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oshy_13102013_Tid_Fro_NebulEternal Movement est le troisième album studio de TIDES FROM NEBULA. Ce nouvel opus a été produit par Christer Andre Cederberg, connu pour avoir récemment été derrière les manettes de l’enregistrement en particulier du Weather Systems (chronique ici) d’ANATHEMA. Une belle carte de visite et une sacrée référence. Originaire de Pologne, TIDES FROM NEBULA voit le jour début 2008. En mars 2009, Aura le premier album sort et se voit rapidement saluer en Pologne et à l’étranger. D’emblée, ce disque donne au groupe le statut de porte-étendard du mouvement post-rock dans son pays. Après e nombreuses dates dans toutes l’Europe, les polonais se rappellent à notre souvent en mai 2011 avec un deuxième LP appelé Earthshine. S’en suit une nouvelle tournée comme headliner et la fanbase toujours lus importante. Avec la précision d’une horloge astronomique, les revoici après deux nouvelles années de travail qui débouche sur ce Eternal Movement.

TIDES FROM NEBULA va tout de suite souffrir d’une tare irrécupérable pour certains d’entre vous, il s’agit d’un groupe instrumental. Vous aurez beau chercher vous ne trouverez pas ici de voix. Certains abandonneront et ce sera bien dommage tant la musique proposée est riche d’émotions et de subtilité. La voix aurait certainement été un plus mais on peut comprendre les Polonais qui ne souhaitent pas bouleverser un si fragile équilibre. Ils proposent 8 nouvelles compositions dans une veine post-rock, entre mélodies planantes et guitares. Tant de genres sont ici mêlées qu’il est difficile de décrire la musique de TIDES FROM NEBULA. Elle s’avère en tout cas incroyablement riche et bourrée de feeling, les musiciens ont un vrai dont pour multiplier les rythmes et les atmosphères. Il faut que l’auditeur lâche la rampe et se laisse guider par la musique et cette musique à la fois puissante et virevoltante. Le titre de l’album le dit, notre univers est un mouvement éternel de l’échelle la plus grande à l’échelle la plus petite. "Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau" disait Anaxagore. TIDES OF NEBULA l’a bien compris et nous propose la bande-son de cette réalité.

Il est difficile de résister à la beauté de ces mélodies présentées dans de si jolis écrins. Les Polonais nous impressionnent par leur savoir-faire et leur sens du beau, de la mélodie juste. Ils déversent sur l’auditeur un torrent d’émotions et cela fait un bien fou. La présence d’un chanteur pourrait être un vrai plus mais pas sûr que cela colle à la philosophie de TIDES OF NEBULA. A voir en concert dans les semaines à venir en Europe avec THE OCEAN.

Oshyrya (08/10)

 

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Long Branch Records – SPV / 2013

Tracklist (47:44 mn) 01. Laughter of Gods 02. Only With Presence 03. Satori 04. Emptiness of Yours and Mine 05. Hollow Lights 06. Now Run 07. Let it Out, Let it Flow, Let it Fly 08. Up From Eden

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs STOLEN MEMORIES ?

STOLEN MEMORIES est un groupe de métal constitué en 2007 par les frères Antoine et Baptiste Brun. Nous basé en région lyonnaise et nous avons deux albums à notre actif et là nous sommes en pleine promo du deuxième opus, Blind Consequence, sorti en mars 2013. Concernant les membres du groupe, citons Baptiste compositeur et guitariste du groupe, il prend en charge également toutes les parties de claviers. Moi Najib au chant, Antoine à la batterie et Alexandre Fiorentini à la basse. Ce dernier nous a rejoint il y quelques temps de cela et qui est parfaitement intégré. Avant d’intégrer le groupe, j’avais déjà travaillé sur un projet avec Antoine et Baptiste Brun. Nous avions un groupe métal prog en commun en 2002 pendant quelques années avant de s’arrêter et de chacun suivre son chemin. Quand ils ont décidé de remonter un groupe avec de belles ambitions, ils m’on appelé et j’ai accepté avec plaisir car nous nous connaissions déjà bien.

 

02. Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Il n’y a pas vraiment de concept particulier. Au début du projet nous avions besoin d’un nom de groupe et donc nous avons fait un petit brainstorming et chacun à amener ses idées. Ces deux mots ont petit à petit émerger et donc nous les avons associé. Depuis nous nous sommes vraiment accaparés ce nom, cela sonne bien et s’avère être un beau reflet de notre musique.

