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Syr Daria – Voices

oshy_18092016_sy_dariDans le petit monde du métal hexagonal, l’Alsace jouit d’une position assez spéciale. Autant les fans peuvent vivre leur passion à fond avec différentes salles dans la région mais surtout une proximité avec l’Allemagne et la Suisse qui d’étancher sa soif de musique en faisant quelques dizaines de kilomètres. Toutes les grosses tournées passent dans ces deux pays limitrophes alors qu’elles semblent prendre un malin plaisir à éviter notre pays. Dans ce contexte, la scène underground s’avère assez vivace et quelques groupes parviennent régulièrement à toucher un plus large public comme les vétérans de MERCYLESS ou les regrettés KARELIA. Mais depuis 2007, il faut compter dans ce paysage sur SYR DARIA. Depuis presque dix ans, le quatuor distille un heavy métal à la fois mélodique et moderne à même de plaire à un large public.

Cinq ans après Circus of Life, les voici de retour avec un deuxième opus sous le bras, Voices. Pendant ce laps de temps, les mulhousiens ont pu parfaire encore leur art et affuter leurs instruments sur scène et en studio. Ce nouvel opus s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur tout en incorporant de nouvelles influences. Les différentes chansons se veulent assez longues et touffues, SYR DARIA tisse avec application sa toile musicale et ne lâche plus sa proie une fois celle-ci capturée. Mélodie et agressivité se mêle avec efficacité permettant au groupe d’exprimer une large palette d’émotion. Les très directs et râpeux « Slaves » et « Pornstar » répondent ainsi aux plus posés « Gilead » et « Slaves of Osiris ». Ce dernier ne manquera faire apparaitre l’une des grande influence de SYR DARIA (et de 80% des groupes métal modernes), l’ombre d’un METALLICA plane sur l’ensemble du disque. Les alsaciens ne s’en cachent pas et assument les empreintes laissées ici et là d’un IRON MAIDEN, ICED EARTH ou BLIND GUARDIAN. La maîtrise technique affichée par le quatuor s’avère particulièrement impressionnante sans que le chant ne soit en reste. Guillaume Hesse offre une très belle prestation derrière le micro, sa conviction fait plaisir à entendre. Enfin, cerise sur le gâteau, la production du disque n’est pas en reste avec un son clair et puissant concocté par Renaud Hebinger à l’Alligator Studio de Pfastatt (68).

Mêmes les plus exigeants risquent d’avoir bien de difficultés pour mettre en défaut ce deuxième album des mulhousiens de SYR DARIA. Sur le fond comme sur la forme, le travail et a été bien fait, avec application et professionnalisme. Le groupe ne prétend pas révolutionner le genre mais ils y apportent leur patte avec un talent évident. Si vous ne connaissez pas cette formation, vous avez ici une occasion parfaite. Voices a tout pour plaire et permettra, n’en doutons pas, à SYR DARIA de toucher un plus large public.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Autoproduction – Brennus music / 2016

Tracklist (49:35 mn) 01. Back to the Circus 02. Gilead 03. Army of Clowns 04. Slaves of Osiris 05. Pornstar 06. Hannibal 07. The Monkey 08. Walk with the Dead 09. Insomnia 10. Voices

Dee Snider – We Are the Ones

Monde de merde !

A l’heure où nos idoles meurent ou raccrochent les unes après les autres dans un rythme des plus soutenu, il n’y a rien de plus rassurant que de pouvoir s’accrocher à ses derniers héros.

Et, alors que les cendres de la reformation de Twisted Sister ne sont pas encore tièdes, leur front-man charismatique, qu’il n’y a plus besoin de présenter, vient nous pondre un album solo aussi déroutant qu’inutile…

Car outre la superbe reprise de la Sœur Tordue « We're Not Gonna Take It » où Dee seulement accompagné d’un piano se révèle d’une sensibilité incroyable, l’ensemble des titres, y compris la cover de Nine Inch Nails (ce choix pose déjà l’orientation musicale du projet) « Like a Hole », erre dans un univers Pop, Indus, Punk Rock gentillet des 90’s, le tout dans un empilage de compositions pas inspirées, taillées pour passer dans une radio US mainstream.

