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Cornerstone – Reflections

oshy_04112016_cornerstoIl aura fallu cinq ans de travail aux autrichiens de CORNERSTONE pour donner un successeur à Somewhere in America (chronique ici). Les frères Wachelhofer toujours aux commandes, ne se sont pas reposés sur leurs lauriers et ont su saisir toutes les opportunités pour se produire sur scène avec leur groupe. Il n’y a de toute façon pas d’autres moyens de se faire plus largement connaître et de toucher un nouveau public potentiel. Sans compter les changements de line-up opéré encore une fois. Bref désormais constitué en quatuor, CORNERSTONE compte bien prouver à tous avec Reflections, leur troisième album, que malgré les embûches ils sont toujours bien là pour faire vibrer la fibre musicale des amateurs de rock.

Premier gros changement qui frappe d’entrée, exit Patricia Hillinger, c’est désormais Alina Peter qui s’agite derrière le micro. Elle fait preuve tout au long du disque d’en belle énergie et d’une conviction évidente. Sa voix reste assez proche de la précédente chanteuse et elle se coule parfaitement dans le moule de CORNERSTONE. Les autrichiens n’ont pas changé de crémerie et continuent de naviguer sur les rivages d’un rock simple mais coloré, très typé années 80. Les guitares ont la part belle mais le son se voit enrichir de piano ou de nappes de claviers. Les mélodies se veulent directes et facilement mémorisables, le refrain se doit d’être attrayant, le tout dans un format assez court et calibré autour des quatre minutes. Pas grand-chose à redire sur le qualité générale des compositions, les autrichiens affichent un savoir-faire évident. L’intro aux claviers d’un « Heart On Fire » nous renvoie immédiatement trois décennies en arrière et possède ce petit goût nostalgique qui ne peut qu’apparaitre sympathique aux trentenaires et quarantenaires. Même chose pour « Believe in Me » qui possède ce même côté un peu suranné. Les progrès par rapport à Somewhere in America sont évidents, CORNERSTONE a su encore affiner son identité musicale, ce savant mélange entre rock, AOR et pop. Saluons le travail de production, pour un groupe aux moyens forcément limité, le son s’avère très propre. Finalement le seul gros point noir de ce disque reste sa durée. En 2016, proposer moins de quarante minutes de musique, cela fait vraiment chiche.

Malgré les années, CORNERSTONE poursuit son chemin et revient après une longue absence armé d’un nouvel album réussi. Plus convaincant que son prédécesseur, Reflections montre un groupe revitalisé par l’arrivée d’une nouvelle chanteuse et d’un nouveau batteur. Ce sang neuf semble avoir réveillé la créativité de Michael et Steve Wachelhofer. Très facile d’accès, ce disque peut vraiment plaire au plus grand nombre. Mais vous feriez mieux d’être né avant 1980 pour vraiment succomber à son charme nostalgique.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction – ATOM Records / 2016

Tracklist (37:20 mn) 01. Nothing To Lose 02. Last Night 03. Heart On Fire 04. Whatever 05. True Confessions 06. Northern Light 07. Brother 08. Sooner Or Later 09. Believe In Me 10. Once

In Flames – Battles

oshy_itw_i_flam_03A l'écoute de ce douxième album du groupe In Flames, on sait déjà à quoi s'attendre. le groupe n'est pas disposé à revenir en arrière. Tout au plus quelques clins d'oeil au passé avec des riffs un poil teigneux qui  surnagent notamment dans le single " The End ", contrebalancés par un refrain enrobé de guimauve. Le groupe suédois se cantonne à une formule rock alternatif, insérant de l'electro. Chez In Flames on souffle le chaud et le froid, les nostalgiques seront ravis d'entendre le percutant " Through My Eyes ", rapide et nerveux et ou Anders cesse de geindre pour sortir ses tripes. Dans cette compo, le successeur de Daniel Svensson qui a quitté le groupe après 18 ans derrière les futs, démontre qu'il n'a rien d'un manchot paumé sur la banquise. Ne vous réjouissez pas trop vite, le refrain s'avère un poil castrateur et acidulé, mais pour compenser on retrouve un solo de guitare digne de ce nom.

Ultime moment de bravoure d'un navire en perdition comme l'ancien guitariste Jesper Strömblad à qualifié le groupe ? Une chose est sûre; on touche le fond avec la ballade " Here Until Forever ", ou Anders geint avec un vocoder… Quand on pense que le groupe était une figure de proue du Death Metal mélodique il y a 26 ans, le plus gênant à l'écoute de "Battles" c'est bien que le groupe se contente le plus souvent de recycler, les moments accrocheurs se font rares. On s'ennuie ferme durant l'interminable "Wallflower". "Save Me" conclut l'album et sauve la fin d'un album qui aurait tellement gagné à être plus agressif, mais le groupe s'évertue à couper dans leur élan les passages énergiques. Pour autant, l'album" Battles " pris hors du contexte lourd de la longue discographie du groupe, n'est pas un album totalement indigent pour un mix de pop rock alternatif cela tient la route. Mais In Flames s'est tellement éloigné de ses racines metal, que la question se pose, le groupe a t-il encore sa place dans notre site ?

Hamster Forever

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Nuclear Blast / 2016

Tracklist (47 minutes) 1.Drained  2. The End 3. Like Sand 4. The Truth 5. In My Room 6. Before I Fall   7.Through My Eyes 8. Battles 9. Here Until Forever  10. Underneath My Skin 11. Wallflower  12. Save Me

Un peu plus d’un an et demi après l’excellent « Pulses of Pleasure » (2015), Evil Invaders, formation Belge qui a inventé le mouvement perpétuel tant ses concerts s’enchainent sans discontinuer, vient se rappeler au bons souvenirs discographiques de ses fans en proposant ce « In for the Kill », un EP disponible en CD et vinyle, ces deux éditions étant respectivement limitées à 1000 et 600 exemplaires.

Cette sortie coïncide avec le début de la tournée Européenne du groupe en première partie de Suicidal Angels.

Les deux premiers titres sont de nouvelles compositions enregistrées en studio qui démontrent que le groupe n’a nullement l’intention de baisser d’intensité. « As Life Slowly Fades », légèrement plus Thrash que ce que le groupe nous a proposé jusqu’à aujourd’hui est interprétée avec conviction. « Raising Hell » dans la plus pure veine Evil Invaders, d’un niveau bien supérieur, est excellente avec une ligne de chant perçante de Joe : Un futur classique en live ! 

Deux morceaux live viennent compléter ce EP. Comme pour les versions studio, le son puissant permet de parfaitement restituer l’énergie déployée par les Belges en concert. Malgré la jeunesse des musiciens, l’accumulation des concerts leur a donné une expérience palpable, qui vient assoir le statut d’un des groupes les plus efficaces sur les planches.

Outre la pochette bien en deçà des standards du groupe, le seul bémol vient du prix demandé par le label : 10 Euros pour le CD et 16 pour la version vinyle la moins chère, cela parait vraiment excessif pour quatre titres dont seulement deux inédits… Si au moins l’argent allait dans les poches du groupes on aurait l’impression de faire une bonne action, mais comme d’habitude pour ce qui est des royalties des petites formations rien n’est moins sûr… 

Ce prix injustifié influe inévitablement sur la note attribuée à ce disque.

Site officiel : www.evilinvaders.be

Facebook officiel : www.facebook.com/evilinvaders

Murder-One (07/10)


Napalm Records / 2016

Tracklist (20:20) : 01.As Life Slowly Fades 02.Raising Hell 03.Pulses of Pleasure (live) 04.Victim of Sacrifice (live)