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21Octayne – 2.0

oshy_12122015_21_octayA l’été 2014 les allemands de 21OCTAYNE nous avait proposer un premier album solide et honnête à défaut d’être transcendant. Into the Open (chronique ici) montrait un groupe appliqué qui donnait le meilleur de lui-même. La motivation des musiciens affichée en interview faisait également plaisir à voir. Depuis, le trio n’a pas chômé et revient après à peine un peu plus d’un an avec le deuxième chapitre de leurs aventures, 2.0. Les plus perspicaces auront notés que le groupe ne comporte plus que trois membres après le départ du bassiste Andrew Lauer au début de l’année. Mais les forces vives restent plus que jamais présentes grâce à Hagen Grohe (chant), Marco Wriedt (guitares) et Alex Landenburg (batterie).

Le fond du propos n’a pas changé en un an, 21OCTAYNE prend son pied en distillant une musique bourrée d’énergie et de bonnes idées. Ils évitent l’écueil de la lassitude en variant les plaisirs, passant d’une chanson à l’autre d’un rock accrocheur à des titres beaucoup plus lourds, osant même, en conclusion, une longue pièce progressive. Saluons encore une fois la qualité du travail accompli et l’attention laissée aux plus petits détails. Le savoir-faire est évident, difficile de ne pas secouer la tête et taper du pied sur un « Devil In Disguise » qui ouvre cet opus. L’esprit qui plane sur 2.0 reste très américain, difficile de ne pas penser au travail d’AEROSMITH par exemple. Derrière le micro, Hagen Grohe assure une solide performance, variant les plaisirs et parvenant à insuffler beaucoup de conviction et d’émotions à chaque fois. Ses camarades ne sont pas en reste avec un Alex Landenburg solide derrière ses fûts et un Marco Wriedt qui ne participe pas à un concours de virtuosité mais qui reste simple, efficace. Pas de faute de goût ou de grande faiblesse à signaler, 21OCTAYNE n’a ici pas à rougir du travail accompli.

Les allemands persistent et signent, ils continuent sur leur lancée et publient encore une fois un disque tout à fait recommandable pour les amateurs de rock US un peu old school. Pas de révolution ni de feu d’artifice à l’horizon mais une succession de chansons à la fois inspirée et bien senties. Nous n’en demandons pas plus.

Oshyrya (7,5/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (46:37 mn) 01. Devil In Disguise 02. Take Me Back 03. When You Go 04. Love’s Just A Heartbreak Away 05. Take Me Away 06. Lost 07. The Circle 08. Date With Myself 09. Fly With Me 10. Tale Of A Broken Child

Danzig – Skeletons

DanzigSkeletonsWebRevGlenn Danzig est un sacré personnage. Actif depuis les seventies, le chanteur s’est fait connaître en tant que leader des mythiques Misfits et de Samhain. Danzig, projet plus personnel, a produit quatre albums cultes et a connu un succès tardif grâce au single «  Mother  ». La suite est plus confidentielle, mais le bonhomme a toujours fait preuve de talent. Johnny Cash a même livré une brillante réinterprétation d'un de ses meilleurs titres («  13  »). Depuis 2010 et l'excellent Deth Red Sabaoth, nous n'avions plus de nouvelles, jusqu'à l'annonce de ce premier album de reprises  : Skeletons.

A l'origine conçu pour être un E.P, ce dixième opus est devenu un long format ; le groupe accumulant les idées de reprises au fil des ans. Le but avoué étant de reprendre les principales influences, antérieures à 1979, de Glenn. Le pari est réussi. Skeletons ne décevra pas les fans du géant. Il prouve le bon goût musical du bonhomme. La sélection est variée et surprenante, Aerosmith et les Everly brothers n'étant pas les premières références auxquelles nous aurions pensé. Plus étonnant encore, cette reprise 80's du « Rough boy » de ZZ Top. Bancale, mais au final attachante. Le son, lui, est sans fioriture avec un rendu brut. C'est une approche qui fonctionne à plein régime sur les titres les plus directs («  Devil's Angels  », «  Action Woman  »). On se rapproche au plus près de l'esprit originel du rock’n’roll. La démarche est pure, à l'image d'un Glenn Danzig incorruptible.

