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Ethereal Architect – Monolith

Le Texas a engendré des groupes aussi différent que PANTERA, DROWNING POOL, KING’S X et THE MARS VOLTA. Avec ETHEREAL ARCHITECT, voici un digne représentant de la scène métal progressive. Le groupe est né en 2006 à San Marcos et propose dès 2007 un premier album, Dissension, qui se fait remarquer par sa qualité et sa maturité. Nos amis multiplient les apparitions scéniques, en première partie de DORO par exemple, et commencent rapidement à travailler sur un second opus. Le groupe dévoile en mai 2012 le fruit de leur travail, Monolith.

Sortis un peu de nulle part, les américains impressionnent d’emblée par une belle maitrise technique et un sens inné de la mélodie qui fait mouche. David Glass, le guitariste, a le chic pour trouver des riffs hypnotiques. Son jeu, assez technique, reste toujours accessible et il assure avec grande classe aussi bien en soli qu’en rythmique. Les nappes de claviers renforcent les ambiances magistralement et la voix d’Adam Contreras fait le reste. Difficile de résister à un « Kalinago » racé ou à la puissance dégagée par un « Obsidian » de toute beauté. ETHEREAL ARCHITECT a surtout la grande qualité de proposer un son original qui, tout en reprenant les canons du genre, développe une personnalité propre. Un retrouve ici et là une touche de SYMPHONY X, voir de DREAM THEATER mais sans jamais tomber dans la copie carbone. La musique de Monolith est le résultat d’une longue introspection et les américains sont preuve d’une maturité étonnante. Les chansons sont variées, tantôt très sombre tantôt plus légère et sans que cela ne sonne jamais creux ou téléphoné. La structure des compositions est construite autour des guitares. Une fois ces fondations posées, ETHEREAL ARCHITECT enrichi petit à petit son propos via des nappes de claviers, des chœurs… Le tout forme un ensemble homogène et inspiré déjà presque au niveau des meilleurs.

Finalement le seul gros défaut de cet album est plutôt à chercher du côté de la forme que du fond. La pochette me parait être vraiment ratée avec une photo sympathique mais qui évoque plus ZZ TOP qu’un groupe technique et conquérant. Je devine que nos amis ont dû faire avec les moyens du bord mais cela ne joue pas en faveur du groupe et c’est dommage.

J’applaudis des deux mains Monolith qui s’avère être une très très bonne surprise. Les américains frappent un grand coup et cet album leur permettra sans doute de passer un cap et de se faire connaître plus largement. ETHEREAL ARCHITECT a tous les atouts en main pour se faire remarquer par un label d’importance lui permettant de s’épanouir. N’hésitez pas à vous rendre sur CD Baby, iTunes, Amazon, Rhapsody et autres Deezer pour découvrir cette pépite !

Oshyrya [8,5/10]

 

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Autoproduction / 2012

Tracklist (67 :00 mn) : 01. Kalinago 02. Mercury 03. Obsidian 04. Oceans 05. Final Escape 06. Revolutions 07. Obscura 08. Bardo Becoming 09. Submission 10. MacArthur Park

Décidemment, la scène métal symphonique française est particulièrement riche et foisonnante. Aux côtés des locomotives FAIRYLAND et KERION, LANDS OF PAST a lui aussi une belle carte à jouer. Né en 2000 sous l’impulsion d’Alexandra Quéro et Olivier Jablonski, le groupe a déjà fait ses preuves via un premier opus, Call of the Depths, sorti chez Thundering Records en 2008. Encouragés par les retours très positifs et malgré les changements de line-up, LANDS OF PAST se lance à nouveau dans le grand bain via un deuxième album titré Neverending Story.

