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Vengeance – Piece Of Cake

oshy_01112013_VengeaJe suis sidéré que personne n’ait trouvé à redire à cette pochette franchement hideuse qui ne risque pas de rendre service à ce Piece of Cake. Il faudrait vraiment être motivé pour acheter l’album malgré cette grosse faute de goût (carton rouge au photographe Florentijn Bruning pour cette daube). Je souhaite à VENGEANCE de proposer l’album de l’année sinon il va se faire massacrer par des ventes anémiques. Un fois ce coup de sang passé, intéressons-nous plus en avant à nos amis hollandais. Depuis 1984, VENGEANCE a proposé pas moins de onze albums studios. Dès débuts, il ne reste malheureusement que le chanteur Leon Goewie. Autour de lui, le line-up a ecore une fois été totalement chamboulé par rapport à Crystal Eyes sorti l’année dernière. Notons quand même la présence ici de Timo Somers, le fils de 21 ans de Somers, guitariste légendaire de VENGEANCE décédé en janvier 2011. Les destins des vétérans de VENGEANCE et MAD MAX semblent être étroitement liés tant ces groupes sortent leur nouvel album à nouveau au même moment et que Michael Voss, leader du groupe allemand, a assuré la production de ce disque.

Et finalement ces groupes souffrent de la même tare, une manque de souffle et de magie qui donne un côté sympathique mais très vieillot et fade à leur musique. Comme MAD MAX, VENGEANCE accumulé assez d’expérience et de métier pour proposer de bonnes chansons mais il manque une âme, une touche de magie qui ferait que la musique proposée atteigne une nouvelle dimension. Le hard-rock des bataves tient la route mais reste d’un classicisme désarmant, sans grand relief. Pourquoi conseiller en 2013 cet album alors que des dizaines d’autres groupes font la même chose et parfois mieux. Ajoutez dans un blender des touches d’AC/DC (« Piece of Cake »), un soupçon de VAN HALEN et une pincée de MALMSTEEN (« Raintime ») et vous obtenez le cru 2013 de VENGEANCE. C’est loin d’être mauvais, Leon Goewie a déjà largement fait ses preuves, mais c’est devenu très commun et il manque les chansons super catchy à même de remporter une large adhésion des fans.

L’ennui prédomine à l’écoute de Piece of Cake et c’est toujours un très mauvais signe pour un album. Les influences sont trop présentes et prouve que VENGEANCE malgré trente ans de carrière n’a pas réussi à se forger un son propre et continue à dépendre des autres. Ce constat est finalement assez triste.

Oshyrya (05/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2013

Tracklist (44:47 mn) 01. World Arena 02. Tears From The Moon 03. Raintime Preload 04. Raintime 05. Sandman 06. Back To Square One 07. Headquake 08. Train 09. Mirrors 10. Piece Of Cake 11. Goodbye Mother Sky

Rublood – Star Vampire

oshy_01112013_RubloA la lecture des documents promo fournis par le label RUBLOOD est mon groupe idéal et je devrais particulièrement adorer cet album. Jugez plutôt : Les transalpins évoluent dans un registre sombre et gothique. Ils annoncent être inspirés par des groupes comme RAMMSTEIN, DEPECHE MODE ou encore JOY DIVISION, soit des artistes positionnés assez haut dans mon palmarès personnel. Star Vampire est le premier album des turinois et mon excitation est à son comble.

