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Flying Colors – Live in Europe

oshy_20102013_Flyi_ColoPour ceux du fond qui n’écoutent jamais en classe, FLYING COLORS est un supergroupe americain composé de Mike Portnoy, Dave LaRue, Casey McPherson, Neal Morse et Steve Morse. Tout est né d’une idée du producteur Bill Evans. Avec le CV délirant de chacun des membres et la somme d’expérience cumulée, on devinait que le mariage pouvait s’avérer heureux. La sortir d’un premier album très réussi en 2012 confirmait ce pressentiment (chronique ici). Voici la suite des aventures de ce supergroupe avec ce concert représentatif de la tournée européenne de nos compères rockers. Ce show a été enregistré lors du concert du 20 septembre 2012 au 013 de Tilburg aux Pays-Bas. Il est disponible au format double cd, DVD, Blu-ray et vinyle chez Mascot Records.

Cette galette présente la totalité de l’album éponyme de FLYING COLORS Colors plus certaines chansons extraites du répertoire individuel de chacun des membres de FLYING COLORS. On trouve donc pêle-mêle un titre de DREAM THEATER, DIXIE DREGS ou encore SPOCK’S BEARD. La maestria technique et un feeling époustouflant sont bien sûr présent ici. Les heureux spectateurs de cette tournée où ceux qui n’ont pas pu se déplacer seront enchantés de pouvoir (re)vivre ce concert à travers cet album live. Les chansons sont très fidèlement interprétés, le quintet s’en donne à cœur joie et assure avec grand professionnalisme.

Les versions proposées sont très fidèles aux originales et vous allez vraiment prendre du plaisir si vous êtes fan. Les chansons extraites du répertoire d’autres groupes sont très agréables et il s’agit là d’un bel hommage à la carrière de chacun des membres de FLYING COLORS. L’image et le son sont de qualité, le montage vidéo, plutôt sobre, tient bien la route. Le travail proposé reste professionnel même s’il ne faut pas s’attendre non plus à des sommets. On sent bien que les moyens techniques sont limités et il ne faut pas espérer des tonnes d’angles de vue différents ou des prouesses techniques particulières. Il s’agit tout simplement d’un témoignage honnête, de qualité de ce que pouvait être le groupe sur scène. Un documentaire de 45 minutes, First Flight, accompagne les versions DVD & Blu-ray. On y trouve des interviews exclusives, des séquences tournées lors des meet & greet, dans les loges… Un bonus sympathique et plutôt intéressant.

Vous l’aurez compris, les fans de FLYING COLORS et de rock progressif inspiré seront aux anges avec ce Live in Europe. Quelque soit la version que vous choisirez, vous en aurez pour votre argent. La version DVD ou Blu-ray paraissent bien entendu préférables pour bénéficier de l’image mais la version double-Cd tient elle-aussi bien la route. Faites votre choix, vous ne serez pas déçus.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Mascot Records – Music Theories Recordings / 2013

Tracklist (110 mn) : 01. Blue Ocean 02. Shoulda Coulda Woulda 03. Love Is What I'm Waiting For 04. Can't Find A Way 05. The Storm 06. Odyssey 07. Forever In A Daze 08. Hallelujah 09. Better Than Walking Away 10. Kayla 11. Fool In My Heart 12. Spur Of The Moment 13. Repentance 14. June 15 All Falls Down 16. Everything Changes 17. Infinite Fire

oshy_20102013_Deadl_Circu_FirDEADLY CIRCUS FIRE est un groupe de metal progressif britannique originaire de Londres. Né en 2009, la formation s’articule autour de quatre musiciens: Save Addario la guitare, Paul Igoe à la batterie, Mike Enort à la basse et Adam Grant au chant. Petite anecdote, ce dernier é été déniché à travers une annonce paru dans Kerrang. Les choses sérieuses commencent en 2010 avec la sortie d’un premier EP éponyme. Cette carte de visite leur ouvre de nombreuses portes et ils se produisent en festival aux Hammerfest et au Bloodstock Open Air en 2011. Ragaillardis par ces expériences, les britanniques attaquent à l’automne 2011 l’enregistrement de leur premier album que voici, The King and The Bishop. De nombreux problèmes techniques ont retardé sa sortie. Le voici remasterisé et prêt à prendre le large.

Cet album s’avère d’emblée comme une œuvre touffue et ambitieuse. Dans sa forme d’abord avec dix chansons divisées en deux chapitres. Le même constat peut-être fait sur le fond avec une musique complexe et déjà très mature pour un groupe aussi jeune. Le premier contact avec DEADLY CIRCUS FIRE rude avec une entrée en matière rageuse comme « Through the Soil » puis « Her Epitaph ». Les britanniques ne sont vraiment pas là pour épater la galerie et sortent dès les premières secondes l’arme lourde. Les guitares sont très agressives et tranchantes, le propos est clairement noire, entre colère et violence. Adam Grant étonne par son savoir-faire, ils s’adapte parfaitement aux chansons et fait varier avec talent son chant selon l’intensité recherché, du chant clair aux hurlements pour certains refrains. The King and The Bishop se présente sous la forme d’un long tunnel obscure et le voyage ne laissera pas l’auditeur indemne. Certains considèrent que ce mélange subtil entre technique, noirceur et mélodie rapproche DEADLY CIRCUS FIRE des TOOL, MASTODON et autres DEFTONES. L’intensité de la musique proposée évoque forcément ces derniers, la colère et la noirceur en plus. Maintenant la dimension progressive de la musique des britannique m’échappe un peu si ce n’est pas la complexité de la structuration des compositions. Cela n’enlève rien aux (grandes) qualités de cet album.

