On pourra dire bien des choses sur HOLLOW HAZE mais cette fois-ci ils auront vraiment fait le maximum pour mettre tous les atouts de leur côté. Malgré douze ans de carrière et quatre albums à leur actif, les italiens restent un groupe assez peu connu. Avec Countdown to Revenge, les transalpins sortent l’argenterie : Fabio Lione (RHAPSODY) arrive derrière le micro, le mixage de l’album est assuré par Sascha Paeth aux Gate Studios de Wolfsburg et les transalpins ont fait appel à Rick Altzi (MASTERPLAN, AT VANCE) pour faire une petite apparition sur un titre. Ils passent aussi de la petite écurie Bakerteam à la grande sœur Scarlet Records. Tout cela a dû leur coûter bonbon, espérons que le jeu en vaille la chandelle.
Après l’écoute on reste sur un sentiment mitigé et il faudra encore du temps pour vraiment tranché la question. Il est évident que HOLLOW HAZE a franchi un nouveau cap avec ce cinquième album. Les chansons restent dans la veine speed métal mélodique mais on sent les italiens encore plus appliqués que d’habitude, cherchant vraiment à ne proposer que la substantifique moelle pour chacune des chansons. Alex "Ramon" Sonato le chanteur précédent ne déméritait pas mais Fabio Lione le surpasse de la tête et des épaules. Sa palette est plus large et il sait faire face au calme ou à la tempête. Avec des styles très similaire et la voix de Lione, difficile de ne pas penser à un VISION DIVINE. On ne retrouve bien sûr pas ici la patte caractéristique d’Olaf Thörsen mais Nick Savio ne chasse pas dans des fourrés très éloignés de son compatriote. Un soin particulier a été apporté aux orchestrations pour donner un souffle épique à la musique proposées. Les nappes de claviers sont nombreuses et Simone Giorgini (Antarktica and The Wintermoon Orchestra) a beaucoup œuvrer pour donner le plus d’impact possible à ces couches mélodiques supplémentaires.
Avec de tels atouts présents dans leur jeu, on pouvait espérer qu’HOLLOW HAZE remporte aisément la partie. Cet album ne manque pas de qualité mais nous pouvions en demander plus. Les italiens sont restés un peu trop sages pour vraiment impressionner. Il faut attendre la dernière chanson, « Countdown To Revenge » au souffle épique et « rhapsodien » pour vraiment prendre son pied. Espérons que la présence de Lione sera pérenne afin que les italiens haussent encore leur niveau de jeu pour la prochain album.
Oshyrya (07/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Scarlet Records / 2013
Tracklist (55:20 mn) 01. Room 212 (Intro) 02. Watching In Silence 03. Still Alive 04. No Rest For The Angels 05. Life Has No Meaning 06. We Must Believe 07. The Answer 08. Il Tempo Del Fuoco 09. A Fading Angel’s Life 10. Countdown To Revenge 11. The Gate To Nowhere…
Et dire que DARK AGE qu’à ses débuts évoluait dans la catégorie death metal mélodique… A l’écoute de ce nouvel album, il fait se pincer pour le croire. Désormais, DARK AGE joue dans la cour d’un LINKIN PARK et ne risque pas vraiment d’effrayer la ménagère. Dans nos contrées, les allemands n’intéressent pas grand monde et pourtant il faut saluer leur longévité. A Matter of Trust n’est pas moins que le septième opus des teutons qui sont parcourent les scènes européennes depuis dix-huit ans maintenant.
