chaque fois la même chose, pour chaque nouveau disque. Nous voulions faire de la musique toute notre vie et nous espérions trouver un public sensibles à nos chansons pour poursuivre une carrière.

 

02. Avec votre premier album, The Way of the Fist, vous avez décroché un disque d’or et place trois singles dans le top 10. Aviez-vous seulement rêver d’une telle entrée en matière ?

Bien sûr non, nous l’espérions secrètement mais quand cela arrive tu restes sur le cul ! Wouah, les mecs regardez ce que nous avons déjà accompli ! Et puis ensuite il faut que tu retournes en studio pour prouver avec le second album que ce n’est pas qu’une mirage et que tu es là pour rester. Et donc nous avons récidivé avec le suivant et de plus en plus de gens nous écoutaient et s’intéressaient à nous. De nouvelles portes se sont ouvertes pour nous. Et puis à nouveau avec American Capitalist où nous avons bénéficié de plus de temps en radio et ce volume 1 est de loin notre plus grosse vente et surtout la plus rapide. Nous progressons encore et c’est vraiment génial. Nous sommes pris au quotidien dans le tourbillon des événements, en tournée… et donc nous ne pensons finalement pas souvent à ce succès. Il faut être chez soi au repos pour prendre de la distance et apprécier cela. La pression vient de nous-mêmes pour proposer les meilleures chansons et les meilleurs albums possibles au niveau de standards que nous voulons, de façon honnête.

 

03. Que peux-tu nous dire des sessions d’enregistrement de The Wrong Side of Heaven and the Righteous Side of Hell, Volume 1-2 ?

Pourquoi proposer deux albums ? Nous avons travaillé très différemment cette fois-ci car nous avons emmené avec nous sur la route un studio itinérant. Et donc dès que nous étions inspiré ou d’humeur créatrice, nous installions notre matériel et nous pouvions enregistrer nos idées. Et dès quand nous sommes rentrés à la maison après nos concerts en festival nous avions beaucoup de matériel à exploiter. Et donc en studio tout à couler très naturellement, c’est génial, l’inspiration était énorme. Nous avons vite accumulé 24 ou 25 chansons et nous nous sommes demandés lesquelles nous devions abandonner pour l’album. Et nous sentions tous profondément qu’elles avaient toutes leur place, elles s’imbriquaient naturellement toutes ensembles. Donc la conclusion s’est imposée d’elle-même, il faut sortir deux albums. Publier en même temps 25 chansons c’est trop pour que les fans « digèrent » et s’imprègnent de nos nouvelles compositions. C’est beaucoup d’informations en une fois. Donc il était plus utile pour nous de séparer la sortie des deux volumes de quelques mois pour que chacun puisse apprécier notre musique au potentiel maximum. Nous commençons toujours par la musique, souvent Zoltan propose un riff et nous construisons ensuite la chanson autour tous les cinq. C’est un processus très naturel et assez efficace pour nous il faut bien dire.

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04. Comment avez-vous fait la sélection des chansons pour chaque volume ?

Nous avons essayé de faire les choses bien et amener l’auditeur à faire un voyage avec nous. Il ne fallait pas que dix chansons qui se ressemblent soient sur le même volume, il fallait également carier les atmosphères et le tempo au sein d’un même disque. L’équilibre s’est fait naturellement et cela a été notre choix.

 

05. Comment avez-vous obtenu la participation de Rob Halford ?

La chansons était prête, complétement enregistrée, musique et chant. Et nous trouvions qu’elle avait un air rock/métal old-school et j’ai dit un jour que ce serait génial d’avoir Rob Halford chanter ce titre en tant qu’invité. Nous avons demandé à notre management de prendre contact et bous avons appris avec surprise que c’est un fan de 5FDP. Il a eu l’occasion d’écouter « Lift Me Up » et l’a beaucoup aimé. Donc il a accepté de prendre l’avion pour Las Vegas où nous enregistrions pour poser sa voix sur le titre. Nous n’étions pas tous là mais ce fut un moment magique. J’étais présent, j’ai pu le rencontrer et prendre des photos avec lui. Ce fut un rêve éveillé, je n’y ai pas cru quand il est entré dans le studio. Je suis un fan de JUDAS PRIEST depuis si longtemps ! Il est si humble, si simple et si gentil. Il sait mettre les gens à l’aise. Il est super talentueux et travaille super vite. En deux heures d’était réglé. Ensuite nous avons pu dîner avec lui et apprendre à nous connaître. Cela s’est si bien passé que nous avons osé lui demander s’il serait partant pour chanter ce titre en direct lors de l’événement organisé par Revolver Magazine. Il a accepté et nous ne l’avons dit à personne, même pas à l’organisateur. Il monde soudainement sur scène, prend un micro et assure comme d’habitude. Tu peux voir sur la vidéo la réaction des gens sur leurs visages. Un moment super cool !

 

06. De ton point de vue, quelles sont les principales évolutions musicales entre American Capitalist (2011) & The Wrong Side of Heaven and the Righteous Side of Hell, Volume 1 (2013) ?

