Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

oshy_06112016_leav_eyeLEAVES’ EYES où l’art du “damage control” pour le groupe et son label. Après le départ fracassant de la chanteuse Liv Kristine et toutes les amabilités échangées par presse interposé entre elle et son ex-mari (Alexander Krull) il fallait bien essayer d’occuper le terrain et rapidement donner un os à ronger aux fans. Pas sûr que nous sachions vraiment le fin mot de cette histoire de rupture (à moins que cela ne soit qu’un couple qui se déchire dans le privé) mais c’est un beau gâchis tant leur dernier opus ensemble, King Of Kings, s’avère être leur plus gros succès à ce jour. Maintenant il faut tout reconstruire de chaque côté.

Cet EP est donc l’occasion pour la nouvelle chanteuse, Elina Siirala, de faire ses premiers pas discographique. A part ce titre inédit qui donne son nom à cet EP, le reste fait office de remplissage avec une version acoustique et des titres de King Of Kings réenregistrés. Alors cette nouvelle chansons ? C’est grandiloquent et guimauve à souhait mais le charme se dissipe très rapidement. Difficile de vraiment se satisfaire de cette chanson qui peine à convaincre et à vraiment capter l’auditeur. Les plus chagrins me diront que c’est ainsi depuis longtemps avec LEAVES’ EYES, c’est vrai mais il y a avait Liv Kristine qui élevait quand même un peu le débat. On retrouve la marque de fabrique du groupe, les orchestrations, les chœurs, les quelques growls de Krull mais on bout de quelques minutes l’ennui s’installe. Assez lourd, « Fires in the North » en devient indigeste. Elina Siirala fait le boulot attendu, son timbre de voix rappelle parfois Simone Simons d’EPICA.

Comme rappelé en introduction, l’ambition de cet EP est évidente, il faut occuper le terrain. Le résultat reste assez moyennement convaincant, cela reste du LEAVES’ EYES mais il manque un supplément d’âme à cette chanson pour l’instant. Le talent est là et nous verrons bien ce que nous réserve l’album à venir. Pour l’instant, les doutes subsistent.

Oshyrya (05/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2016

Tracklist (20:41 mn) 01. Fires In The North 02. Fires In The North (Acoustic Version) 03. Edge Of Steel (2016 Version) 04. Sacred Vow (2016 Version) 05. Swords In Rock (2016 Version)

Cette chronique aurait pu être à l’image de ce nouvel album de la bande à Poulsen : une simple resucée de mon effort précédent, caractérisée par le même manque d’inspiration. Il faut dire que la galette ne m’inspire pas plus que ça. Pour tout vous dire, j’ai même du mal à trouver les mots acides pour décrire ce que cet album me fait ressentir. Pourquoi s’éreinter à parler de cet album alors que le groupe lui-même ne s’est pas retourné les ovaires pour nous proposer quelque chose qui se rapproche de quelque chose de sympa.

En gros, Seal The Deal And Let’s Boogie est une copie-conforme de son prédécesseur, le guest de King Diamond en moins. Les mêmes riffs, les mêmes intonations dans le chant, le même sentiment d’être face à un groupe en pleine panne d’inspiration et répétant à l’envi les mêmes plans éculés. Je vous vois arriver au tournant : ce constat s’applique à 90 % des groupes. Et c’est bien vrai. Mais la recette proposée par Volbeat est-elle vraiment la bonne ? Lui permet-elle de prétendre à un titre de headliner de demain (un rôle vers lequel certains semblent pousser la formation danoise) ? Le temps passe et le propos de Volbeat se fait de moins en moins acéré, de plus en plus convenu pour un public aussi large que possible. Volbeat, le prochain Maiden ou Metallica quand ces derniers auront disparu ? Crevez-moi les oreilles avec un pic à glace, svp. Ce groupe n’a pas usurpé son surnom de « Forbans du Metal ». Si je voulais vraiment écouter de la variétoche, je me mettrais au zouk.

Mister Patate (1/10)

Facebook officiel

Universal Records / 2016
Tracklist (xx:xx) 1. The Devil's Bleeding Crown 2. Marie Laveau 3. The Bliss 4. The Gates of Babylon 5. Let It Burn 6. Black Rose 7. Rebound 8. Mary Jane Kelly 9. Goodbye Forever 10. Seal The Deal 11. Battleship Chains 12. You Will Know 13. The Loa's Crossroad

Prenez un des frontmen les plus emblématiques du Death Metal, associez-le à un musicien de talent, que dis-je, à un véritable homme-orchestre aussi à l’aise derrière une batterie qu’à la guitare ou à la basse et, enfin, à l’ancien batteur de The Black Dahlia Murder, secouez bien le tout et voilà le tout nouveau super-groupe qui va tous nous séduire. Simpliste, cette intro ? Certes, mais comment décrire différemment ce trio infernal Corpsegrinder – Adam Dutkiewicz – Shannon Lucas ? Sur le papier, malgré le fait que ces musiciens n’officiaient pas vraiment dans la même ligue, on se prend à se demander ce que donnera cette union… Et la première écoute de cet album éponyme a dissipé toutes mes craintes et confirmé le potentiel explosif de cette formation.

Ceux qui s’attendaient à un clone de Cannibal Corpse en seront pour leurs frais : Serpentine Dominion ne joue pas dans la même ligue. En effet, le cocktail proposé par Serpentine Dominion est plus varié, loin du « simple » Death brutal de papa que la bande à Corpsegrinder nous dégueule à la face depuis Eaten Back To Life. Certes, certains morceaux sont taillés dans la même veine (« On The Brink Of Devastation » en tête), mais le reste de l’album s’avère bien plus varié, avec passages plus typés Metalcore/Deathcore, quelques refrains en chant clair en contrepoint du chant hurlé (imaginez la collision frontale entre Killswitch Engage et Cannibal Corpse et vous aurez une bonne idée du truc) et une capacité à ralentir le tempo sans pour autant tomber dans le mid tempo poisseux des titres les plus lents de Cannibal Corpse.

Serpentine Dominion a su piocher dans les éléments des groupes d’origine de ses membres pour nous proposer une formule nouvelle et intéressante. Je n’aurais que deux reproches. Tout d’abord, sa durée, qui le classe presque dans la rubrique des « gros ep ». Enfin, et c’est peut-être plus gênant, cette question qui se pose : au vu du temps qu’il aura fallu au groupe pour se former et pour composer ensemble (les premiers contacts remontent à 2009), n’est-ce pas un feu de paille ? Ces musiciens seraient-ils prêts à consacrer moins de temps à leurs projets respectifs bien plus importants pour pérenniser Serpentine Dominion ? Personnellement, j’en doute. Pour l’heure, je me contenterai de profiter de l’instant présent et de cet album bien né.

Mister Patate (8,5/10)

Facebook officiel

Metal Blade Records / 2016
Tracklist (25:50) 1. Intro 2. The Vengeance in Me 3. Vanquished unto Thee 4. Divide, Conquer, Burn, and Destroy 5. Sovereign Hate 6. On the Brink of Devastation 7. Jagged Cross Legion 8. Prelude 9. This Endless War