Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Black Trip – Shadowline

Initialement projet parallèle du guitariste d’Enforcer Joseph Tholl, Black Trip tend à se développer, tant et si bien que le six-cordiste, qui occupe ici le poste de chanteur, en a fait une priorité, en venant même à privilégier la tournée de Black Trip qui se superposait avec celle de sa formation initiale.

Moins Speed-Metal et nettement plus Hard-Rock qu’Enforcer, le successeur de Goin' Under (2013) revient nous proposer une musique très inspirée 70’s qui fait inévitablement penser à Thin Lizzy, voire avec un titre comme « Over the Worldly Walls » au plus contemporain Vanderbuyst.

Bien que de prime abord pas forcément très originaux, les morceaux proposés par le groupe sont de bonne facture et interprétés avec talent (le chant est totalement en adéquation avec le style pratiqué) et remportent donc la mise, apportant un peu de fraicheur à des compositions qui auraient aisément pu souffrir d’anachronisme, d’autant que la production est très typée années quatre-vingt.

A défaut d’être la pépite de la décennie, Shadowline est un disque honnête et joué avec convictions qui saura ravir les fans du genre. Ce dernier étant malgré tout étriqué Black Trip aura beaucoup de mal à ratisser plus large et à viser plus haut en terme de reconnaissance… Un choix artistique courageux ! 

Murder-One (06,5/10)

 

Site officiel : www.blacktrip.se

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Steamhammer – SPV / 2015

Tracklist (41:11) : 01.Die with Me 02. Danger 03. Shadowline 04. Berlin Model 32 05. Over the Worldly Walls 06. Clockworks 07. Rooms 08. Subvisual Sleep 09. Sceneries 10. The Storm 11. Coming Home

Sadist – Hyaena

oshy_30012016_SadiAvoir le statut de groupe culte s’avère souvent être une arme à double tranchant qui mêle une grosse dose de nostalgie pour les artistes par rapport à leur jeunesse et leur créativité d’antan et pour l’auditeur. Ce dernier établit forcément une connexion entre les albums devenus des incontournables et ses bons souvenirs de l’époque.

Et SADIST mérite-t-il un tel qualificatif ? Culte pourquoi ? Oui bien sûr ils peuvent afficher une respectable carrière et leur démarche musicale est assez originale mais pas sûr que cela suffise. En vingt-cing années de carrière (dont un hiatus de cinq années au début des années 2000 ok) Hyaena n’est que leur septième album. Les italiens conservent cette patte et cette identité si particulière. Ils distillent un Death Métal assez étrange avec ses touches progressives, jazzy et ethniques. Ce mélange des genres surprend au premier abord avant de séduire ou de rebuter. Ainsi, « The Lonely Mountain » qui ouvre le bal se présente comme une chanson classique, entre thrash et heavy métal relativement accessible. Trevor Nadir, derrière le micro, n’offre pas une prestation exceptionnelle mais cela reste dans la moyenne. Et puis d’un coup, après quatre minutes, l’ambiance change du tout au tout et le groupe se fait un petit délire jazzy à la guitare sèche. Oui cela interroge, c’est amusant, presque incongru mais sans que cela apporte une valeur ajoutée délirante. La touche Death reste franchement légère en dehors du chant hurlé. Avec « Bouki » nous sommes même carrément dans du rock prog sans éléments extrêmes. Même chose pour « Gadawan Kura », un titre instrumental très marqué musique ethnique.

Cette oscillation sans cesse entre différents styles constitue la marque de fabrique de SADIST mais cela ne conviendra pas à tout le monde. Tout comme la pochette de ce disque, vous adorerez ou vous détesterez ce mélange des genres, cette hétérogénéité intrinsèque. Il faut bien reconnaître que Hyaena s’apparente souvent à un patchwork difficile à digérer, avec un fil conducteur mélodique ténu ou absent. L’expérimentation peut avoir du bon mais le risque est de perdre beaucoup d’auditeur au passage. L’écoute vaut le coup mais pas sûr que vous serez nombreux à y revenir.

Oshyrya (06/10)

 

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Scarlet Records / 2015

Tracklist (46:23 mn) 01. The Lonely Mountain 02. Pachycrocuta 03. Bouki 04. The Devil Riding the Evil Steed 05. Scavenger and Thief 06. Gadawan Kura 07. Eternal Enemies 08. African Devourers 09. Scratcing Rocks 10. Genital Mask

Eldritch – Underlying Issues

oshy_30012016_EldritBeaucoup en rêves et ils ne sont finalement pas si nombreux à atteindre la barre symbolique des dix albums studio en carrière. Sans faire beaucoup de bruit, avec le soutien de fans fidèles, les transalpins d’ELDRITCH viennent d’atteindre ce pallier avec Underlying Issues à sortir chez Scarlet Records. Personne n’attend de feu d’artifice particulier mais reconnaissons que le groupe a presque systématiquement proposé des albums solides et appliqués.

Tasting the Tears (chronique ici), le précédent opus, affichait une ambiance assez sombre qui perdure encore une fois ici. Le power métal tendance progressive des italiens reste toujours très rythmé et assez technique mais ce sentiment d’urgence et cette inquiétude latente rôdent en permanence. Les guitares mènent la danse même si les claviers apportent ici et là un peu de légèreté et de lumière. Finalement assez classique, ELDRITCH continue son bonhomme de chemin après deux décennies d’existence et continue d’arpenter le chemin qu’il maîtrise le mieux. Les différentes compositions tournent autour des quatre ou cinq minutes et vont à l’essentiel sans cacher la misère par des artifices stériles. Rien à redire du côté de la production, le son s’avère propre et dynamique. Underlying Issues a été mis en boite dans deux studio différents sous la houlette de Eugene Simone, guitariste du groupe, qui s’est également chargé de la production. Pour le reste, ELDRITCH a joué la sécurité en confiant son bébé à l’incontournable Simone Mularoni (DGM) et ses Domination studios à San Marino.

Nous ne sommes pas en présence d’un groupe de virtuoses mais chacun sait que qu’il doit faire et tient efficacement sa place. Les titres s’enchaînent et aucun ne provoque particulièrement de saignements d’oreilles. Ce dixième chapitre ne marquera pas les esprits pour des décennies mais il ne jurera certainement pas dans la discographie très respectable d’ELDRITCH. Pas sûr qu’ils puissent atteindre de nouveaux sommets mais leurs fans seront ravis de retrouver rapidement leurs marques.

Oshyrya (07/10)

 

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Scarlet Records / 2015

Tracklist (57:25 mn) 01. Changing Blood 02. Danger Zone 03. Broken 04. All and More 05. The Face I Wear 06. To the Moon and Back 07. Bringers of Hate 08. The Light 09. Piece of Clarity 10. Before I Die 11. Slowmotion K Us