SHATTER MESSIAH où la vie après ANNIHILATOR. En effet, les deux têtes pensantes derrière ce projet ne sont autres que Curran Murphy et Robert Falzano anciens de la troupe de Jeff Waters. Le premier a également affuté ses armes avec NEVERMORE, uniquement en live. Originaires d’Akron en Ohio, les deux compères ne sont pas à leur coup d’essai puisque Hail the New Cross est déjà leur troisième album après Never To Play The Servant en 2006 et God Burns Like Flesh en 2007. Il aura cependant fallu presque six ans et de nouveaux camarades de jeu pour voir revenir les américains sur le devant de la scène. Mike Duncan (POWND) occupe désormais la place de chanteur.
En quarante minutes et huit compositions bien couillues, SHATTER MESSIAH veut s’imposer comme une force qui compte dans le monde du heavy/power métal. Les américains jouent vite et nous n’épargnent pas l’auditeur à coup de riffs rageurs et de rythmes en forme de rouleau-compresseur. Les influences sont multiples, vous trouverez des touches thrash ici et là, un soupçon de métal prog quand le groupe veut se faire subtil… Les structures des chansons ont été peaufinées pour casser les schémas pré-établis et apporter un peu de fraîcheur à tout cela. Les refrains ont été également peaufinés pour faire mouche. La production de l’album, assurée par Murphy lui-même, atteint les standards contemporains, rien à redire de ce côté-là. Alors ce SHATTER MESSIAH, un bon cru 2013 ? Oui et non. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment, les fans des NEVERMORE et des VICIOUS RUMORS seront aux anges. Pour ma part, je suis assez peu sensible à ces groupes et l’école power/thrash américaine en général. Pas grand-chose à reprocher à ce Hail the New Cross sans surprise mais solide. Seul gros défaut à signaler une durée inférieure à quarante minutes, c’est un peu court. Murphy et Falzano ont fait le boulot et livrent la marchandise attendue. Que demander de plus ?
Oshyrya (6,5/10)
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Mausoleum Records – Rock n’Growl Promotion / 2013
Tracklist (39:30 mn) 01. Disconnecting 02. Future Fails 03. Memory Flames 04. How Deep the Scar 05. Loyal Betrayer 06. Gods of Divinity 07. Mercenary Machine 08. This Addiction
La pochette de cet album me fait chaud au cœur d’entrée. Cette œuvre de science-fiction signée Didier Scohier (ASIA, DOKKEN, URIAH HEEP…) me donne franchement envie de me plonger dans Inside Of The Machine, troisième album du groupe de prog métal ASSIGNMENT. Très ambitieux, les allemands se sont lancés dans le projet de proposé un album concept, un space-opéra touffu à la AYREON par exemple. Pour cela, ils ont fait appel à quatre chanteurs connus du milieu Robin Beck, Michael Bormann (ex-JADED HEART, BONFIRE), Mats Leven (ex-Malmsteen, ADAGIO), & Carsten Kaiser (ex-ANGEL DUST). Ok ce sont des mercenaires, des seconds couteaux mais ils ont chacun de l’expérience et une voix puissante, assez reconnaissable. Signalons également la présence comme guest de Bernie Versailles (REDEMPTION) à la guitare. Nous espérons que le groupe a su mettre en valeur ce capital.