Pour une premier album, DEADLY CIRCUS FIRE impressionnent et frappe un grand coup d’entrée. Le seul reproche que l’on peut faire concerne les longueurs de certains morceaux et l’atmosphère toujours un peu identique sur toutes les compositions. Il reste donc de la marge pour apporter des améliorations mais ce premier effort vaut vraiment la peine.

Oshyrya (08/10)

 

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Deadly Circus Fire – Rock n’Growl Promotion / 2013

Tracklist (59:34 mn) CHAPTER I 01.Through the soil: i.Born ii.Damned iii.Requiem 02.Her Epitaph: iv.The Return 03.Nothing 04.Blackout 05.In the Kingdom of Flies CHAPTER II 06.The King and The Bishop 07.Blackmask 08.Threnody 09.Leviathan 10.The Light Within

Doyle Airence – Monolith

oshy_13102013_Doy_AirencPour vous raconter ma petite vie, j’ai eu récemment l’occasion de rencontrer des membres de DOYLE AIRENCE pour une interview et ce fut assez agréable, des musiciens enthousiastes et bavards. Vous connaissez notre profond « intérêt » pour la scène métalcore, malgré notre bonne volonté la quasi-totalité des sorties qui se réclament de ce genre ne trouve pas grâce à nos yeux. A la fin de l’entrevue, ils me demandent benoitement mon avis sur le nouvel album, Monolith, et je leur réponds que je m’attendais au pire et que finalement ce n’a pas été si éprouvant à écouter. Les passages les plus atmosphériques et noirs sont assez réussis. Heureusement cela les a fait rire sinon je risquais de m’en prendre une (Hamster j’exige une prime de risque !).

Après cette petite anecdote et avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelons que DOYLE AIRENCE est né en 2007 et à rapidement su se faire un nom au sein de la scène metal / post-hardcore française à l'aide d'un EP, Submerge, mais grâce à un intense présence sur les scènes hexagonales en première partie de groupes 36 CRAZYFISTS ou DEVIL SOLD HIS SOUL pour n’en citer que quelque uns. En 2010, DOYLE AIRENCE sort son premier album, And Gods will…, mixé aux USA par Ulrich Wild et qui reste de longues semaines dans les charts des meilleures ventes rock/metal. Aidé de cette belle carte de visite, entre 2010 et 2012, le groupe part en tournée à travers l’Europe en compagnie de formations prestigieuses comme DEFTONES, BETWEEN THE BURIED AND ME OU THE CHARIOT. Bien décidés à battre le fer tant qu’il est chaud, nos compatriotes ouvrent un nouveau chapitre avec ce deuxième LP, Monolith.

La pochette est belle, simple et énigmatique (oeuvre d'Alex Diaz – Spaniard Studio). Elle ouvre un vaste champs des possibles. Sous la houlette de Francis Caste au Studio Sainte-Marthe de Paris, le groupe rebaptisé DOYLE AIRENCE va à nouveau libérer sa créativité et nous proposer onze nouvelles compositions. Après une intro tout aussi énigmatique que la pochette les choses sérieuses commencent avec un « Painting With Lights » sombre et torturé. Thomas a beau être un garçon propre sur lui quand il se lâche, son chant hurlé et possédé fait son petit effet. Ce premier titre n’est pas sans rappeler le Vertikal de CULT OF LUNA (chronique ici). Les « bonnes » habitudes metalcore reprennent malheureusement le dessus avec « Friendly Fire ». Tout est bien en place, très puissant et professionnel… pour ceux qui aime. DOYLE AIRENCE a su intelligemment varié les plaisirs en alternant les rythmes et les ambiances. Le ton n’est clairement pas joyeux mais le monde qui nous entoure ne l’est pas non plus. Le chant fini par lasser, ces hurlements continus ont de quoi taper sur le système. Mais là encore c’est une caractéristique du genre.

Amateurs de douceurs métalcore, n’hésitez pas à vous intéresser à ce groupe qui s’impose d’entrée comme un concurrent sérieux sur la scène européenne. Sa signature avec le label allemand Lifeforce représente d’ailleurs une belle réussite et annoncent des lendemains qui chantent (enfin hurlent plutôt) pour DOYLE AIRENCE.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Lifeforce Records / 2013

Tracklist (42:23 mn) 01. 03.11.11 02. Painting With Lights 03. Friendly Fire 04. The Great Collapse 05. Effort.Accumulation.Revelation 06. Left Unsaid 07. Liquid Skies 08. Destruction.Discovery.Meditation 09. Stonefields 10. We Were Kids 11. Collisions