Alors certes, mis à parts les excellents albums de Widowmaker, Dee Snider n’a jamais impressionné avec ses productions solo qu’étaient le décousu, mais très Hard-Rock, « Never Let the Bastards Wear You Down » (2000) et l’insipide single « To Hell anb Back » (2015), mais avait jusqu’alors toujours proposé du supportable. Dee Does Broadway (2012) par exemple était très éloigné de l’univers collant à la peau du chanteur, mais était un vrai bon disque qui venait en soutient de sa participation à une comédie musicale.

Voici en substance comment Dee Snider présente ce disque : « Oubliez tout du passé. La plus part de mes fans vont le détester. J’ai abandonné mon passé pour avancer. »

Tout est malheureusement dit…

Site officiel : www.deesnider.com

Facebook officiel : www.facebook.com/facedeesnider

Murder-One (01/10)

 

earMUSIC / 2016

Tracklist (24:17) : 01. We Are the Ones 02. Over Again 03. Close to You 04. Rule the World 05. We're Not Gonna Take It 06.Crazy for Nothing 07. Believe 08. Head Like a Hole 09. Superhero 10. So What

Brujeria – Pocho Aztlan

brujeria-pochoaztlanIl y des vieux de la vieille qui ne déçoivent jamais leurs fans les plus accrocs , ils fournissent toujours la même quantité de came, épciée, jamais frelatée. N'allez pas imaginer que je me vautre dans les clichés, comparant un groupe Mexicano Américain au trafic de drogue… mais c'est un poil de leur faute après tout, ce sont eux qui se comparent à des seigneurs des cartels de la drogue de Tijuana … en tous cas Brujeria est une bande de bouchers qui tranche toujours dans le vif et qui n'avait pas sévi depuis trops longtemps, Brujerizmo est sorti il y a déjà 16 ans l'air de rien. La sortie d'une compilation et d'une poignée de singles sont de bien maigres offrandes durant ce laps de temps font pale figure à côté d'un album qui tient ses promesses. Au micro on retrouve Juan Brujo (John Lepe) présent depuis les débuts du groupes à la fin des années 80, "Hongo" (Shane Embury de Napalm Death), "El Cynico" Jeff Walker de Carcass, Hongo Jr (Nicholas Barker) à la batterie. Amateurs de boucherie Grind – Death Metal, Brujeria est prêt à vous emmener partir en guerre contre le voisin nord américain cette "terre promise gâchée" qui en prend pour son grade (racisme, Trump sont des sujets de prédilection). Une production brut de décoffrage, des arrangements un poils plus subtils que dans l'album précédent font de cette livraison 2016, une salve épicée et accrocheuse. Le groove est de sortie sur "No Aceptan Imitaciones",  tandis qu'un "Plato O Plomo" et un "Satongo" furieux vous colleront direct contre le mur.  Le groupe ne fait pas de quartier, et son énergie communicative et punk est toujours administrée avec un poil d'humour noir, notamment sur "Mexico Campeon ". Pas de temps mort à souligner, les compositions accrocheuses frappent juste. Le groupe varie les coups et les plaisirs, si Dino Cazarès n'est plus de la partie, le titre "Codigos" a des alllures d'un Fear Factory. A retenir en fin d'album, cette reprise déjantée des Dead Kennedys "California Über Alles". Brujeria  livre un album tout à fait recommandable et solide, on espère qu'il ne faudra pas attendre 16 ans pour avoir la suite. Petit bémol, on regrettera en revanche l'absence des titres du single "Viva presidente Trump!" sorti au printemps 2016.

Hamster (08.5/10)

www.brujeria.com

www.facebook.com/Brujeria

Nuclear Blast / 2016 
Tracklist (46 minutes) 01. Pocho Aztlan 02. No Aceptan Imitaciones 03. Profecia Del Anticristo 04. Angel De La Frontera 05. Plato O Plomo 06. Satongo 07. Isla De La Fantasia 08. Bruja- 09. Mexico Campeon 10. Culpan la mujer1 1. Codigos 12. Debilador 13. California Über Aztlan