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Engel – Blood of Saints

Petite déception à l’entame de la rédaction de ce te chronique. Moi qui espérait avoir à faire à un rejeton germanique des puissants RAMMSTEIN, je découvre que ce ENGEL-là est plutôt suédois et évolue dans un genre assez indistinct appelé Modern Métal. Bon, donc faisons table rase de nos clichés et intéressons-nous au quatrième album du gang de Göteborg. Le destin personnel du guitariste Niclas Engelin amène un nouvel éclairage et un intérêt croissant pour ENGEL. En effet, il a depuis l’année dernière intégré comme membre à temps plein IN FLAMES à la place de Jesper Strömblad. Avec une telle carte de visite, son autre projet prend un certaine ampleur. ENGEL est né en 2005 grâce à l’initiative de Niclas Engelin et Marcus Sunesson l’autre guitariste. Les suédois ont déjà sorti deux albums Absolute Design en 2007 et Threnody en 2010. Malgré les nombreux changements de line-up, ENGEL tient fermement la barre et espère atteindre un niveau supérieur avec Blood of Saints.

On retrouve quand même quelques ingrédients communs avec les bourrins teutons via l’utilisation marquée de sonorités électroniques et de rythmiques de guitares pachydermiques. Mais la comparaison s’arrête là, ENGEL n’ayant malheureusement pas l’efficacité de Till & co. Les titres sont dans l’ensemble assez speed et poussent au headbanging frénétique. Les suédois ont fait le pari de proposer des titres assez simples, courts et bien rentre-dedans. Les compositions de Blood of Saints dépassent rarement les 4 minutes et vont directement à l’essentiel. C’est assez simple voir parfois franchement basique. Un supplément d’âme est quand même insufflé via le chant franchement énervé de Magnus Klavborn. L’équilibre entre finesse et brutalité est assez difficile à trouver et ENGEL s’est parfois un peu pris les pieds dans le tapis avec un sentiment grandissant de répétition tout au long de l’écoute de l’album. On trouve ici et là un pot créatif commun avec certains autres groupes de Göteborg et cela fini par lasser.

Blood of Saint renferme quelques bonnes surprises qui ne suffisent cependant pas à cacher le manque de créativité et d’originalité de la musique proposée. Les mêmes plans semblent être recyclés ad nauseam. Autant ENGEL doit pouvoir être appréciée sur scène autant sur disque, la musique tombe à plat.

Oshyrya (06.5/10)

 

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Season of Mist / 2012

Tracklist (39:37 mn) 01. Question Your Place 02. Frontline 03. Feel Afraid 04. Numb 05. Cashking 06. One Good Thing 07. Blood of Saints 08. Down to Nothing 09. Dramaqueen 10. In Darkness 11. Journeys End

Dominoe – Naked But Dressed

La petite biographie qui accompagne cet album et présente le groupe est assez amusante. Le label semble mettre en avant des arguments assez étranges pour promouvoir son poulain. On nous rappelle donc que la première apparition du groupe allemand DOMINOE date de la fin des années 80 quand le single « Here I Am » devient en 1988 la chanson d’une publicité pour la Renault 5. Génial ! Et encore plus fort, ce titre est rentré dans les charts du monde entier et à même atteint la place de numéro 1 au Zimbabwe, devant Michael Jackson ! La classe… Je me demande bien qu’elle pouvait être la véracité d’un décompte des ventes de singles au Zimbabwe à cette époque-là… Bref, malgré ce succès en Afrique, le groupe split en 1990. Finalement, les leaders de DOMINOE, Robert Papst et Jörg Sieber décident de remettre le couvert en 2002 et continuent depuis leur petit bonhomme de chemin.

Naked But Dressed est la cinquième album des allemands qui proposent un rock mélodique, AOR assez classique. Les différentes chansons sont soignées, assez simples et très accessibles. Les refrains se veulent efficaces et facilement mémorisables. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les allemands n’ont pas hésité à s’entourer d’invités plus ou moins prestigieux comme le bassiste John « Rhino » Edwards (STATUS QUO) et le batteur Charlie Morgan (ELTON JOHN). Jörg Sieber partage également le micro sur trois duos avec Larry Hoppen (ORLEANS), Jimmy Hall (WET WILLIE) et Jimi Jamison (SURVIVOR). Les chansons de l’album sont dans l’ensemble très faciles à écouter, sucrées et à même de plaire au plus grand nombre. Rien de très original dans tout cela, les ballades de rigueur sont bien présentes et Naked But Dressed passe sans grand relief. Les titres s’enchainent sans anicroches mais sans réel plaisir pour l’auditeur. Tout est trop propre et déjà entendu pour créer le moindre enthousiasme. On trouve ici et là une mélodie ou un refrain qui captent un peu plus l’attention mais cela reste un peu léger dans l’ensemble et l’envie de remettre le couvert ne se fait pas vraiment sentir.

