Sans que je ne sache pourquoi, les récentes sorties du label This is Core Records sont loin d’avoir généré un enthousiasme débordant dans la rédaction. Pour vous donner le contexte, nous avons récemment intégrer un nouveau membre et son désintérêt pour la scène metalcore a plaider en sa faveur et faciliter son intégration dans nos rangs. Quitte à passer pour d’infâme sectaire, cette mode avec des mots en « core » nous laisse de glace (pour rester poli). En tant que progueux de la rédaction, voici ma pénitence, la chronique du premier album Dirty Happiness.
DESOURCE a émergé des cendres du groupe metalcore MY SWEET NIGHTMARE. Né en 2007, le groupe a subit de très nombreux changements de personnel et de styles. Malgré ces difficultés, les itlaiens ont su acquérir une belle expérience scénique aux côtés de THE SECRET, LOCKED IN ou encore en festival.
Grand naïf que je suis, j’ai cru à une possible surprise, que la lumière pouvait jaillir de l’obscurité. Les premières notes de « This Plague Called Love » ont malheureusement douché mon enthousiasme. Et pourtant l’espoir existait puisque DESOURCE annonce parmi ses influences KING CRIMSON et MASTODON. Bon il faut vraiment chercher pour trouver traces de ces groupes dans la musique proposée ici. Disons que DESOURCE introduit un petit côté mélodique et technique absent du groupe metalcore de base. Cela reste léger et tous les écueils de ce genre mal aimé de notre rédaction prennent le pas sur le reste. Le chant hurlé n’a aucune subtilité, pas de feeling et les riffs de guitares sonnent au mieux éculés, ils sont loin de créer l’enthousiasme. Je ne vais pas vous faire des tartines sur cet album qui est loin de m’avoir convaincu. Ce n’est pas mauvais, juste plat. Vous avez certainement mieux à faire ?
Oshyrya (5,5/10)
FaceBook Officiel
This is Core Records – PR Lodge / 2013
Tracklist (42:47 mn) 01. Intro 02. This Plague Called Love 03. Betray 04. Your Perfect Day 05. Echoes from the Inside 06. Silence (The Shape of the End) 07. Deliver Me from Myself 08. God Loves, Man Kills 09. Mirror's Chest 10. Therealone
Pas très connu dans nos contrées, SPIRALARMS pourrait rapidement faire leur trou et en surprendre plus d’un au sein de la vieille Europe. Suite à la parution de deux démos en 2004 et 2007, les américains proposent un premier album, Highest Society en 2010. Certains membres de ce sextet prometteur ne sont pas des inconnus: Craig Locicero, le guitariste principal a évolué de nombreuses années aux côtés des thrasheux de FORBIDDEN et Tim Narducci, derrière le micro, a précédemment fait partir du groupe hard-rock californien SYSTEMATIC. Voici la suite de leurs aventure avec un second disque, Freedom.
Ancré dans le tradition hard-rock américain SPIRALARMS propose un goûteux cocktail à base de puissants riffs de guitare, de rythmiques gorgées de groove et d’un chant particulièrement inspiré. Ajoutez à cela des touches de blues, de stoner, de rock sudiste et le menu devient bien alléchant. Le groupe surprend également en insérant suivant un breaks au piano au sein de ses compositions. Une fois la surprise passé, ce petit gimmick apporte une fraîcheur et une respiration appréciable. Le sextet ne s’est pas contenté d’utiliser les orgues hammond habituels de cette veine musicale et chercher à dépasser les clichés. Pour faire mouche, un groupe de rock doit, de nos jours, pouvoir apporter des lignes mélodiques et des refrains supers accrocheurs à même de frapper et séduire d’entrée l’auditeur. Sinon ils risquent d’être noyés dans la masse. Sur ce plan-là, SPIRALARMS s’en tire avec les honneurs avec des chansons comme « Dropping Like Flies » ou « Blackmoon Morning » à même d’emporter l’adhésion des rockers de cœur. Par rapport à son premier opus, les américains ont également intelligemment su aller plus directement à l’essentiel et éviter les fioritures inutiles. Des conditions d’enregistrement live en studio, dans l’urgence pour conserver la fraîcheur, apporte un supplément d’âme indéniable à ce Freedom. Le son est limpide et la production rend honneur au travail accompli.
Déjà redoutables en studio, SPIRALARMS laisse entrevoir une très gros potentiel sur scène. Sa musique se prête admirablement à cet exercice et vu le professionnalisme des musiciens présents ici, le spectacle devrait valoir le coup d’œil. C’est en tout cas tout le mal que l’on souhaite à SPIRALARMS, une tournée en Europe en ouverture d’un gros calibre.