Avec fort peu de modestie, ASSIGNMENT n’hésite pas à qualifier sa musique d’Art métal vu la multitudes de genres invoqués tout au long de l’album. Pourquoi si cela peut leur faire plaisir mais la réalité des faits risquent de les faire rapidement revenir sur terre. Les allemands font preuve de beaucoup de talent et de savoir-faire pour ils n’atteignent quand même pas les plus hauts sommets. Très sérieux et plaisant, Inside of the Machine fait le boulot et propose une heure de parfois très bonne musique. Plus que le fond c’est bien la forme qui pèche ici. La production est correcte mais elle ne rend pas totalement hommage au travail de composition effectué. Une voile recouvre le son de l’album, l’auditeur peut avoir l’impression d’écouter l’album au fond d’un bocal (surtout le son de certaines guitares). Une fois ces critiques posées, il faut bien avouer que les allemands impressionnent par un vrai savoir-faire pour pondre des chansons fortes et entrainantes. L’amateur de métal prog trouvera de quoi se sustenter avec Inside of the Machine. Goran Panic et ses troupes ont su varier les plaisirs tout au long du disque. L’intensité et le rythme varient d’une chanson à l’autre et des respirations plus douces comme « Another Sacrifice » tombent à pic pour reprendre son souffle. Techniquement aussi ASSIGNMENT fait preuve de belles qualités via de solides guitares en rythmique et en lead, des claviers omniprésents et une section rythmique au taquet. Au niveau des influences, les noms d’AYREON, FATES WARNING et QUEENSRYCHE viennent forcément à l’esprit. Sans atteindre les standards de ces groupes, les allemands n’ont pas à rougir de cet album.
Une production en deçà des standards, des chanteurs talentueux mais de seconde division, ASSIGNEMENT souffre forcément de la comparaison. On devine les moyens financiers des allemands limités et ils en payent le prix. L’impression général reste très bonne mais Inside of the Machine apparait touffu et un peu hétérogène. Le son reste prometteur et nous espérons que ce troisième opus permettra au groupe de franchir un palier et d’avoir les moyens de ses ambitions.
Oshyrya (07/10)
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Mausoleum Records – Rock n’Growl Promotion / 2013
Tracklist (69:06 mn) 01. Upload The System 02. The Intrusion 03. I Am The Machine 04. Resistance 05. Love Between Heaven & Hell 06. Betrayal 07. Messiah’s Fall 08. Ending Love 09. Another Sacrifice 10. Electric City 11. Walk Alone 12. Eternal Silence 13. Bug In The System 14. End Of The Machine
A la lecture de la très courte biographie, on peut dire que HIGH HOPES ne perd pas de temps. Né en août 2012, les britanniques ont déjà à leur actif un EP et maintenant un album, Self Revival, tous les deux publiés sur le label This is Core Records. Pour ce premier grand saut discographique, le groupe a su s’entourer de personnes compétentes comme le producteur Russ Russell (NAPALM DEATH, EVILE…). La production est claire et puissante et c’est peut-être le seul point positif de ce disque à mes yeux.
HIGH HOPES évolue avec grâce dans le genre metalcore qu’ils qualifient eux-mêmes de mélodique. Pourquoi pas même si cet aspect des choses m’a échappé à l’écoute de ce Self Revival bourrin et franchement pas très subtil. Les chansons sont assez basiques, quelques riffs et syncopes par-là, une grosse section rythmique par ici, nous nageons en pleins clichés metalcore, Rajoutez les hurlements et les beuglements de Nick Brooks derrière le micro et vous obtenez un objet peu ragoutant. Il faut vraiment se forcer pour enquiller à la suite les onze compositions de Self Revival. Bien sûr HIGH HOPES n’a ni pire ni meilleur que les dizaines de groupes de ce style qui pullulent dans les bacs et au moins une fois nous souhaiterions être agréablement surpris par cette mode, cette tendance musicale. A notre soulagement l’album est court et les chansons sont désespérément sans âme, franchement pas inspirées. Il faut attendre « Echoed steps », un titre instrumental très court, simplement au piano pour prendre une once de plaisir avec Self Revival.
Les documents qui accompagnent ce disque annoncent que HIGH HOPES s’adressent aux fans de PARKWAY DRIVE, BURY YOUR DEAD et STICK TO YOUR GUNS. Si vous vous reconnaissez dans cette description tant mieux, HIGH HOPES trouvera peut-être grâce à vos yeux. Pour nous c’est déjà trop tard.
Oshyrya (4,5/10)
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This is Core Records – PR Lodge / 2013
Tracklist (38:24 mn) 01. Seize the Chance 02. Seeking Truth 03. Renew Reform 04. 1953 05. Strength to Strength 06. Echoed Steps 07. Young At Heart 08. The Balance 09. Inner Demons 10. Endurance 11. Days Fade to Grey