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Par charité chrétienne nous allons tâcher de nous concentrer uniquement sur la musique et de ne pas trop faire de remarques désobligeantes sur la pochette de cet album. J’ai rarement vu une photo aussi ridicule et je peux formuler deux hypothèses: Kane avait une grand sens de la dérision ou travailler avec ALICE COOPER lui était sérieusement monté à la tête. Pour repomper sauvagement Wikipédia, Kane Roberts est un musicien de heavy métal qui a connu son heure de gloire à la fin des années 80 en étant le guitariste d'ALICE COOPER. Roberts est reconnaissable grâce à son physique proche du personnage interprété par Sylvester Stallone, John Rambo (je penche donc pour la deuxième hypothèse). Il a coécrit l'intégralité des chansons des albums Constrictor et Raise Your Fist and Yell du sieur Furnier. En 1987, profitant de sa nouvelle célébrité, il propose un premier album solo que voici rééditer.

Alors s’agit-il d’une perle injustement passer à la trappe en 1987 ? Et bien la réponse est franchement non. Cela sonne plutôt comme des chutes de studio délaissées lors de l’enregistrement de l’album d’ALICE COOPER. Les compositions manquent clairement de caractère et on s’ennuie rapidement. La production a beau être l’œuvre de Michael Wagener, les années n’ont pas été clémentes pour le son, on sent bien que le disque a 25 ans d’âge. Tous les poncifs du genre sont utilisés : les claviers dégoulinants, les chœurs et les soli de guitares pseudo-techniques. Le guitariste américain alterne entre titre métal et douceurs FM. Dans les deux cas, on est assez loin de l’extase.

Le label Yesterrock s’est fixé le beau défi de réédité des pépites oubliées rock/hard FM oubliée ou indisponible au format Cd. La tâche est noble mais nous aurions pu franchement nous passer de ce premier album solo de Kane Roberts. Au moins, en vinyle, la pochette assez grande garantissait des heures d’amusement pour toute la famille. 25 ans plus tard, le soufflé retombe lamentablement.

Oshyrya [05/10]

 

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Yesterrock – Universal – GerMusica Promotion / 2012

Tracklist (40: 49) : 01. Rock Doll 02. Women on the Edge of Love 03. Triple X 04. Gorilla 05. Outlaw 06. If This Is Heaven 07. Out for Blood 08. Full Pull 09. Too Much (For Anyone to Touch) 10. Tears of Fire 11. A Strong Arm Needs a Stronger Heart

Mirrormaze – Walkabout

MIRRORMAZE est un groupe italien formé en 2008 sous l’impulsion de Davide Penna (guitares), Sam Lanfranchini (claviers) et Matteo Maselli (batterie). Ils franchissent cette année le Rubicon et proposent un premier album Walkabout via le label transalpin Bakerteam Records. A l’écoute de ce disque, les influences sont assez évidentes: nos amis ont été bercés au son des grands noms du rock/métal progressif comme RUSH, DREAM THEATER ou encore FATES WARNING. Malheureusement, ce créneau est déjà particulièrement encombré et MIRRORMAZE risque d’avoir du mal à tirer son épingle du jeu.

Et l’écoute de Walkabout confirme cette crainte. Tous les ingrédients sont là, la recette a été scrupuleusement respectée mais le résultat est déjà entendu maintes et maintes fois. Les italiens s’en sortent avec les honneurs et assurent une prestation solide techniquement mais le manque de caractère des compositions est flagrant. Le meilleur moment de l’album reste de loin « Deeper Signs » qui voit le talentueux Ray Alder (FATES WARNING, REDEMPTION) faire une apparition. Il éclabousse de sa classe cette chanson et lui donne une autre dimension. On croirait alors écouter un ersatz de REDEMPTION. Fabio D'Amore, le chanteur de MIRRORMAZE, n’a pas à rougir de sa prestation mais il fait quand même pâle figure face à la maestria d’Alder. Les sons de claviers sonnent un peu datés et le groupe aurait gagné en efficacité et étant plus concis. Trois titres dépassent les huit minutes et se trainent en longueur.

Je suis très sévère car MIRRORMAZE ne démérite pas. Mais on trouve trop peu de moments de bravoure sur Walkabout pour ne pas être progressivement envahi par un sentiment de lassitude. Vraiment dommage car la maitrise technique est là.

[6,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.mirrormaze.eu

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/mirrormazeband

 

2012, Bakerteam Records

Tracklist (62:21 mn) 01. Prisoner 02. Earn your answers 03. Vicious circle 04. Lost in a belief 05. Joke 06. Deeper signs (featuring Ray Alder) 07. Walkabout 08. Missing 09. Broken soul

Intéressante formule que propose Stu Marshall (ex-DUNGEON) à travers son projet EMPIRES OF EDEN. Il compose toute la musique d’un album puis sollicite autant de chanteur que de chanson et leur laisse carte blanche au niveau des paroles et des mélodies vocales. Cela apporte une variété et une fraicheur sympathique à l’album. L’australien n’est pas à son coup d’essai puisqu’il a déjà éprouvé le concept à travers deux albums : Songs of War and Vengeance (2009) et Reborn in Fire (2010).

Musicalement parlant Marshall propose un power metal racé, assez classique et plutôt bien foutu. Il ne réinvente pas la roue mais offre un travail solide et sérieux. L’ensemble reste mélodique tout en gardant puissance et agressivité. Les riffs sont tranchants à souhait et la section rythmique s’en donne à cœur joie. On trouve ici et là un petit côté épique, via des orchestrations, assez sympathique. On sent bien que l’australien s’est fait plaisir et a voulu voir les choses en grand. Il s’agissait quand même d’un beau défi de pouvoir adapter chacune de ses compositions au style et au timbre de la voix du chanteur désigné. Le pari est réussi.

Marshall a fait sa part du boulot mais une grosse responsabilité repose sur les épaules du vocaliste. Et le résultat n’est pas forcément homogène, on passe du bon au passable. Le line-up constitué contient quelques têtes d’affiche mais aussi beaucoup de second-couteaux. Ainsi, Udo Dirkschneider (ex-ACCEPT, U.D.O.), Rob Rock (IMPELLITTERI, DRIVER) et Mike Dimeo (ex-MASTERPLAN / RIOT) cotoient Carlos Zema (OUTWOLRD, VOUGAN), Alessandro Del Vecchio (EDGE OF FOREVER) et Sean Peck (CAGE). Et les premiers ne s’en sortent pas forcément mieux que les seconds. Autant Udo assure avec classe, autant les prestations Rock ou Dimeo sonnent franchement quelconques.

L’un dans l’autre, Channelling the Infinite est un bon album, agréable à écouter mais ce qu’il gagne en fraicheur à travers la présence de tant d’intervenants, il le perd en cohérence. Ce n’est pas un péché mortel mais cela gâche un peu le plaisir

[7,5/10] Oshyrya

 

Site Officiel: http://www.empiresofeden.com/

MySpace Officiel: http://www.myspace.com/empiresofeden

 

2012, EOE / Rock n’ Growl Management

Tracklist (67:02 mn) 01. Cry Out 02. Hammer Down 03. This Time 04. Channelling the Infinite 05. Lions for Lambs 06. Cyborg 07. World on Fire 08. Your eyes 09. Born a king 10. As flames scorch the ground 11. White wings 12. Hammer down All star version13. Born a King