 

03. Comment vous sentez-vous quelques semaines après la sortie de Blind Consequence ?

C’est un album qui nous a pris pas mal de temps, nous avons beaucoup réfléchit lors de sa conception pour définir nos axes de travail. Nous y avons mis du sang et de la sueur pour le sortir donc nous sommes super contents de le voir publier par Brennus et pouvoir ainsi le partager avec tous. J’en profite pour en saluer le directeur, Alain Ricard, qui fait vraiment du super boulot. Nous l’écoutons très couvent dans ma bagnole, je n’en suis pas lassé. Nous écoutons tous une palette très large de musique mais nous revenons vers nos albums avec plaisir. Bien sûr tu as un certain recul par rapport à ces chansons, tu te dis que tu aurais pu faire les choses parfois autrement mais c’est fait et on passe à la suite.

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04. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Blind Consequence ?

Le deuxième album est assez différent du premier, la direction choisie a évolué et donc nos méthodes de composition et d’enregistrement ont également évoluées. Le premier album, The Strange Order, proposait vraiment du métal progressif car c’est une influence majeure pour nous en plus d’écouter du thrash, du death… Pour ce deuxième disque, nous nous sommes séparés de notre claviériste Alexis donc on s’est posé la question de la présence de cet instrument sur le nouveau album. Finalement comme Baptiste a aussi quelques talents de ce côté-là nous sommes restés à quatre. Cela fera un ego de moins à gérer et les claviers seront plus en retrait, vraiment au service des guitares et de la mélodie sans qu’ils soient omniprésents.

La gratte reprend sa place comme instrument fédérateur. Une fois ce choix acté, cela a laissé plus de place pour les autres musiciens, le bassiste pouvait plus s’exprimer, pareil au niveau du chant, de nouvelles sonorités des guitares ont pu être expérimentées. Une certaine appréhension existe pour un deuxième album. Est-ce que cela va plaire ? A-t-on trop écouté les critiques et les chroniques ? Mais finalement nous sommes très heureux du rendu, les chroniques sont très positives donc nous ne nous sommes pas loupés, c’est l’essentiel.

 

05. Quelle est votre processus de création dans le groupe ?

En fait Baptiste arrive en répétition avec des chansons très avancées, l’ensemble est déjà composé pour tous les instruments, même le chant. Il me joue à la guitare ou il me chante les lignes vocales qu’il souhaite me voir interpréter. Je l’enregistre avec mon téléphone et puis je me l’approprie. Il vient avec tout et travaille avec chaque musicien sa partie. Ensuite chacun prend du recul et y ajoute sa touche personnelle. Et puis on discute, souvent cela me convient immédiatement et parfois telle ou telle partie ne me semble pas adaptée au niveau de ma voix et donc on trouve une solution. Je lui propose des trucs, il me propose autre chose… C’est la méthode de travail pour chacun, le bassiste, le batteur… Avec Antoine Baptiste partage une grande complicité car ils sont frères. Ils ont beaucoup bossé ensemble, ils se connaissant par cœur donc cela aide et simplifie les échanges. Le lien batterie et guitare se fait super vite.

 

06. Donc ta contribution se cristallise autour des paroles, comment écris-tu ?

Sur le premier album nous n’avions d'idées claires donc j’ai eu une totale liberté d’écriture. A l’écoute des morceaux, des images se créaient dans mon esprit et je rédigeais les paroles à partir de ces idées. Pour le deuxième j’avais un cadre puisque nous développons un concept. Nous avons trouvé le titre avant de commencer à rédiger les textes. D’habitude c’est plutôt l’inverse. Donc là, avec ce titre d’album en tête et inspiré par la musique j’ai écrit les paroles de ces chansons. Les thèmes s’articulent autour de personnages qui agissent dans leur vie sans mesurer les conséquences à plus long terme de leurs actes.

J’ai structuré le tout autour des personnages et par exemple le premier et le deuxième morceau s’enchainent parfaitement car on suit le même individu. C’est un soldat qui a fait la guerre et souffre des séquelles des combats comme la double personnalité. Il a fait des choses horribles sans en avoir conscience. Et le deuxième titre, il tombe amoureux d’une femme qui utilise ce côté sombre pour se venger, pour son propre intérêt. C’est une manipulation.

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07. Dans le métal prog le principal défi est de trouver l’équilibre entre technique et mélodie. Quelle est votre démarche ?

Nous avons eu beaucoup de chroniques pour le premier album, des choses positives mais aussi certains défauts émergeaient. Et donc nous avons référencé tous les points faibles et nous les avons travaillés. Ces avis extérieurs ne sont intéressant que s’ils te parlent et que tu partages les constats des chroniqueurs. Cela nous a conforté dans notre démarche d’amélioration pour affiner notre son. Le deuxième album tient compte de ses éléments, plus accessible, plus métal et beaucoup moins prog. Le son est plus rendre-dedans, une guitare très présente et qui accroche bien.

