Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Ami de l’extrême bonjour ! Oui cette chronique s’adresse à toi et rien qu’à toi puisque nous allons parler ici de Black Death Metal donc tous les autres peuvent passer leur chemin ! Comme je le disais il y a peu à propos de Abyssal et de son titanesque Antikatastaseis qui a bien traumatisé le petit monde du Metal Extrême surtout celui qui aura su se donner la peine de s’aventurer dans un territoire hostile mais au combien séduisant (cf : ma chronique de dernier album ici). Cet album va marquer à jamais et pour longtemps les esprits de cette scène et bien au delà !  J'en suis certain et prends les paris !  Il n’en demeure pas moins que l’année est encore loin d’être fini et que toute une scène s’active et œuvre dans les tréfonds du mouvement indépendant.

Dark Descent Records (facebook ici) fait partie des nombreux activistes de cette scène au même titre que Profound Lore Records dont je n’ai de cesse que de vous vanter les mérites. Bref aparté : nous n’avons pas fini de vous en parler de Dark Descent Records vu que le label va s’occuper du prochain Tyranny la cultissime formation de Funeral Doom Metal finnoise qui fait son grand retour et risque de faire couler beaucoup d’encre sous peu. Ce prolifique label américain nous propose une nouvelle production des canadiens de Adversarial en ce moi d’Août ! J’avais déjà mis ce groupe dans mes petits papiers l’année dernière quand j’ai fait la découverte de la discographie de leurs tarés de compatriotes Antediluvian avec qui ils avaient partagé un split album très réussi Initiated in Impiety as Mysteries (2012). Vous pouvez écouter cet acte de terrorisme Black Death Metal via Bandcamp ici.

 
En activité depuis 2007 Death, Endless Nothing and the Black Knife of Nihilism est le second album de Adversarial. Au menu des réjouissances : toujours ce Black Death Metal dévastateur qui emprunte beaucoup de tournures guitaristiques au Death Metal des grands chefs de Immolation (je pense notamment à un album comme Failures For Gods) auquel on ajoute en filigrane du chaos et de la technique barrée et dissonante à la manière d’un Ulcerate ou d’un Portal et quelques ligne de leads guitares atmosphériques à la mode Black Metal, le tout étant joué sur des  rythmiques endiablées et ultra speed rappelant méchamment ce que pouvait faire des groupes brésiliens à la fins des 90s comme Krisiun, Abhorrence ou Rebaelliun voire plus récemment les chiliens de Inferis (le groupe de Death pas de Power Heavy hein).


Le son  de l’album a un cachet très raw mais chose surprenante il reste net et clair ! Cela  nous permet de constater que ce power trio sous ses apparences de grosses brutes sont en réalité de sacrés musiciens. Le mastering de Damian Herring est très bon en ce sens  et a bien mis en valeur tous les instruments et notamment les parties de batterie qui sont vraiment hallucinantes !  L’artwork quant à lui est correct et dans l’esprit du genre.

 
Quel panard que d'être malmené sur « Dissenting the Waking Shell », « Eonik Spiritual Warfare » ou le très Blackisant « Lone Wresting Hymns to the Warmoon of Chaos ». Des morceaux qui vous pètent à  la tronche et pareils à des rafales de kalachnikov mais qui savent vous hypnotiser bien sournoisement ! Vous voyez le genre ? ! Le groupe a aussi eu la bonne idée d’intercaler entre ses engins de destruction massive des plages Ambient ce qui lui permet d’aérer un peu le tout car la charge est brutalement intense. Adversarial  par moments baisse de régime et ralenti le tempo ce qui le fait un peu ressembler à Abyssal comme sur  « Old Ruins Slumber in a Crushing Hatred of Man »  ainsi que « Immersion Void Paragon» et sa plage « Intro ». Des compositions vraiment bonnes en la matière avec leurs relâchements quasi Doom Death Metal  et des errances mélodiques / atmosphériques fatales.


Bien plus passionnant, brutal et méchant que le dernier Krisiun. Une vraie bonne surprise que cet album et ce du premier au dernier morceau ! J’ai pris un pied monstre et une bonne claque ! Bref un chouette exercice de style qui ravira les plus bourrins d’entre vous ! Personnellement j’ai adoré ce skeud mais serez-vous seulement de taille à encaisser la charge ? 


FalculA 8/10 


Facebook officiel
Bandcamp Officiel (quelques morceaux sont en streaming)


Dark Descent Records / 2015 (le  21 août) 
Tracklist (37:23) : 01. Dissenting the Waking Shell 02. Intro 03. Immersion Void Paragon 04. Eonik Spiritual Warfare 05. Interlude 06. Cursed Blades Cast Upon the Slavescum of Christ 07. Old Ruins Slumber in a Crushing Hatred of Man 08. Lone Wresting Hymns to the Warmoon of Chaos 09. Death, Endless Nothing and the Black Knife of Nihilism.

https://www.youtube.com/watch?v=tmnfZPjw5j8

Fear Factory – Genexus

Fear-Factory_GenexusFear Factory c'est d'abord un son, unique et reconnaissable entre tous. Une marque de fabrique que peu de groupes possèdent à un tel niveau. Et on sait avant même de se lancer dans l'écoute du neuvième album studio du groupe de metal industriel à quoi s'attendre. Quand on associe Rhys Fulber et Andy Sneap on sait aussi qu'on aura un son en béton à l'arrivée. Et ça se confirme dès le titre qui ouvre l'album. Le percutant" Autonomous Combat System "  qui résume à lui seul les forces et faibleses de l'album et du groupe.