Je citais la référence LINKIN PARK, en particulier pour la recherche de la mélodie qui fait mouche. Il faut bien avouer que les chansons présentées ici sont dans l’ensemble assez soignées et que DARK AGE fait la preuve d’un vrai talent pour pondre des refrains accrocheurs à même de plaire à l’audience la plus large possible. Le propos est concentré, pas de fioriture, et les titres entre trois et quatre minutes s’enchaînent agréablement. On ne trouve pas le chant rappé et les touches DJ des texans mais les touches et nappes électro sont bien présentes. Les guitares apportent du poids et de la consistance aux compositions. Les premiers titres, « Nero » et « Afterlife » sont très très catchy et un sacré potentiel pour faire un carton outre-Rhin. La section rythmique n’est pas en reste, la basse et la batterie claquent et injectent un vrai surplus d’énergie. Avec tant d’expérience, DARK AGE connait toutes les ficelles du métier et propose un album de Modern métal selon les catégories d’aujourd’hui. Petite anecdote il est amusant de constater que la voix de Eike Freese, surtout quand il pousse, fait parfois penser à Tobias Sammet. Il faut attendre « Out of Time » pour avoir une petite piqure de rappel sur le passé death mélodique du groupe à travers un peu de chant hurlé. Et les chansons suivantes laissent à chaque fois percevoir quelques touches du même calibre.
A Matter of Trust ne bouleversera pas le paysage métal mais il faut bien reconnaître que DARK AGE a fait le boulot et propose un album vraiment solide. Le virage vers une musique plus accessible n’est pas d’aujourd’hui et les allemands continuent à se bonifier. On ne peut trop leur reprocher de surfer avec les tendances su moment tant que cela est fait avec talent.
Oshyrya (7,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
AFM Records / 2013
Tracklist (42:11 mn) 01. Nero 02. Afterlife 03. Out Of Time 04. Fight! 05. Don't Let The Devil Get Me 06. My Saviour 07. Glory 08. The Great Escape 09. The Locked In Syndrome 10. Dark Sign 11. Onwards!
Les italiens de PURSUING THE END sont très opportunistes et l’écoute de cet album nous dira rapidement s’ils ont réussi dans leur entreprise de mélanger toutes les tendances qui secouent actuellement le petit monde du métal. Le groupe est né en 2010 à Parme en Italie. Ils passent rapidement sous les lumières des projecteurs via un premier EP, Dawn Of Expiation, publié en 2011. Ils poursuivent avec un second EP, Withering, l’année suivante et écument toutes les scènes possibles de l’autre côté des Alpes. Cet activisme fini par payé avec la signature chez Bakerteam Records pour ce premier album, Symmetry Of Scorn.
En faisant la liste des ingrédients, nous trouvons ici : un chant clair féminin et des growls masculins, des sonorités purement électro, des touches death mélodique et un petit parfum metalcore ici et là. Qualifier les transalpins peut paraître sévère et ils bouffent quand même franchement à tous les râteliers. Et le résultat n’est pas mauvais, Symmetry of Scorn se laisse écouter sans passion mais sans véritables fautes de goûts non plus. La production est à la hauteur avec un son à la fois limpide et puissant. PURSUING THE END possède un vrai savoir-faire pour pondre des riffs tranchants, bien bourrins et son visage le plus dur peut séduire. Et le chanteur growle sévère pour le plus grand plaisir d’amateurs d’extrême. La voix féminine sert clairement à adoucir le propos et veut toucher un plus large public. Carton rouge par contre pour l’accent très marqué de la demoiselle. L’ombre d’un LACUNA COIL n’est finalement pas si loin que cela. Avec des chansons courtes et formatées en mode single entre trois et quatre minutes nos amis italiens souhaitent mettre toutes les chances de leur côté.
Avec un peu de recul, on sent bien que PURSUING THE END finit le cul entre deux chaises et fini par souffrir de ne pas assumer complétement ses choix artistiques. Le chant féminin n’apporte pas grand-chose et finit par brouiller la cohérence artistique des italiens. Vivre, c'est choisir, et choisir, c'est sacrifier quelque chose.
Oshyrya (6,5/10)
Site Officiel
FaceBook Officiel
Bakerteam Records / 2013 Tracklist (42:38 mn)
01. The Last Truth 02. Something Remains 03. Cage Of Hypocrisy 04. From The Ashes 05. In Vain 06. Merciful Vengeance 07. Human Revulsion 08. Out Of Control 09. Symmetry Of Scorn 10. Changes