Je pense que les chansons du nouvel album sont un chouia plus ramassées, nous allons plus directement au but sans fioritures. A chaque fois nos albums sont un instantanés de ce que nous sommes au moment de la composition. Nous avons désormais accumulé encore beaucoup plu d’expérience de la scène et cela nous a servi pour les nouvelles chansons. Je pense que si tu es fan de 5FDP, tu vas adorer celui-là car il synthétise tout ce que nous avons fait avant, nos disques précédents.

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07. Tu viens d’une famille d’artistes (père musicien de music country et mère actrice). Etait-ce donc évident pour toi de te lancer dans un carrière artistique ?

Oui c’est sûr car j’étais en permanence entouré de musique en grandissant, mes parents passaient très souvent des disques. En plus ma mère jouait elle aussi de la batterie et enseignait la musique pendant plus de trente ans à l’Université. Et le plus important c’est qu’ils m’ont toujours énormément soutenu, je pouvais jouer de la batterie à la maison, ils supportaient mes amis malgré le bruit… Je savais que quelquesoit la voie que je choisirai je pourrai m’y investir avec leur soutien. En Indiana l’a où j’ai grandi j’ai fait partie de plusieurs groupes et nous sommes allés au loin que nous pouvions en sachant qu’il n’y avait pas vraiment de scène locale pour se produire et progresser. Les labels ne sont déplacent pas pour te voir et te signer. Donc je savais que si je voulais faire avancer ma carrière et devenir musicien professionnel il fallait que je déménage où les choses se passent et je suis donc allé en Californie. Là j’ai fait partie de différents groupes pendant des années, essayant de me faire remarquer et d’aller toujours plus loin. Parfois nous avons été très proche de connaître la reconnaissance et le succès avant que tout s’écroule. Et finalement 5FDP est arrivé et la machine était lancée.

 

08. Pourquoi avoir choisi la batterie ?

Ma première batterie a été achetée par ma grand-mère chez Sears (NDLR : grande chaine de magasin outre-Atlantique) à 80 dollars. J’avais reçu un disque de KISS et j’étais sur le cul, je regardais la pochette des heures et en ouvrant le vinyle tu voyais Peter Criss sur une batterie surélevée en gros plan et je me suis dit, je veux faire ça !

 

09. Tu es un excellent batteur avec une super technique. Est-ce qu’avoir de le reconnaissance de la part de la communauté des batteurs est important pour toi ?

Tu sais c’est toujours génial d’être reconnu par les le gens pour ce que tu fais et que tu adores faire mais on plus si cela vient de tes pairs c’est encore plus fort et cela rend heureux et humble. C’est un honneur et le fait de gagner le Golden God Award pour le meilleur batteur a été très fort. J’étais halluciné de recevoir cette récompense et d’être en compétition avec des batteurs fabuleux. Un véritable honneur pour moi. J’ai eu du mal à la croire quand j’ai gagné, c’était un gros choc et une sacrée dose d’adrénaline. C’est un sentiment génial, certains ne peuvent jamais vivre cela et donc je suis heureux d’avoir vécu cela au moins une fois dans ma vie.

 

10. Quelles sont tes influences en tant que musicien et batteur ?

Mes goûts sont très variés et très large, j’écoute de tout et il est difficile pour moi de te faire une liste. Mais il est certain que le première fois où j’ai écouté Master of Puppets et le jeu de Lars avec sa double grosse caisse a ouvert tout un nouveau monde pour moi. A partir de ce moment-là j’ai cherché tous les disques avec des batteurs utilisant la même technique les SLAYER, ANTHRAX et de nos jours la technique a encore progressé et tu trouves vraiment des batteurs de fou dans ka business. Moi je voulais simplement jouer ce tout nouveau style et maîtrisé la double grosse caisse. Mais j’adore aussi le jazz, Buddy Rich était exceptionnel… J’aime aussi les batteurs rock comme Dave Grohl, c’est génial…

 

11. Que tu pratique encore souvent ton instrument, suis-tu un entrainement particulier quand tu n’es pas en tournée ?

Non je ne joue pas au quotidien en dehors des tournées. J’ai chez moi une pièce spécialement aménagée pour pouvoir jouer sans gêner tout le monde et je joue parfois mais nous sommes tellement occupé que je ne fais pas cela quotidiennement. Et puis avec toutes les dates à assurer il faut aussi que je me repose et laisse me corps se remettre de tous ces efforts.