On retrouve un Fear Factory mordant qui délivre quelques claques bien senties, dans une veine somme toute classique et sans grande surprise. Si l'on est fan absolu du groupe (jusqu'à avaler sans rechigner la pilure amère du faux pas de Transgression), cet album est jouissif. On se retrouve en terrain connu, au fond le groupe ne prend pas de risques inutiles et revisite les albums qui ont fait sa renommé.

Si l'on apprécie le groupe plus que de raison, à l'image d'un fan d'AC / DC ou Slayer, cela ne devrait poser aucun inconvénient majeur. Pour d'autres cette absence de nouveauté sera sans doute aussi agaçante et lassante que pour les autres groupes, dans ce cas contentez vous de Demanufacture et Digimortal et Osbolete et passez vous de cet effort. De mon point de vue, Fear Factory ayant une recette unique en son genre ça ne me dérange pas le moins du monde. Pour en revenir à cet opus, Fear factory pioche habilement dans le meilleur de sa discographie. Un " Protomech " pourrait être sorti de Demanufacture ou Obsolete, au délà de la filiation évidente, il faut reconnaitre au titre une force de frappe redoutable.

Le groupe se cantonne sans doute à une recette dont les principaux ingrédients ne changent pas, mais au moins il évite l'autoparodie. On a, au détour des morceaux, quelques changements subtils, le batteur Mike Heller ne se contente pas de matraquage synthétisé à l'extrème, certains morceaux dévoilent une batterie au son organique qui s'insère bien dans la machinerie, notamment sur "Dielectric". La section rythmique se fait encore plus lourde et écrasante sur le très accrocheur " Soul Hacker", qui détonne avec une tentative de solo qui ne devrait pas rester dans les annales. Fear Factory pioche aussi du côté de Digimortal, avec le très abordable " Church Of Execution ". Alors que nombre d'albums s'essouflent au fil des compos, faute de jus, Fear factory délivre ses compos les plus lumineuses en fin de parcours. Le contraste se ressent à partir de  "Regenerate ", suivi d''un énergique " Battle For Utopia", agrémenté de vocalises et de claviers aux tons plus légers que le pilonnage du début de l'album. La conclusion en forme de ballade industrielle, devrait sans doute soulever des haut le coeur aux réfractaires amateurs de brutalité sans merci, pourtant l'atmosphère qui se dégage du titre ne fait pas tâche dans le paysage. C'est une sortie en douceur pour un album qui peut figurer en bonne place dans la discographie du groupe. Genexus illustre bien le regain de forme et d'inspiration de Fear Factory qui passe bien le quart de siècle. 

Hamster (08/10)

www.facebook.com/fearfactory

www.fearfactorymusic.com

Nuclear Blast Records / 2015

Tracklist (47:55)

1. Autonomous Combat System 2. Anodized 3. Dielectric 4. Soul Hacker 5. Protomech 6. Genexus 7. Church of Execution 8. Regenerate 9. Battle for Utopia 10. Expiration Date 

 

Coma_Ecliptic_cover_art_by_Between_the_Buried_and_MeDepuis ses débuts, Between the buried and me est un groupe en constante évolution. Tommy Rodgers et consorts concassent les styles et donnent à leur musique une texture unique. Cette caractéristique leur a permis de se rallier une cohorte de fans. Guère étonnant, leur musique est ce qui se fait de mieux dans la sphère du metal. Bonne nouvelle : Coma ecliptic ne risque pas de changer la donne.

Ce neuvième album nous colle d'entrée une baffe énorme. Si c'est l'option progressive qui l'emporte l'espace des deux premiers titres (« Node », « Coma machine), la musique se libère ensuite de toutes contraintes pour explorer tous les genres musicaux. « Dim ignition », et ses synthés à la Tangerine Dream, étonne. Le travail sur les claviers est impressionnant et vital, notamment avec « Ectopic stroll ». Le sommet de l'album, « Famine wolf », est un morceau hallucinant. Un véritable melting-pot où se télescopent metal extrême, krautrock, arpèges dignes du classique et rythmiques jazz-prog. Le résultat est bluffant et fait bouillonner l'auditeur. La suite de Coma Ecliptic est du même tonneau. « Life in Velvet » nous fait enfin souffler et nous laisse sur les genoux, éblouis par tant d'originalité et de maîtrise.

Coma Ecliptic est à la fois épique, dynamique, heavy, progressif et grandiloquent. C'est une généreuse pochette surprise dont chacun en sortira ce qu'il désire. Dense et complexe, Coma Ecliptic est le sommet de l’œuvre de Between the buried and me. Un album unique, sublime.

Nico. (10/10)

Site Officiel : http://www.betweentheburiedandme.com/

Metal Blade / 2015

01. Node 02. The coma machine 03. Dim ignition 04. Famine wolf 05. King Redeem – Queen Serene 06. Turn on the darkness 07. The ectopic stroll 08. Rapid calm 09. Memory palace 10. Option oblivion 11. Life in velvet