Avec sa pochette, hommage direct au Pin Ups de Bowie, et sa collection de chansons, Skeletons est le tribut sincère d'un artiste à ses pairs. Danzig ne lâche rien et livre l'album de reprises le plus honnête de l'année. C'est dire si l'on attend avec impatience celui qu'il consacrera à son idole de toujours  : Elvis Presley. Il suffit d'écouter «  Let yourself go  » pour s'en convaincre et attendre la bave aux lèvres ce futur «  EvilElvis sing Elvis  ».

Nico (8/10)

Site Officiel: http://www.danzig-verotik.com/

Afm – Evilive Records / 2015

1. Devil's Angels (from Devil's Angels soundtrack) 2. Satan"(from Satan's Sadists soundtrack) 3. Let Yourself Go (Elvis Presley) 4. N.I.B. (Black Sabbath) 5. Lord of the  Thighs (Aerosmith) 6. Action Woman (The Litter) 7. Rough Boy (ZZ Top) 8. With a Girl Like You (The Troggs) 9. Find Somebody (The Young Rascals) 10. Crying In The Rain (The Everly Brothers)

oshy_12122015_Solut_4Cinq ans déjà sans avoir de nouvelles discographiques des suédois de SOLUTION .45. Il faut dire que ces supergroupes subissent souvent le même destin, des sorties forcément espacées, conséquences des es agendas surchargés des différents membres. Et puis la vie n’a franchement pas été un long fleuve tranquille avec des changements de line-up multiples, le départ pour le retour de Jani Stefanovic, la présence de trois guitaristes puis finalement de deux, le départ du bassiste… Aujourd’hui SOLUTION .45 est un quatuor motivé, prêt à lancer l’offensive via un nouveau chapitre, Nightmares in the Waking State, divisé en, deux parties. Voici la première, la seconde viendra sans doute l’année prochaine.

Cinq ans plus tôt, les suédois avaient frappé un grand coup avec un For Aeons Past (2010 – chronique ici) assez bluffant, mélange subtil et hyper efficace entre lumière et obscurité, une musique à la fois très accrocheuse et parfois super brutale. L’approche Melodic death metal était menée à son paroxysme n’hésitant pas à enrichir le propos de touches progressives bien senties. Il ne restait que des ruines sur le champ de bataille après le passage du groupe. Pas facile de relever l’exploit une deuxikème fois.

Et effectivement les premières écoutes de ce Nightmares in the Waking State – Part I s’avèrent décevante. Les compositions peinent à convaincre et accrochent moins. La virtuosité technique n’est pas mise en défaut, Stefanovic s’y connaît en riffs à la fois techniques et tranchants et il mène avec sérieux sa barque. L’aspect mélodique a fait l’objet d’une grande attention avec de nombreuses pistes de claviers chargés d’adoucir le propos et de contrebalancer la rudesse de la guitare. Christian Älvestam ne s’économise pas derrière le micro et l’alternance des chants clairs et hurlés constitue l’une des marques de fabrique de SOLUTION .45. Mais il faudra attendre « Winning Where Losing is All » pour profiter vraiment d’un refrain accrocheur qui donne envie de se repasser immédiatement la chanson. Les suédois font le boulot mais ils l’a jouent un peu petit bras. Il faudra patienter jusqu’à la dernière chanson « I, Nemesis », un dessert de plus de onze minutes pour être sérieusement secoué. Tout en puissance, SOLUTION .45 déploie sous nos yeux une pièce sombre et majestueuse du plus bel effet. On dit que les ténèbres possèdent un pouvoir de séduction très puissant, cette dernière chanson le prouve.

Dans sa globalité, Nightmares in the Waking State – Part I laisse sur sa faim. De très bonnes choses côtoient des éléments beaucoup moins intéressants. Les suédois ont du métier et du savoir-faire, ils ne sont jamais complètement à côté de la plaque mais ils sont capables de beaucoup, beaucoup mieux. Nous attendrons de découvrir cet œuvre dans son intégralité après la sortie de la deuxième partie en 2016 pour nous faire un avis définitif. Pour l’instant la circonspection domine.

Oshyrya (6,5/10)

 

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AFM Records / 2015

Tracklist (59:48 mn) 01. Wanderer from the fold 02. Perfecting the void 03. Bleed heavens dry 04. Winning where losing is all 05. In moments of despair 06. Second to none 07.Targeting blaze 08.Alter (The unbearable weight of nothing) 09.Wield the sceptre 10. I, Nemesis