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Interview par mail de WE ARE WAVES (Viax – chant & guitares), août 2012

 

01. Pourrais-tu nous en dire plus sur le groupe, sa création et ses membres ?

WE ARE WAVES est né il y a un an de cela des cendres d’un projet précèdent appelé OVEROCK. Nous avons décidé de prendre un nouveau départ avec un nouveau projet, plus proche de notre maturation artistique et humaine.

 

02. Pourquoi avoir décidé de fermer le chapitre OVEROCK et tout reprendre à zéro avec WE ARE WAVES ?

Nous avons réalisé qu’OVEROCK ne correspondait plus à notre imaginaire. Nous avons changé de membres et de style musical. Tout a pris forme suite à notre rencontre avec Marco Trentacoste, notre producteur artistique. Il était temps de tout chambouler et cela a débouché sur la création du concept de WE ARE WAVES.

 

03. Comment trouves-tu le bon équilibre entre le son rock et les éléments plus électro ?

Il s’agit d’un processus assez long. Les idées de bases émergent de mon esprit et je les matérialise à la guitare acoustique et sous forme de mélodies vocales brutes. Nous travaillons alors tous ensemble sur la structure et les choix mélodiques. Quand ces bases sont posées, nous répétons encore et encore pour peaufiner les arrangements. Nous enregistrons une démo et Cisa commence à habiller les compositions à l’aide de ses claviers. C’est un processus très long et toutes les chansons ne voient pas la lumière. Nous sommes très durs, sélectifs avec nous-mêmes.

 

04. Quelles sont vos principales influences ?

Nous écoutons tout ce qui peut élargir notre culture musicale. Dans tous les cas, nos influences sont à chercher du côté du grunge/rock alternatif des années 90 (ALICE IN CHAINS, SCREAMING TREES). Pour l’écriture, nous puisons auprès d’artistes cultes des années 60 comme THE BEATLES ou THE VELVET UNDERGROUND. Ajoutons à ce cocktail des touches dark/new wave (BAUHAUS, THE CURE, JOY DIVISION), un petit goût progressif avec PORCUPINE TREE ou AMPLIFIER et enfin des sons électro de la culture trance/rave, d’AUTECHRE à NERO.

05. Avec OVEROCK, vous avez beaucoup tourné. Peux-tu partager avec nous cette expérience ? As-tu des anecdotes ?

En concert nous sommes dans notre dimension naturelle. Nous nous produisons le plus possible. A chaude fois, il s’agit d’une expérience extraordinaire même si des choses vont de travers. Parfois le public n’est pas réceptif ou nous ne sommes pas bons, cela peut arriver. Le plus important est de partager notre message musical avec les gens qui viennent nous voir en concert. Nous avons de nombreuses anecdotes amusantes qui pour la plupart nous sont arrivés lors de tournées en Russie et au Royaume-Uni.

 

06. WE ARE WAVES apparait être un concept complet avec bien sûr de la musique mais également un design visuel fort et une philosophie de l’être humain. Quelle est votre approche ?

En effet, tu as raison. Il ne s’agit pas réellement d’un concept mais d’un fil directeur commun dans chaque chanson. J’adore décrire combien nous sommes fragiles et imparfaits et la bataille quotidienne que nous devons entreprendre pour lutter contre ces imperfections, au travail, dans nos relations avec les gens que nous aimons ou que nous désirons aimer. Notre besoin désespéré d’être aimé, compris, écouté… J’écris sur toutes ces carapaces que nous créons pour prétendre être fort et intouchable. Voici le letmotiv de mon travail de composition et de nombreuses chansons me permettent d’exorciser de sentiment fragilité et cette douleur que je vis chaque jour.

 

07. Un album complet est-il en préparation ? Allez-vous explorer de nouveaux territoires ?

Nous sommes en train de composer en ce moment même et cela sonne comme un évolution des titres de l’EP. Nous amplifions les lignes directrices déjà créées et expérimentions de nouveaux sons et de nouvelle solutions. Cependant nous n’avons aucune idée du moment où nous enregistrerons un nouvel album. Peut-être l’année prochaine, nous l’espérons vraiment…

 

08. Quelles sont tes principales attentes et espoirs pour WE ARE WAVES ?

Nous voudrions pouvoir diffuser le plus possible notre message musical et multiplier les concerts. Nous faisons de notre mieux pour créer un son et un projet musical à même de sonner international et professionnel. Mais nous gardons toujours à l’esprit que nous parlons de nous sentiments, de nos passions, de nos trous noirs, en un mot : d’art. Et nous voulons rendre cet art le plus accessible afin de la partager avec le plus de gens possible.

 

09. Merci, les derniers mots t'appartiennent…

Tout d’abord, nous voudrions te remercier pour ta gentillesse et le temps consacré à notre musique. Nous l’avons vraiment apprécié. Pour tous ceux qui voudraient avoir de plus amples informations, tout est disponible sur notre site officiel, les réseaux sociaux et notre mailing list. Merci beaucoup et au plaisir de se voir lors d’un de nos concerts !

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette « interview: »

1. Quelle est ta chanson favorite ?

C’est tellement difficile ! Chacun de nous aurait une réponse différente… Personnellement, je dirais DEFTONES « Be Quiet And Drive»

 

2. Premier album acheté ?

QUEEN Greatest Hits II en cassette audio originale de 1991

 

3. Dernier album acheté ?

BURIAL Untrue en version 180 gr vinyl

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Les vagues de l’océan sur la côte. Je ne pourrais jamais m'en lasser…

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Les filles avec un rire affreux !

