Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Vader – The Empire

vader-empireVader, cette preuve vivante que l'on peut être un groupe metal qui déroule l'âge du Christ au compteur et qui affiche un état de forme insolent. Certains mauvais esprits trouveront l'explication du côté du line up dans lequel Peter (Piotr Paweł Wiwczarek pour l'état civil) est le seul rescapé depuis les débuts du groupe en 1983.

Il va de soi que le sang frais à contribué à conserver Vader au sommet de la scène Death metal polonaise dont il demeure un fer de lance sur de son fait, pas effaré le moins du monde par un Behemoth. Mais on ne peut se contenter de cette explication. Après tout, l'album précédent, "Tbi Et Igni" sonnait un poil routinier et prévisible, le combo semblait calé comme un poids lourd un tantinet poussif. Cette fois le groupe est plûtot le pied à fond sur l'accélérateur et se ontre plus inspiré et percutant.
En l'espace de trente minutes on ne compte plus les moments de furie dévastateurs, Vader làche ses coups et vous roule dessus, et si vous n'avaez pas pigé, il recommence. Les blasts sont légion, le groupe se permet de distiller quelques breaks pour mieux vous broyer au second passage. L'Apocalypse à grande vitesse, administrée avec une férocité jubilatoire. On ne perd pas de temps, on distribue les coups généreusement, et il est fort probable que les amateurs du groupe en seront ravis. Un cocktail efficace qui allie production en béton, des coups qui pleuvent, et une pincée de solis dignes de Slayer, tandis que le chant rugueux et un poil linéaire s'avère toujours efficace. A défaut d'être novateur, Vader reste solidement campé sur ses positions. Avis aux amateurs.

Hamster (08/10)

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Nuclear Blast / 2016

Tracklist (33 minutes) 1. Angels of Steel 2. Tempest 3. Prayer to the God of War 4. Iron Reign 5. No Gravity 6. Genocidius 7. The Army-Geddon 8.Feel My Pain 9. Parabellum 10. Send Me Back to Hell

 

 

oshy_13112016_ud_dirkschneidAh chouette un nouvel album live de DIRKSCHENEIDER. Cela faisait longtemps et tout le monde vous dira qu’une année sans album ou live du chanteur à la voix nasillarde perd de son charme. Difficile de savoir si cela vient vraiment de la demande du public. Il y a de quoi douter tant cela ressemble à un bon moyen pour le chanteur (et son label) de générer des revenus réguliers. Il n’y a pas de mal à cela et ils doivent s'y retrouver pour qu’ils continuent ainsi.

Petite différence avec les lives habituels d’U.D.O., il s’agit du groupe sous la forme DIRKSCHNEIDER, un bon moyen pour lui de revisiter sa très longue discographie, en solo ou avec ACCEPT. Enfin il le faisait déjà largement même en solo mais passons. Cet album est la reproduction sonore du concert donné le 2 avril dernier au Kaminwerk de Memmingen. Le show était sold-out, tant mieux et faisait partie du Back To The Roots Tour. Le deal était clair, ce concert consiste à reprendre que des titres d’ACCEPT pour la toute dernière fois sur scène. Nous avons un doute sur la véracité de cette affirmation mais l’avenir nous donnera tort ou raison. Les fans seront sans doute heureux de retrouver tous les classiques des allemands chantés par le chanteur original mais il ne faut pas demander plus. Les hits sont là mais plus de surprises ou de vieilleries auraient été bienvenues. Certains albums n’apparaissent pas comme le tout premier, le disque éponyme du 1979. Sinon vous pourrez secouer la tête au son de « Metal Heart », « Balls to the Wall » ou encore « Fast As a Shark ». Pour terminer signalons la présence de Sven Dirkschneider derrière les fûts et la qualité de la prise de son.

Ce LIVE – Back To The Roots peut faire office de souvenir pour les fans qui auraient assisté à cette tournée ou de best-of contemporain pour découvrir les tubes d’ACCEPT. Je serai prêt à parier un petit billet que ce ne sera pas la dernière fois que Dirkschneider interprète certaines de ces chansons. Les concerts d’U.D.O. risqueraient de perdre sinon un partie de leur saveur.

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (65:48 mn & 64:01 mn)

CD1: 01. Intro 02. Starlight 03. Living For Tonite 04. Flash Rockin‘ Man 05. London Leatherboys 06. Midnight Mover 07. Breaker 08. Head Over Heels 09. Neon Night 10. Princess Of The Dawn 11. Winterdreams 12. Restless And Wild 13. Son Of A Bitch

CD2: 14. Up To The Limit 15. Wrong Is Right 16. Midnight Highway 17. Screaming For A Love-Bite 18. Monsterman 19. T.V. War 20. Losers And Winners 21. Metal Heart 22. I’m A Rebel 23. Fast As A Shark 24. Balls To The Wall 25. Burning

Unfathomable Ruination – Finitude

Le beau gros pavé de Brutal Death Metal que voilà ! 2016 aura beau avoir été une année pourrie sur de trop nombreux plans, il faut reconnaître qu’il s’agit d’un grand cru en Death Metal. Là où le Thrash semble se cantonner à quelques seconds couteaux avides de prendre la place des boss du genre et où le Black se résume, à mes yeux, à une petite poignée d’albums intéressants surplombant une masse de galettes pas franchement indispensables, le Death me livre chaque mois son lot de surprises, à tel point qu’il est difficile de suivre le rythme. Finitude est sorti le 31/08, et ce n’est que maintenant que j’ai le temps de vous proposer quelques lignes sur un des albums de Death les plus recommandables de l’année.

Unfathomable Ruination joue dans la même ligue qu’Unmerciful. Celle des furieux. Celle du barrage de riffs. Celle de la section rythmique implacable. Celle de l’épuisement sonore. Cependant, cela ne signifie pas pour autant que Finitude est dépourvu de finesse, au contraire. Sous ses allures de bulldozer radical se dissimule un Death technique de haute volée, à tel point qu’il est presque dommage que ces finesses, ces détail soient dissimulés dans un assaut sonore implacable. Et c’est peut-être le reproche principal que je dois adresser à cet album : il ne s’arrête jamais. Finitude est un flux d’informations tendu, épuisant même. Vouloir écouter cet album et en saisir la moindre facette est presque une épreuve. Curieusement, je le trouve plus éprouvant à suivre que tous ces groupes de brutal guttural qui alignent deux riffs sur fond de rythme pataud. Avec ces derniers, une fois que le riff de base est retenu, on se laisse aller. Ici, l’écoute requiert une attention de tous les instants.

De tous les albums de Death Metal de l’année, Finitude est, à mes yeux, le plus exigeant (même si je dois reconnaître que je n’ai pas encore écouté le prochain album d’Ulcerate). Sa combinaison de brutalité et de technique en fait un monstre difficile à apprivoiser, le genre d’album qui ne vous lâchera pas si vous savez faire preuve de persévérance. Une des valeurs sûres de 2016.

Mister Patate (9/10)

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Sevared Records / 2016
Tracklist (46:22) 1. Pestilential Affinity 2. Abdication of Servitude 3. Thy Venomous Coils 4. The Ephemeral Equation 5. Nihilistic Theorem 6. Neutralizer 7. Inhuman Reclamation 8. Pervasive Despoilment 9. Forge of Finitude