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Joe Stump, quelqu’un connait ? Malgré une belle carrière solo ou au sein de groupes comme REIGN OF TERROR et HOLY HELL, le guitariste et compositeur américain peine à se faire connaître du plus grand nombre. Les lecteurs assidus de la presse guitaristique anglo-saxonne savent tout de lui. Il est régulièrement présent dans tous les classements des meilleurs guitaristes/shredders. Il revient donc sur le devant de la scène en 2012 avec un neuvième album, Revenge Of The Shredlord.

Malgré son look à la Nikki Sixx, Joe Stump adore le métal néo-classique et les similtudes avec le style d'Yngwie Malmsteen sont très nombreuses. Dès les premières notes de « The Ritual Begins », je me retrouve replonger des années en arrières quand je suis tombé dans la marmite du virtuose suédois. Et autant on s’ennuie franchement avec les dernières sorties ratées de Malmsteen, autant ce Revenge Of The Shredlord est assez enthousiasmant, de quoi se réconcilier avec les albums instrumentaux néo-classiques. La majorité des compositions sont très rapides, projetant beaucoup d’énergie. L’atmosphère générale est assez sombre et pesante mais les mélodies sont imparables et font presque systématiquement mouche.

On devinait que Joe Stump n’était pas un manchot, il a étudié la musique au prestigieux Berklee College of Music de Boston, mais il m’impressionne beaucoup. Son feeling et son touché sont exceptionnels et ils fait preuve de virtuosité sans tomber dans les excès du maître suédois. Les enchainements stratosphériques de notes plats et stériles n’ont pas de place ici. On enchaine les titres avec plaisir ce qui n’est pas si commun avec les albums instrumentaux. Joe Stump a su s’entourer pour cet album d’une équipe solide comme Francisco Palomo, claviériste de HOLYHELL. Chacun a voix au chapitre et peut pleinement s’exprimer sans être écrasé par la guitare du virtuose.

Un grand coup de chapeau à Joe Stump pour ce Revenge Of The Shredlord très réussi. A part une production parfois un peu faiblarde, ce disque est un sans-faute. Je désespérais de retrouver les plaisirs procurés autrefois par Yngwie Malmsteen. Un bien bel album…

[08/10] Oshyrya

 

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Lion Music / 2012

Tracklist (67:48 mn) 01. The Ritual Begins 02. Man Your Battlestations 03. Pistoleros 04. Shredlord’s Sonata 05. Master’s Prelude 06. In The Master’s House 07. The Black Knight’s Castle 08. Enter The Coven 09. Evil Beasts Below 10. Strat Outa Hell 11. White Knuckle Mayhem 12. The End Approaches

REPLOSION est un groupe de rock/metal progressif italien né en 2000 sous l’impulsion des frères Gianmarco et Michele Galletto. Après plusieurs années de galère, ils stabilisetn finalement le line-up avec le recutement d’un chanteur et d’un claviériste. Grâce à ce sang neuf, un premier EP est enregistré et le groupe multiplie les concerts dans sa région d’origine. En 2010, les transalpins décident de sauter le pas et enregistrent un premier album, The Resting Place Of Illusion.

Après une petite intro sympathique, les choses sérieuses commencent via un « Resting Place of Illusion » plus énervé. Musicalement bien foutu, complexe et technique,  le bât blesse d’emblée au niveau du chant. Sans vouloir être désagréable avec Fil Palmer, le chanteur, il manque de coffre et de puissance et cela nuit à l’ensemble. Il ne démérite pas mais son timbre de voix assez aigu est un peu faiblard au niveau énergie et conviction. C’est un peu dommage. Après plusieurs écoutes on s’habitue à ce chant mais l’impact aurait pu être bien plus important. Le groupe décrit lui-même sa musique comme un mélange entre rock prog classique des années 70 et métal prog contemporain, enrichi ici et là de thrash et power métal. Cette définition est tellement large qu’elle s’applique effectivement à la musique proposée sur The Resting Place of Illusion. Souvent nous ne sommes pas loin d’un VANDENPLAS (« Your Shame ») ou même d’un SYMPHONY X (« The Unknow God »). Techniquement, REPLOSION est au point et les italiens proposent une prestation vraiment solide. La majorité des compositions auraient sans doute mérité d’être un peu plus travaillées car elles manquent souvent d’attrait. Les mélodies sont sympathiques mais ce n’est pas assez catchy pour vraiment pouvoir entrer en compétition avec les ténors du genre. Courageusement, REPLOSION clôt cet album avec un titre très ambitieux, « Ice Queen » de plus de 17 minutes. Ce beau défi n’est que partiellement réussi tant la chanson semble décousue, un patchwork d’ambiances et de rythmes. Il est extrêmement difficile de tenir en haleine l’auditeur sur une si longue période sans une ligne mélodique très forte et imparable. Cela manque cruellement ici.