Dès la premières notes, l’ombre d’un DEATHSTARS plane lourdement sur les épaules de RUBLOOD. Il est vrai que les racines musicales sont les mêmes et donc le jeux des comparaisons vont forcément aller bon train. Et il faut bien avouer que malgré la bonne volonté des italiens, ils n’arrivent pas à la cheville de les camarades suédois. Les chansons tombent souvent à plat, elles n’ont vraiment pas l’attrait et la puissance que nous étions en droit d’espérer. DEATHSTARS a le chic pour pondre des mélodies et des refrains ultra efficaces, mémorisables en un instant et qui donne forcément l’envie d’y revenir. A l’écoute de ce Star Vampire, on s’amuse à noter les emprunts tantôt à DEPECHE MODE, tantôt à RAMMSTEIN mais sans prendre vraiment son pied. Les transalpins ont travaillé pour appliquer consciencieusement la recette du métal indus/dark/gothique mais sans génie. Leur single « Through The Looking-Glass » a beau avoir été choisi par les producteurs de Warner Bros pour un film, il sonne finalement maladroit et pataud avec son refrain répété ad nauseam. La reprise sans grand intérêt du « Policy of Truth » de DEPECHE MODE est le symbole d’un groupe qui manque encore de caractère et d’identité. Ajoutez des rythmiques de guitares plus heavy et quelques effets électro ne suffisent pas.

Alléché par la description de la musique de RUBLOOD j’attendais beaucoup et j’ai été déçu. Si le mélange grosses guitares, ambiances sombres, gothiques et sonorités électro vous plait, rester avec les DEATHSTARS et ne perdez pas votre argent avec RUBLOOD. Vous n’auriez alors qu’un succédané un peu fade.

Oshyrya (4,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2013

Tracklist (45:04 mn) 01. Star Vampire 02. Heart 03. Rainfall 04. Through The Looking-Glass 05. Policy of Thruth 06. Electro Starfuckers 07. Ignition 08. True Blood 09. Through The Looking-Glass (Alt Version) 10. Negative Bride 11. Goth Love 12. In Love We Trust

Mad Max – Interceptor

oshy_01112013_Ma_ MaPar charité chrétienne, je me contenterais de dire que le précèdent album des allemands de MAD MAX, Another Night of Passion, ne m’avait pas vraiment convaincu. Loin de leur gloire des années 80, les teutons remettaient le couvert pour un résultat professionnel mais franchement fade et il convenait de se demander s’il était vraiment nécessaire de persévérer dans cette voie. Bizarrement, MAD MAX ne m’a tenu compte de mes conseils toujours avisés et remet le couvert cette année avec Interceptor. Il faut bien dire que l’autre projet de Michael Voss, WOLFPAKK, ne casse pas des briques lui non plus.

Saluons le fait que MAD MAX continue à évoluer avec son line-up d’origine, ce n’est vraiment pas fréquent de nos jours. Cet Interceptor ne recèle pas vraiment de surprise avec un hard rock classique, du travail sans aucun doute bien fait mais sans magie non plus. Nos amis « rockent » avec conviction mais il manque le petit plus, la touche de talent qui leur permettrait de s’élever au-dessus des masses. Les fans pluis acharnés pourraient y trouver leur compte mais les autres passeront leur chemin sans regret. « Save Me » passe plutôt bien avec sa touche presque Hard FM. « Revolution » montre un MAD MAX plus agressif avec un riff bien rentre-dedans. « Godzilla » et « Streets Of Tokyo » évoquent les souvenirs de Voss suite à son séjour dans l’archipel nippon avec Michael Schenker… Herman Rarebell (ex-SCORPIONS) et la chanteuse Van Preston font aussi chacun une apparition sur cet album. Les allemands n’ont pas non plus oubliés de flatter la fibre nostalgique de leurs fans à travers la mise au goût du jour de « Show No Mercy », un titre bonus datant de l’époque de Night Of Passion en 1987.

MAD MAX ne démérite pas mais Interceptor n’est qu’un album de plus, avec quelques arguments pour lui mais pas les qualités nécessaires pour devenir un disque de référence dont l’achat s’impose. C’est bien le drame de l’industrie musicale actuelle.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Steamhammer – SPV / 2013

Tracklist (43:14 mn) 01. Save Me 02. Godzilla 03. Sons Of Anarchy 04. Rock All Your Life 05. Five Minute Warning 06. Bring On The Night 07. Streets Of Tokyo 08. Show No Mercy 09. Revolution 10.Turn It Down