Avec cet album, l’auditeur fait face à un travail subtil d’artisanat. Tout est finement calculé, pensé pour transmettre un maximum d’émotions. Le groupe parle lui-même de Dark Symphonique et effectivement cela décrit bien la musique proposée. Les ambiances sont ciselées avec soin et il faut saluer nos amis pour le soin apporté aux différentes orchestrations. On devine que le travail effectué a été épuisant pour tout équilibrer. LANDS OF PAST n’a pas eu peur d’être ambitieux tout en privilégiant le feeling sur la démonstration technique. Le chemin est balisé, la mélodie est claire et nette et permet à tout un chacun de s’immerger dans l’univers des français. Difficile de résister à des compositions abouties et inspirées comme « Lost My Mind » ou encore « Dependance ». Ils ont su construire une trame mélodique solide enrichie par petites touches de claviers ici et là qui donnent tout son charme à la musique. Jamais grandiloquent, sans jamais donner de leçon, LANDS of PAST réussi à impressionner par sa simplicité et la justesse de son propos. L’atmosphère est tantôt légère tantôt grave, autorisant ainsi l’auditeur à prendre sa respiration. Techniquement le groupe est au point, le son est bon avec une production solide. Nous pouvons également faire bien des éloges pour la partie vocale, Ilinca Kiss n’en fait pas trop et évite les gimmicks éculés type chanteuse d’opéra.

Sans faire de bruit, LAND OF PAST vient, grâce à ce nouvel album, de se positionner en bonne place sur la scène symphonique nationale. Neverending Story possède toutes les qualités à même de plaire au plus grand nombre. La maturité affichée est assez remarquable et devrait rapidement, nous l’espérons, permettre au groupe de toucher un public beaucoup plus large en Europe.

Oshyrya [08/10]

 

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Autoproduction / 2012

Tracklist (47:51 mn) : 01. Dark Spell 02. Lost My Mind 03. Dependance 04. Night of Death 05. Neverending Story 06. Runaway 07. An Elfik Man 08. Light Under Me 09. Last Breath 10. Musical Box

Alors que le navire MANOWAR n’en finit pas de sombrer avec la sortie à venir d’un nouvel album indigent (cf chronique de Patate ici) la flamme du true-métal tente d’être maintenue en vie par une foultitude de groupes autour du monde. Parmi les candidats, on trouve les italiens de PLEASURE SLAVES. Ils sont fans de DeMaio & co puisque leur nom est inspiré d’une chanson de l’album Kings of Metal (1988). Le groupe est né en 2009 à Bergame sous l’impulsion du chanteur SK Grigolo et du batteur Roberto Ira et reprend beaucoup des gimmicks de ses modèles: les thématiques guerrières, les paroles clichées (« True Metal Will Never Die ») et les valeurs über-machos.

Bon vous ne me croiriez pas si je vous disais que j’ai été surpris par cet album et l’originalité de la musique proposée. Les italiens mettent en pratique avec application la recette de leurs aînés. Un bon gros riff de guitares pour poser les bases de la chanson, une solide section rythmique, les chœurs sur les refrains et le chant bien grave de SK Grigolo. Ils ont quand même su varier les plaisirs en introduisant ici et là des claviers à même d’approfondir et d’enrichir les ambiances (« Ballad »). Techniquement, ce ne sont pas des manchots non plus et les divers soli sonnent justes.

Plus j’écoutais cet album plus je me disais que les outsiders de PLEASURE SLAVES n’étaient désormais pas loin de botter le postérieur bourgeois d’un MANOWAR ne cherchant plus qu’à capitaliser sur ses fans pour faire du fric. Sans bénéficier des mêmes moyens techniques, les italiens offrent un The Last Of The Giants plus abouti et plus sincère. Malgré ces bonnes bases, il reste bien du travail pour que le groupe puisse émerger de la masse. Même si ce n’est pas l’essentiel, une pochette d’album plus soignée serait déjà un plus.

[6,5/10] Oshyrya

 

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Rising Records / 2012

Tracklist (52:06 mn) 01. True Metal Will Never Die 02. Ballad 03. Hero 04. Lionheart 05. The Truest of the True 06. The Last of the Giants 07. The Power of the Knights 08. The Song of the seven 09. Red Dragon 10. The True Way