 

08. Que peux-tu nous dire de la pochette, comment travailler vous avec l’artiste ?

C’est l’œuvre d’un ami à moi, un artiste marocain qui s’appelle Reda Bahou (site ici), il est photographe et bosse dans la 3D. Je l’ai contacté, il a écouté l’album et il nous a proposé quelques clichés. Le groupe a été séduit et nous avons retravaillé avec lui pour atteindre vraiment le visuel définitif. Cela donne un côté métal avec le pistolet, des pas. Il fallait que cela corresponde à l’identité de STOLEN MEMORIES. L’idée était vraiment d’interpeler les gens. Il faut découvrir la pochette et s’interroger sur sa signification. Pour le savoir, il faut écouter l’album. On voulait attirer les gens par une pochette léchée et pas connotée métal.

 

09. Quelles sont vos principales influences ?

Nos influences communes sont à recherche du côté du métal et du métal prog : SYMPHONY X, ANDROMEDA, PAIN OF SALVATION. Nous adorons aussi le death, le thrash, PANTERA fait l’unanimité dans le groupe aussi. Ajoutons MEGADETH, METALLICA, DREAM THEATER. JE cite ce dernier avec des pincettes car certains nous associe à ce groupe musicalement et je trouve que nous en sommes pourtant assez éloignés. Nous adorons ce groupe mais la balance penche plutôt vers SYMPHONY X au jeu des comparaisons. Mais on ne peut pas y échapper ce groupe est majeur.

Au niveau individuel Baptiste adore le thrash, Dimebag, Dave Mustaine. Le riff est primordial pour nous. Steve Vai, MacAlpine… Perso, cela va de James Hetfield, à Chris Cornell, Sting, Marc Knofler, Eddy Vedder… J’ai un spectre très large j’ai appris un truc avec chacun d’eux. Actuellement LEPROUS m’éclate et le chant est balaise.

 

10. La stabilité du line-up semble être compliquée pour le groupe, en particulier au poste de bassiste. Que se passe-t-il ?

En fait avec Matthieu notre premier bassiste cela se passait très bien mais à un moment les priorités de chacun change et nous allions vers des directions différentes. Une fois ce constat fait, nous nous sommes séparés de nui sans heurts ni fracas. Nous avons cherché un remplaçant. Un musicien a intégré le groupe pour une période très courte car tout simplement ça l’a pas fait, il ne se projetait pas dans l’avenir. Nous savons où nous voulons aller et nous avons besoin de l’adhésion de tous. Comme il était indécis, il valait mieux s’arrêter là, on ne pouvait pas se planter.

Finalement, on est tombé sur Alexandre Fiorentini depuis quelques mois. J’espère ne pas me tromper mais c’est la perle rare. C’est un type génial, au niveau de la personnalité c’est parfait, il s’est fondu dans le collectif. Bon feeling, belle technique, un gars discret mais il envoie du lourd. Le noyau dur d’Antoine, Baptiste et moi reste de toute façon et nous avançons. Un recrutement n’est jamais évident et chaque fois que tu changes le line-up tu perds beaucoup de temps car le nouveau doit intégrer et s’approprier le répertoire et le style du groupe. Dur de garder la pêche et la motivation. Alexandre est opérationnel et il sera prêt bientôt pour les concerts.

 

11. Côté business, comment cela se passe-t-il, vous êtes passés de Pervade à Brennus ?

Effectivement, nous avons signé pour le premier album un contrat de licence avec Pervade Productions, un label français intéressant qui avait un bon réseau. Nous avons fourni le produit fini et nous ne sommes plus occupés de rien : ils font la mise en bac… Cela s’est bien passé mais le label à couler malheureusement. L’industrie du disque va mal. Donc le gars a lâché l’affaire avec des dettes. Et nous rien derrière pas de rapport de vente pas de feedback, plus que nos yeux pour pleurer. Tout est parti chez l’huissier et nous avons retrouvé nos Cds en vente lors d’enchères. C’est une partie sombre de notre histoire.

Pas abattus, nous avons enchainés avec ce deuxième album. Nous sommes toujours producteurs de notre musique, nous avons financé l’enregistrement et la sortie du disque. Nous avons pu investir un peu plus pour avoir un beau produit. Avec cela nous avons démarché tous les labels et nous sommes tombés sur Alain de Brennus. Il nous a contacté et nous avons conclu un accord. Il a pris aussi le premier en réédition chez Brennus, il n’est plus orphelin et redevient catalogué. Là c’est un contrat de distribution, c’est différent donc on assure nous-même l’industrialisation des Cds et la promotion. Charge à Brennus de les mettre en bacs via son circuit de distribution dans le monde. Il fait un peu de promo mais n’a pas beaucoup de temps. Le groupe travaille avec Replica pour cet aspect-là.

