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oshy_06112016_liveranL’ambition c’est bien et notre ami Daniele Liverani n’en manque pas. Après avoir travaillé sur de très nombreux projets comme TWINSPIRITS, COSMICS, KHYMERA ou encore GENIUS, il décide de s’attaque à la composition d’un Concerto. Rien que ça… Yngwie Malmsteen avait déjà joué à ce jeu-là dans la passé en mêlant orchestre et guitare électrique. Ici, Liverani reste dans les eaux connues et n’intègre pas d’instrument électrique dans son concerto. Les instruments classiques de l’orchestre sont mis en œuvre. Pour l’italien c’est un retour aux sources puisque sa formation initiale concerne le piano et l’étude des grands compositeurs classiques. La guitare n’est venue que plus tard, à l’âge de dix-sept ans.

A l’écoute de cette grosse demi-heure, tout un chacun ne peut être qu’impressionné par la somme de travail réalisé pour composer puis savamment mettre en place chacune de ces compositions. Le professionnalisme est d’évidence et chacun des musiciens impliqués donne son meilleur. Assez complexe, Liverani a choisi de mettre une large palette de talents. Je n’aurais pas l’ubris de vous faire croire que je peux donner un avis définitif sur ce concerto. De mon point de vue, ces quatre mouvements restent très agréables à écouter, notre maestro du jour variant les thèmes et les rythmes efficacement. L’exercice est forcément difficile et peut vite tomber dans le ridicule. Ce n’est pas le cas ici. Si vous voulez goûter à autre chose et que vous êtes déjà familier du travail de Daniele Liverani dans le jour tout à fait différent du métal progressif, vous feriez bien de lui donner sa chance. Ce disque représente deux années de travail et doit surtout s’apparenter à un défi qu’il s’est lancé à lui même. Gageons qu’il est satisfait du résultat final.

Oshyrya

 

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Lion Music / 2016

Tracklist (33:58 mn) 01. Movement n.1: An Innocent Challenge (Moderato con moto) 02. Movement n.2: Childhood fading away (Andante) 03. Movement n.3: Meditation (Adagio) 04. Movement n.4: Complete consciousness (Moderato con brio)

oshy_06112016_leav_eyeLEAVES’ EYES où l’art du “damage control” pour le groupe et son label. Après le départ fracassant de la chanteuse Liv Kristine et toutes les amabilités échangées par presse interposé entre elle et son ex-mari (Alexander Krull) il fallait bien essayer d’occuper le terrain et rapidement donner un os à ronger aux fans. Pas sûr que nous sachions vraiment le fin mot de cette histoire de rupture (à moins que cela ne soit qu’un couple qui se déchire dans le privé) mais c’est un beau gâchis tant leur dernier opus ensemble, King Of Kings, s’avère être leur plus gros succès à ce jour. Maintenant il faut tout reconstruire de chaque côté.

Cet EP est donc l’occasion pour la nouvelle chanteuse, Elina Siirala, de faire ses premiers pas discographique. A part ce titre inédit qui donne son nom à cet EP, le reste fait office de remplissage avec une version acoustique et des titres de King Of Kings réenregistrés. Alors cette nouvelle chansons ? C’est grandiloquent et guimauve à souhait mais le charme se dissipe très rapidement. Difficile de vraiment se satisfaire de cette chanson qui peine à convaincre et à vraiment capter l’auditeur. Les plus chagrins me diront que c’est ainsi depuis longtemps avec LEAVES’ EYES, c’est vrai mais il y a avait Liv Kristine qui élevait quand même un peu le débat. On retrouve la marque de fabrique du groupe, les orchestrations, les chœurs, les quelques growls de Krull mais on bout de quelques minutes l’ennui s’installe. Assez lourd, « Fires in the North » en devient indigeste. Elina Siirala fait le boulot attendu, son timbre de voix rappelle parfois Simone Simons d’EPICA.

Comme rappelé en introduction, l’ambition de cet EP est évidente, il faut occuper le terrain. Le résultat reste assez moyennement convaincant, cela reste du LEAVES’ EYES mais il manque un supplément d’âme à cette chanson pour l’instant. Le talent est là et nous verrons bien ce que nous réserve l’album à venir. Pour l’instant, les doutes subsistent.

Oshyrya (05/10)

 

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AFM Records / 2016

Tracklist (20:41 mn) 01. Fires In The North 02. Fires In The North (Acoustic Version) 03. Edge Of Steel (2016 Version) 04. Sacred Vow (2016 Version) 05. Swords In Rock (2016 Version)

Cette chronique aurait pu être à l’image de ce nouvel album de la bande à Poulsen : une simple resucée de mon effort précédent, caractérisée par le même manque d’inspiration. Il faut dire que la galette ne m’inspire pas plus que ça. Pour tout vous dire, j’ai même du mal à trouver les mots acides pour décrire ce que cet album me fait ressentir. Pourquoi s’éreinter à parler de cet album alors que le groupe lui-même ne s’est pas retourné les ovaires pour nous proposer quelque chose qui se rapproche de quelque chose de sympa.

En gros, Seal The Deal And Let’s Boogie est une copie-conforme de son prédécesseur, le guest de King Diamond en moins. Les mêmes riffs, les mêmes intonations dans le chant, le même sentiment d’être face à un groupe en pleine panne d’inspiration et répétant à l’envi les mêmes plans éculés. Je vous vois arriver au tournant : ce constat s’applique à 90 % des groupes. Et c’est bien vrai. Mais la recette proposée par Volbeat est-elle vraiment la bonne ? Lui permet-elle de prétendre à un titre de headliner de demain (un rôle vers lequel certains semblent pousser la formation danoise) ? Le temps passe et le propos de Volbeat se fait de moins en moins acéré, de plus en plus convenu pour un public aussi large que possible. Volbeat, le prochain Maiden ou Metallica quand ces derniers auront disparu ? Crevez-moi les oreilles avec un pic à glace, svp. Ce groupe n’a pas usurpé son surnom de « Forbans du Metal ». Si je voulais vraiment écouter de la variétoche, je me mettrais au zouk.

Mister Patate (1/10)

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Universal Records / 2016
Tracklist (xx:xx) 1. The Devil's Bleeding Crown 2. Marie Laveau 3. The Bliss 4. The Gates of Babylon 5. Let It Burn 6. Black Rose 7. Rebound 8. Mary Jane Kelly 9. Goodbye Forever 10. Seal The Deal 11. Battleship Chains 12. You Will Know 13. The Loa's Crossroad