 

Chronique de l'album ici

Ashent – Inheritance

A tort ou à raison, on dit souvent que le troisième album est charnière. Il confirmera les bonnes intentions et permettra au groupe de continuer à progresser ou il sanctionnera le sur place et les vouera aux gémonies. Les italiens d’ASHENT font donc face à ce juge de paix avec leur troisième opus, Inheritance. Rappelons que le groupe est né en 2001 de l’initiative de deux frères, Gianpaolo et Onofrio Falanga respectivement bassiste et guitariste. Ils ont déjà deux albums à leur actif: Flaws of Elation (2006) et Deconstructive (2009) déjà chez Lion Music. Ce dernier album rencontre un beau succès critique et commercial et devient à l’époque la meilleure vente du label. Pour aller encore plus loin et atteindre un nouveau palier, de 3 nouveaux musiciens sont recrutés pour Inheritance parmi lequels Titta Tani (DAEMONIA, ex-NECROPHAGIA et ex-DGM).

ASHENT n’a pas choisi la facilité et propose un métal progressif complexe et assez déroutant. Aux contraires des productions précédentes, les claviers semblent parfois mener la danse et portent la mélodie principale et impulsent les différentes variations. Les guitares font un remarquables travail en soutien et apportent poids et une puissance. Les rythmiques sont complexes et assez audacieuses. Le premier titre « Eve » est vraiment particulier par son approche. L’auditeur est un peu perdu dans cette tornade de sons, de rythmes et de voix. Aucun fil conducteur n’est proposé pour suivre les débats et nous nageons rapidement en pleine confusion. Il va falloir vraiment s’armer de patience pour soulever toutes les touches et toucher à l’essence de la musique d’ASHENT. Dans la grande tradition des THRESHOLD ou PAIN OF SALVATION, l’auditeur n’est pas bêtement tenu par le main sur un chemin balisé mais il va devoir faire des efforts. Pas sûr que beaucoup soient prêt à y consentir.

J’en vois déjà lever les yeux au ciel devant cette complexité que certains pourront jugée stérile. Question de goût mais les amoureux des CYNIC et autres DEVIN TOWNSEND ne seront pas d’accord. Moi je reste partagé. Je loue le talent et la maitrise technique de nos amis mais je me suis totalement perdu dans Inheritance. Malgré de belles qualités, les compositions ne me semblent avoir ni queue ni tête et sonnent à mes oreilles comme un patchwork d’idées déconstruites. Finalement la magie du groupe opère lors des plages instrumentales. « Danzatrice Scalza » et « Labyrinthique » sont de petits bijoux subtils et maitrisés.

Quand on tombe sur plus fort que soit, il faut l’avouer et s’effacer. Je n’ai pas compris grand-chose à Inheritance des italiens d’ASHENT. Je laisse les progueux juger et cours chercher deux aspirines pour soulager ce vertige persistant.

Oshyrya

 

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Lion Music / 2012

Tracklist (57:13 mn) 01. Eve 02. Magnification Of A Daydream 03. Shipwrecked Affair 04. Fractural 05. Spider's Nest 06. Renaissance 07. The Starving Litany 08. Confessions Of Reimman 09. La Danzatrice Scalza 10. The Defiant Boundary 11. Labyrinthique

Kryptos – The Coils Of Apollyon

Franchement nos amis de KRYPTOS ne font rien pour se faciliter la vie. Entre un nom et un surtout visuel qui évoque un death métal ben bourrin difficile de se présenter dans de bonne condition à la communauté métal. Bien sûr la caractéristique principale du groupe vient de son pays d’origine, l’Inde. C’est la première fois que j’entends parler d’une formation indienne mais ce n’est finalement pas surprenant pour le deuxième pays le plus peuplé et le septième pays le plus grand du monde. Au sein des 1,2 milliards d’habitants il y a forcément de bons musiciens et des fans de métal. KRYPTOS est né en 1998 et reste considéré comme un des leaders de scène locale. Ils ont déjà signés deux albums : Spiral Ascent en 2004 et The Ark Of Gemini en 2008. Voici le troisième opus, The Coils Of Apollyon.

Nos quatre amis proposent un heavy métal somme toute assez classique mâtiné ici et là d’influences et de riffs typé thrash. Les indiens s’en donnent à cœur joie et envoient la sauce sans ménagement. Tous les ténors du genre des années 80 sont représentés, on trouve ici et là des influences IRON MAIDEN, BLACK SABBATH, MERCYFUL FATE ou encore JUDAS PRIEST. Pas de jaloux, KRYPTOS tend à ressembler la grande famille du métal. Le chant de Nolan Lewis est particulièrement hargneux et évoque parfois Mille Petrozza de KREATOR. KRYPTOS est le premier groupe indien à avoir intensément tourné en Europe et on sent bien qu’ils ont pu soigner leurs compositions à l’aune de cette expérience. Sans trop simplifier leur propos il parviennent à offrir des mélodies efficaces et facilement mémorisables. Certains des riffs sont mouches et seraient loin de faire tâche pour des groupes plus installés. Finalement le cœur de KRYPTOS semble se nicher au niveau de ce mariage entre une musique assez classique et un chant agressif. Rien de révolutionnaire là-dedans mais une fraicheur et une honnêteté artistique plaisante à écouter.

Pour les curieux d’entre vous, KRYPTOS pourrait être une bonne surprise. Ce groupe indien n’est pas timide et vient se frotter avec un certain talent aux ténors du genre. The Coils Of Apollyon est un album très encourageant. Le potentiel de leur pays est énorme. Et si Bollywood se mettait au métal ?

[07/10] Oshyrya

 

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AFM Records / 2012

Tracklist (47:36 mn) 01. The Mask Of Anubis 02. The Coils Of Apollyon 03. Serpent Mage 04. Nexus Legion 05. Eternal Crimson Spires 06. Spellcraft 07. Starfall 08. Vision Of Dis 09. The Isle Of Voices