Via ce premier album, REPLOSION fait la preuve d’un beau potentiel mais les italiens devront encore beaucoup travailler et progresser pour pouvoir être compétitif au niveau européen. On peut penser que deux ans après l’enregistrement de The Resting Place of Illusion, le groupe a déjà mûri et ferait sans doute les choses différemment.

[6,5/10] Oshyrya

 

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Dysfunction Records – PR Lodge / 2012

Tracklist (58:44 mn) 01. Carillon 02. Resting Place of Illusion 03. Your Shame 04. The Unknown God 05. Starless Nights 06. Turn the Page 07. Push Me Down 08. The Fallen Gates 09. Ice Queen

Nightmare – The Burden of God

Mon cœur balance à l’évocation de nos compatriotes de NIGHTMARE. Longtemps, je n’ai pas été sensible aux charmes du groupe originaire de Grenoble: sérieux, appliqués mais il manquait toujours un je-ne-sais-quoi à même de faire la différence. Mais depuis The Dominion Gate (2005) il me semble que le groupe a franchi un palier et il étonne à chaque nouvelle sortie. Il faut saluer le groupe et sa ténacité car c’est l’un de nos rares représentants à pouvoir se frotter aux ténors power-métal européens sans avoir à rougir.

Nouvelle étape avec ce huitième album, The Burden of God. Saluons d’emblée la très belle pochette qui donne vraiment envie d’enfourner la galette dans son lecteur Cd. Cette impression positive se poursuit avec la plage d’introduction, « Gateways To The Void », un joli prélude instrumentale qui inaugure du meilleur. Dès « Sunrise In Hell », les fans vont se retrouver en terrain connu et dans leur zone de confort. Les grenoblois jouent sur leur points forts et assènent rapidement riffs percutants et rythmiques endiablées. Nouveau membre Matt Asselberghs à la guitare s’est parfaitement intégré et complète avec talent Franck Milleliri. Les compositions power-métal s’enchainent sans temps mort et mais si le très bon et le plus moyen s’enchainent. Difficile de pouvoir proposer 11 brûlots imparables et certains titres sont nettement moins attrayants et catchy que d’autres. On sent bien que NIGHTMARE a travaillé chaque chanson, chaque ligne mélodique, chaque refrain avec l’idée de proposer le mélange le plus efficace possible. On en peut pas demander l’impossible à nos amis et ils s’en sortent avec les honneurs.

Malgré son talent et son expérience, le chant de Jo Amore sonne toujours un peu trop râpeux à mes oreilles. Question de goût, je suppose, ce mélange de Dio et de Chris Boltendahl a aussi son charme. En tout cas l’accent est très bon et, à l’aveugle, difficile de percevoir l’origine géographique de NIGHTMARE. Là aussi, ce n’est pas si courant et cela doit être salué. Donc vous l’aurez compris, avec The Burden of God, NIGHTMARE poursuit sur sa lancée et enfonce le clou. Rien de bien nouveau sous la soleil si ce n’est la confirmation d’une valeur sûre du payage métal français.

[7,5/10] Oshyrya

 

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AFM Records / 2012

Tracklist (52:48 mn) 01. Gateways To The Void 02. Sunrise In Hell 03. The Burden Of God 04. Crimson Empire 05. Children Of The Nation 06. The Preacher 07. Shattered Hearts 08. The Doomsday Prediction 09. The Dominion Gate (Part III) 10. Final Outcome 11. Afterlife