Oshyrya (7,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Steamhammer – SPV / 2013
Tracklist (49:26 mn) 01. Dropping Like Flies 02. Hold Me To The Sky 03. Exit 63 04. Blackmoon Morning 05. Drugs & Alcohol 06. Dealer 07. Lovers Leap 08. Tomorrow's Dream 09. Freedom Bonus track 10. I Lay Low 11. Low Country Girl (vinyl edition)
Pour avancer dans la vie il faut savoir se fixer sans cesse de nouveaux défis. Pour ma part, jour après jour je continue à essayer de trouver un groupe de metal/death/hard – core capable de me faire vibrer. Comme vous êtes un lecteur attentif de ce site, vous savez que cette tendance machin-core a l’art de faire hérisser les poils des membres de cette rédaction. Comme tout genre à la mode, les opportunistes sont nombreux et nous devons faire face à un tombereau de groupes clonés tous plus pourris les uns que les autres. Je prends cet après-midi mon courage à deux mains et je m’attaque à ce nouvel album de FIT FOR AN AUTOPSY.
Pourquoi tant d’acharnement contre cette scène me direz-vous ? Et bien nous sommes prêts à tous les sacrifices pour chroniquer un maximum d’albums et ainsi vous conseillez au mieux. FIT FOR AN AUTOPSY et son nom très poétique est né en 2007 et comptent dans ses rangs des musiciens très expérimentés. Il suffit de voir la liste des groupes ou ex-groupes des américains pour se rendre compte que nous n’avons pas affaire à des perdreaux de l’année. Prenons simplement l’exemple de Nate Johnson le chanteur: il évolue au sein de PREMONITIONS OF WAR, TURMOIL et c’est un ex-SINCE THE FLOOD, THE FINAL BATTLE et THROUGH THE EYES OF THE DEAD. Ouf ! Et rebelote pour le guitariste Will Putney. Après une première démo en 2008, un EP, Hell on Earth en 2009 et un premier album, The Process of Human Extermination en 2011, voici les américains de retour avec un deuxième opus, Hellbound. Décidemment tout cela ne fleure pas bon l’optimisme et des lendemains qui chantent.
Enervés ça on peut dire que FIT FOR AN AUTOPSY est particulièrement énervé. Après dix-sept secondes, le chant guttural de Johnson sur « The Great Gift of The World » annonce l’orage à venir. Il faudra une minutes et trente-six secondes avant que le groupe ne lâche les chiens et nous balance à la face son deathcore enragé. Les américains méprisent la société moderne, les politiciens corrompus, les medias manipulateurs, les guerres de religion et nous propose la bande-son de cette déchéance de l’humanité. Le pire c’est qu’ils y arrivent plus bien et enchaînent les brûlots assassins et destructeurs. Ils sont bons élèves et mettent en œuvre avec application les règles de tout bon deathcore : les riffs et le chant typés death metal se mêlent avec de très nombreux breaks, cassures et changements de rythmes influencés punk hardcore/metalcore. Le pire c’est qu’une certaine mélodie se dégage de cette poussée de violence. Les américains ne sont pas des manchots et le font savoir. Bien sûr il faut se coltiner les éructations et vociférations de Nate Johnson mais cela fait partie des impondérables du genre. La section rythmique bombarde sans temps mort l’auditeur et impose la règle suivante : tous aux abris !
Le guitariste Will Putney définit lui-même ainsi sa musique : « le carrefour entre CONVERGE, GOJIRA, ISIS, ION DISSONANCE, le death metal floridien des années 90, le death mélodique suédois et le deathcore moderne ». Si vous êtes favorablement sensibles à ces groupes, FIT FOR AN AUTOPSY pourrait vous faire vibrer. Après une première écoute positive, j’ai déchanté et reste finalement déçu par un Hellbound pataud, court et pourtant sans grande constance. Seul la magnifique pochette signée Brian Mercer a fini par me convaincre. Ma quête continue !
Oshyrya (06/10)
FaceBook Officiel
Steamhammer – SPV / 2013
Tracklist (37:06 mn) 01. The Great Gift of The World 02. Still We Destroy 03. Thank You Budd Dwyer 04. Do You See Him 05. Tremors 06. Dead in the Dirt 07. There Is Nothing Here Worth Keeping 08. Mother of the Year 09. Children Of the Corn Syrup 10. The Travelers