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12.Comment voyez-vous la scène métal lyonnaise et française ?

A Lyon côté métal, il ne se passe pas grand-chose. Deux ou trois groupes sont supers connus et viennent parfois et c’est tout. C’est très dur pour les groupes émergents. Il exite de grosses salles ou des bars et rien au milieu. Nous n’avons malheureusement pas encore la taille critique pour remplir les grosses salles et donc c’est la galère. Les salles de 150-200 ferment où se transforment et c’est dur. En France en général le métal est mal perçu et ce n’est pas facile de décrocher des dates. Notre objectif est de sortir de notre région et de jouer un peu partout. Pourquoi pas en dehors de France car c’est dur de s’exprimer dans de bonnes conditions dans notre pays. Nous faisons pour l’instant nous même vivre financièrement le groupe mais nous espérons bien arriver à nous financer par la scène et notre musique. Nous préparons aussi un nouvel album tout en continuant à promouvoir Blind Consequence sur scène.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques" pour terminer cette interview:

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Black Hole Sun » de SOUNDGARDEN

2. Premier album acheté ?

PANTERA Far Beyond Driven en cassette. La pochette bleu avec ce crâne m’avait attiré. Le premier cd c’est Scenes from a Memory de DREAM THEATER.

3. Dernier album acheté ?

DREAM THEATER Train of Thought. Mon prochain ce sera le LEPROUS Coal

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le « cling-cling » du tramway. Je suis d’origine marocaine et je suis venu en France faire mes études. Et au début je ne savais pas ce que c’était ce bruit. C’était juste le tramway qui allait me rentrer dedans…

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Le son de mon voisin du dessus qui fait tout le temps du djembé, genre à 2h du matin.

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Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

oshy_10102013_Lo_Frequenc_i_StereVoici un drôle d’objet pour nos rivages habitués aux riffs de guitares assassins et à la double grosse caisse. Ce groupe trouverait sans doute sa place dans les pages hype de magazines branchés genre les Inrocks mais le label allemand SPV, bien connu nous, offre l’opportunité de nous pencher ce Pop Obskura. THE LOW FREQUENCY IN STEREO est un groupe de post-rock norvégien fondé en 2000 à Haugesund. Ils présentent déjà un joli palmarès passé totalement en dessous de nos radars avec pas moins de 4 albums à leur actif (dont Futuro le dernier en 2009) et trois EPs. Les document promo nous rappelle avec insistance que les norvégiens ont reçu les éloges de David Fricke (Rolling Stone Magazine) et Michael Stipe (R.E.M), tant mieux pour eux mais attachons nous à une faire notre propre avis.

Comme je le disais précédemment, point de métal ici mais plutôt un mélange entre pop et rock à mi-chemin entre notre époque contemporain et la musique atmosphérique, « space », des années 60. Les références, les sons d’orgue par exemple, à ces années d’insouciances sont nombreuses. Les expérimentations et les sons bizarres parsèment les différentes chansons pour un résultat parfois assez psychédéliques et bizarre. Pour faire une comparaison hasardeuse mais qui illustre bien la difficulté pour décrire la musique proposée, disons que THE LOW FREQUENCY IN STEREO propose un mélange entre YO LA TENGO, SONIC YOUTH et le PINK FLOYD planant époque Live at Pompeii. Autant le côté accessible, pop de « Elevated/Desecrated », la première chanson de l’album, peut me séduire autant la majorité des compositions me passent largement au-dessus. Je peux être amateur d’expérimentations mais ces sons inhabituels qui parsèment les compositions et les lignes mélodiques choisies ont de quoi désorienter les plus aventureux d’entre nous. Le chant aussi, tantôt féminin tantôt masculin, m’a plus d’une fois fait douter des choix artistiques des norvégiens.

La musique de THE LOW FREQUENCY IN STEREO ne peut que susciter le débat. Un peu trop bizarre à mon goût, Pop Obskura peine à convaincre une fois la surprise passée. Si vous êtes téméraires, tentez votre chance, à vos risques et périls.

Oshyrya (05/10)

 

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Long Branch Records – SPV / 2013

Tracklist (41:04 mn) 01. Elevated/Desecrated 02. Colette (Subie Subie) 03. Curly Hair 4. Cybernautic 05. Black Receiver 06. Satellites In Sight 07. Ionic Nerve Grip 08. White Echo 09. Secondhand Nation