Asenblut, originaire de Götingen, court sans honte après les vikings d'Amon Amarth depuis 10 ans. Et malgré leurs efforts, leur galopade effrénée pour rattraper les meilleurs représentants du metal viking, ils sont bien loin de l'original. A l'écoute on entend surtout la frustration d'AFM records qui aimerait bien avoir son groupe de vikings pour écumer les scènes d'Europe et toucher le jackpot… et puis Amon Amarth est devenu si gros qu'il est sans doute hors de portée financièrement. Il ne restait donc plus qu'une solution, le label s'est jeté sur ce clone qui tente de coller aux basques du groupe suédois, autant choper les miettes après tout.
Seule nuance par rapport aux suédois, le chant en allemand scandé sans doute un soir de pleine lune pour apporter une dimension épique. Asenblutt est un cover band correct, sur le plan de l'exécution c'est un hommage assez fidèle à l'original. On peut comprendre la frustration, l'envie d'avoir son groupe de vikings, mais comme à chaque fois qu'un groupe rencontre le succès on trouve toujours une tripotée de suiveurs dont les albums ont un intérêt très limité (comme Ektomorf et son clonage de Soulfy / Sepultura).
C'est le cas avec les allemands dont toutes les compos rappellent immédiatement les suédois, n'attendez de leur part aucune signature, pas la moindre personnalité, c'est le vide absolu. Juste une tentative de pillage un poil grossière. Seul le fan hardcore en manque d'Amon Amarth pourrait éventuellement trouver l'expérience amusante et décortiquer toutes les compos volées aux suédois. Sinon l'album peut servir de sous bock, ou de blague pour un blind test pour égarer les fans de metal viking. Encombrer les bacs à disques de clones, c'est faire preuve d'une sacrée fainéantise, je ne vous félicite pas AFM.
Hamster (02/10)
AFM records / 2016
Tracklist (59 minutes) 1. Berserkerzorn 2. Titanenerbe 3. Offenbarung 23 4. Helden des ewigen Sturms 5. Auf den Feldern von Flandern 6. Drachenborn 7. Des Alchemisten Elixier 8. Bittere Wacht 9. Berserkers Ruhmeserinnerungen 10. Schatten über Arkham 11. Horizonte 12. Auf grauen Schwingen 13. Berserker Rage (English version)
C'est l'heure du sixième album pour le groupe de San Diego amateur du "tueur hurlant", cette bête féroce de l'univers de Warhammmer 40.000. "Slow Death" étonne, le groupe privilégie une mise en condition en douceur, Il faut attendre le quatrième titre "Pale Ghost" pour retrouver la bestiole en furie tentant de démonter sa cage. Ce mélange entre le Deathcore et des éléments puisés dans le Black Metal font une fois de plus leurs effets. Auparavant, le groupe à laissé monter la pression durant trois morceaux, sans négliger les solis de guitare, un pointe de claviers en fond, et un ryhtme plus lent qu'a l'accoutumée. Une sorte de Deathcore "progressif", ou le groupe impose une atmosphère sombre.
Voici probablement le split le plus intéressant depuis des années, pas vraiment en raison des artistes présents sur la galette, mais en raison de la démarche, de la prise de risque. Au menu, trois grosses pointures du Deathcore haineux : Thy Art Is Murder (à noter qu'il s'agit des derniers morceaux composés avec le frontman CJ McMahon avant son départ du groupe), The Acacia Strain et Fit For An Autopsy. Chacun propose un nouveau titre et une reprise. Et ça a de la gueule.