Sans démériter, les allemands DOMINOE proposent un album un peu trop lisse pour vraiment convaincre. Je crains que les fans, mêmes zimbabwéens, se soient déçus…

Oshyrya (06/10)

 

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Command Records – Yesterrock – GerMusica Promotion / 2012

Tracklist (57:13 mn) 01. What Happens 02. It's Fine For Me 03. Naked (duet with Larry Hoppen) 04. Comin' Home (duet with Jimi Jamison) 05. It's Alright 06. Don't Throw Our Love Away 07. Good Way Down 08. Love Is The Answer 09. My Girl (duet with Jimmy Hall) 10. All The Sins Are Dying 11. No Dude 12. You And Me 13. Take Me As I Am 14. One More Sugar

Interview par mail de THE STRANDED (Ettore Rigotti – chant & multi-instruments), septembre 2012

 

01. Après des mois de travail, l'album est sorti il y a quelques semaines de cela. Quel est ton sentiment le concernant ?

Nous sommes curieux de découvrir le retour des fans bien sûr, ce chapitre musical est assez nouveau et assez différent de mon projet principal DISARMONIA MUNDI. On y retrouve quand même ici et là certaines sensations et une énergie communes avec DM. Bref nous sommes très excités pour cette nouvelle aventure. 

 

02. Comment composes-tu ? et comment décrirais-tu ta relation professionnelle et artistique avec Claudio Ravinale ?

Pour les chansons proposées sur ce premier album, nous avons pioché dans la masse de titres composées ses dernières années en privilégiant les chansons les plus classiques et accessibles pour une entrée en matière en douceur. Les idées les plus novatrices, progressives et modernes seront mises en avant pour le prochain chapitre. Nous avons conservé de nombreuses idées et structures composées à l’origine par Elliot (NDLR : Sloan – guitares). Je les ai réarrangées à ma sauce, en ajoutant ici et là de nouveaux solos… Avec Claudio nous avons enrichi cela d’un chant hurlé millimétré puis ce fut le tour de mes parties en chant clair et enfin des nappes de claviers de Neroargento. Ce processus fut assez rapide et simple pour ce premier album !

 

03. Comment trouves-tu un équilibre entre tes nombreux projets ?

Je n’y arrive pas !

04. De ton point de vue, quelles sont les principales différences entre THE STRANDED et DISARMONIA MUNDI ?

La différence se fait d’abord sur l’atmosphère des chansons et THE STRANDED sonne plus moderne. On trouve ici une ambiance plus positive, plus relaxé que les thèmes et structures un peu torturés d’un DISARMONIA MUNDI.

 

05. La musique du groupe est assez complexe mais reste toujours puissante et attractive. Quel est ton secret ?

Oui tu as raison, c’est le résultat d’un long et difficile travail au quotidien. Toutes ces couches, ces ombres, effets peuvent apporter une troisième dimension à la musique . Chaque auditeur peut découvrir de nouveaux petits détails ici et là selon le système qu’il utilise pour écouter l’album : une chaine hifi, un casque, dans une voiture… Selon moi, cela donne plus de personnalité aux groupes et une vitalité supplémentaire à l’album.

 

06. Tu produis de plus en plus de groupes en dehors des tiens. Cette activité est-elle importante pour toi afin de parfaire ta maitrise technique de l’enregistrement et rester en contact avec les dernières tendances métal ?

J’adore produire d’autres groupes mais je n’aime pas suivre les tendances du moment. JE préfère produire et mixer différemment à chaque fois, chaque album a son propre son et nécessite un travail adapté. Beaucoup de producteurs ont pris l’habitude d’utiliser toujours les mêmes techniques de la même façon et donc tous les groupes finissent par sonner identiques qu’ils appartiennent aux genres punk mélodique ou grind brutal. Personnellement, même si j’admets que beaucoup de ces albums sonnent bien, je préfère passer plus de temps à déterminer et peaufiner un son spécifique à chaque disque que je produis avec tous les avantages et inconvénients que cette méthode de travail impliquent.

 

07. Vas-tu bientôt t’attaquer à la composition d’un nouvel album de DISARMONIA MUNDI ?

Bien sûr… je travaille déjà dessus… des nouvelles bientôt !

 

08. Que peux-tu nous dire sur la scène métal italienne ?

On trouve en Italie de nombreux groupes de qualité mais comme dans la majorité des pays du sud de l’Europe, il est difficile de gagner de l’argent avec le métal donc peu d’opportunités de prendre part à des événements importants. Tous sont forcés de tout faire eux-mêmes, c’est le royaume de la débrouille. Cela fonctionne grâce à la passion de tous ces musiciens mais dans la majorité des cas, cela ne permet pas aux bons groupes italiens de franchir le niveau supérieur et atteindre le plus grand nombre.

 

09. Quelles sont tes principales attentes et espoirs pour THE STRANDED ?

En réalité, nous n’avons pas beaucoup d’attentes. Nous faisons de la musique pour la passion, pour nous amuser et si les réactions sont très positives, cela sera une bonne dose de motivation pour rapidement travailler sur le second chapitre.

10. M.: Merci, les derniers mots t'appartiennent…

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Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

01. Quelle est ta chanson favorite ?

« The Trooper » – IRON MAIDEN

 

02. Premier album acheté ?

The Number of The Beast – IRON MAIDEN

 

03. Dernier album acheté ?

Sincèrement je ne m’en souviens pas mais cela date forcément…

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Les vagues de l’océan

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Le bruit du vent

 

 

Chronique de l'album ici