 

12. Peux-tu nous en dire plus sur ton business autour des Drum Loops cd ?

Oui bien sûr. Cela date de la période des débuts où je travaillais avec Zoltan. Il avait fait des maquettes de chansons et avait donc utiliser des boucles pré-enregistrées de batterie pour donner un peu de corps à l’ensemble. Mais il se plaignait du fait qu’il n’y avait pas vraiment de bon samples de batterie métal disponibles sur le marché. Et donc il m’a encouragé à le faire et je lui ai dit, oui tu as raison ! Donc je suis allé en studio et j’ai enregistré un maximum pendant quelques temps sur une période de quatre ou cinq mois je pense. Et depuis cela se vend régulièrement et j’en suis très content. Il s’agit d’un ensemble de courtes boucles avec différents rythmes, grooves, avec et sans double grosse caisse… Quand tu es guitariste et que je composes tu n’as pas forcément sous la main un studio disponible et un batteur, surtout pour des démos. Maintenant avec cet outil et les logiciels modernes, tu peux construire tes chansons de façon assez pro avec des rythmes de qualités. C’est cool !

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Eleanor Rigby » des BEATLES, classique mais absolument génial

 

2. Premier album acheté ?

Le disque solo de Gene Simmons (KISS)

 

3. Dernier album acheté ?

Le nouveau disque de Tech N9ne (rappeur américain)

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Si je décèle quelque part un rythme, cela me sert de métronome et je tape avec les mains ou les doigts. Cela énerve tout le monde… Mais sinon j’adore le silence, avoir un petit moment seul et dans le calme.

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Tout ce qui est très très fort au niveau du son. Tu sais sur scène nos retours sont très finement contrôlés et ce n’est pas très fort.

 

Tous nos remerciements à Olivier GARNIER (Replica Promotion)

 

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Chronique du volume 1 ici

Site internet

Walking Papers – S/T

oshy_10112013_Walkin_PapeWALKING PAPERS est un nouveau groupe de blues-rock originaire d’outre-Atlantique. Nouveau groupe mais vétérans de la rock aux commandes du navire avec deux capitaines très expérimentés de la scène de Seattle: Jeff Angell et Barrett Martin. Le premier a chanté et joué de la guitare au sein de POST STARDOM DEPRESSION et THE MISSIONARY POSITION et le second, derrière son kit de batterie, a fait les joies de SKIN YARD, SCREAMING TREES et de divers supers groupes. Les trophées ne s’arrêtent pas là car pour compléter le line-up les deux compères ont fait appel à des pointures comme Duff McKagan (ex-GUNS N’ROSES) à ma basse et Benjamin Anderson aux claviers. Cerise sur le gâteau, Mike McCready (PEARL JAM) apparait souvent aux côtés de WALKING PAPERS en tant qu’invité et lead guitariste.

Cet album est déjà sorti il y a presque un an aux Etats-Unis mais le voici officiellement distribué dans nos contrés par Loud & Proud Records. Et cette attente est bien dommage tant ce premier disque est une très belle surprise. Dès les premières notes de « Already Dead » il est impossible de ne pas se laisser emporter, bercer par les chansons proposées. Le feeling de ces compositions est énorme, tout est millimétré pour notre plus grand bonheur. Les américains font dans le feutré et avec une intelligence rare. Les chansons sont souvent très subtiles et parlent directement à l’âme de l’auditeur. La douce voix de Jeff Angell fait des merveilles, tout en retenu quand cela s’avère nécessaire mais aussi puissante et gorgée de feeling quand les guitares rock rentrent en jeu. Ne cherchez pas ici une musique ultra-complexe, WALKING PAPERS est allé à l’essentiel, un rock classique mais diablement efficace qui trouve une résonnance aussi bien dans la tête quand dans les tripes(« Red Envelopes »). Ils n’ont rien inventé mais Angell et Martin ont su prendre les éléments du passé, un rock des seventies remis au goût du jour et magnifier. Les chansons, très calibrées autour des quatre à cinq minutes, s’enchainent sans temps mort, variant les tempi et les atmosphères. Le son est un bonheur, à la fois limpide et puissant. Ce disque a été enregistré par Catherine Ferrante aux Avast Studios de Seattle, mixé par Jack Endino au Soundhouse de Seattle. Un beau travail.

Avec ce son et cette approche si typique, WALKING PAPERS présente l’âme rock américaine dans ce qu’elle a de meilleure et de plus inspirée. Et c’est un vrai moment de plaisir de retrouver ces sonorités si familières. Difficile de connaître la pérennité de WALKING PAPERS dont les membres mènent tous de nombreux projets mais pour un premier album, ils frappent très fort. Rockers de tous les pays unifiez-vous sous la bannière WALKING PAPERS !

Oshyrya (7,5/10)

 

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Loud & Proud Records / 2013

Tracklist (66:36 mn) 01 Already Dead 02 The Whole World’s Watching 03 Your Secret’s Safe With Me 04 Red Envelopes 05 Leave Me In the Dark 06 The Butcher 07 Two Tickets and a Room 08 I’ll Stick Around 09 Capital T 10 A Place Like This 11 Independence Day 12 The Butcher (feat. Synergia Northwest Orchestra) [Live at the Moore Theater] 13 I’ll Stick Around (feat. Mike McCready & the Synergia Northwest Orchestra) [Live at the Moore Theater] 14 Capital T (Live at the Kill Room) 15 The Whole World’s Watching (Live at the Kill Room)