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Donnie Vie – The White Album

oshy_11012015_Donni_ViInterrogez cent fans de rock/métal dans la rue et vous trouverez peut-être, avec un peu de chance, une personne qui saura qui est Donnie Vie. Le chanteur et compositeur américain a connu une certaine gloire outre-Atlantique en tant que chanteur d’ENUFF Z’NUFF. Depuis, il poursuit une carrière en solo respectable. Ce White Album, un double-cd, est son cinquième album depuis Just Enough en 2003 auquel il faut ajouter un EP. La précédente sortie de Donnie Vie, un live acoustique appelé Goodbye Enough Znuff (chronique ici), ne nous avait pas spécialement enthousiasmé car tout cela sonne quand même mou du genou et assez peu inspiré. Pas sûr que ce disque nous permette de changer d’avis.

Rien à redire sur la quantité puisque nous sommes en présente d’un double album pour près de quatre-vingt-dix minutes de musique. Vie présente dix-sept nouvelles chansons ainsi que deux reprises. Nous restons comme toujours dans une veine rock/hard rock mâtiné de pop. Il faut reconnaître que Donnie Vie est un bon chanteur avec une voix à la fois chaude et expressive. Il a ici presque tout fait à part quelques parties de guitares supplémentaires et la batterie sur trois chansons. The White Album comporte de solides chansons, agréables mais une certaine naïveté ainsi qu’une patine typique des années 90 obscurcissent un peu l’expérience à la longue. Il a beau s’en défendre mais Donnie Vie semble courir derrière les paillettes du passé et tente de retrouver son lustre d’antan avec les mêmes recettes. Vingt années plus tard, la mayonnaise peinera à prendre. Ajoutez à ces chansons deux reprises, « 25 or 6 to 4 » de CHICAGO enregistré en condition live et le célébrissime « Imagine » de John Lennon. Pas de grosse faute de goût mais ces versions sont si proches des originales que leur intérêt se discute.

Il faut garder un grand respect pour le travail et la carrière de Donnie Vie. C’est loin d’être un manchot et un solide compositeur comme The White Album le prouve. Maintenant, sa gloire est derrière lui et je crains que seuls les fans nostalgiques de la carrière d’ENUFF Z’NUFF ne trouvent un intérêt pour ce disque qui manque d’étincelles et de caractère.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Livewire – Cargo Records / 2014

Tracklist (54:46 mn & 34:02 mn)

CD 1

01. I Wanna Do It To You 02. Handy Dandy 03. For Your Pleasure 04. Happy Days 05. Crash And Burn 06. Light Shine On 07. Better Love Next Time 08. My Love 09. When Will You Love Me Again 10. Haunted 11. Unforsaken

CD 2:

01. 25 or 6 to 4 (live) 02. You're My Favourite Thing To Do 03. Almost Home 04. Imagine 05. Angel Eyes (Outtake) 06. Without You (Outtake) 07. Big Brother 08. Freaky Deaky

Marduk – Frontschwein

Entre Marduk et la guerre, il existe une connexion. Que ce soit sur le désormais culte Panzer Division Marduk ou sur le radical Iron Dawn (sans oublier quelques incursions sur le terrain des hostilités avec Plague Angel), les Suédois – et plus particulièrement Morgan – avaient écrit en quelque sorte la bande originale des conflits de ce monde, impitoyable dans sa violence. 16 ans après Panzer Division Marduk, le groupe consacre à nouveau un nouvel album à la guerre et ses champs de bataille. Mortuus ayant prouvé sur scène qu’il peut rendre Panzer Division Marduk encore plus bestial, on aurait pu s’attendre à une déferlante incessante de blastbeats, mais c’est aussi justement Mortuus qui a su sortir le groupe de l’ornière sur Plague Angel et, depuis son arrivée, le groupe a su aussi mieux intégrer le mid-tempo dans ses compos. « Frontschwein ne serait donc pas une pure orgie de haine, et ce n’est pas plus mal », m’étais-je dit.

Frontschwein démarre en trombe, sans hésitation ni samples et prend à la gorge avec un titre éponyme particulièrement efficace. Le riffing est solide et presque mélodique, la section rythmique s’en donne à cœur joie et Mortuus dégueule sa haine… mais le soufflé se casse la gueule dès le deuxième morceau, là où l’album aurait justement dû passer la surmultipliée et tout détruite sur son passage. « The Blond Beast » ne passe pas. Et pourtant, j’apprécie beaucoup les morceaux atypiques du groupe, à l’instar du mélancolique « Summer’s End » sur La Grande Danse Macabre, pour ne citer que lui. Ici, rien n’y fait : le poum tchack simpliste de la batterie rend le morceau faible, certainement au regard de la doublette « Afrika »-« Wartheland » juste après. Marduk lâche à nouveau les chiens avant de revenir à un mid-tempo trompeur et menaçant. 3 morceaux sur 4, le bilan reste plus que positif, mais il manque ensuite à ce Frontschwein un petit quelque chose pour être aussi mémorable, aussi abouti qu’un Rom 5:12. Alors oui, Frontschwein propose encore son lot de morceaux dans la plus pure veine du Black Metal du groupe (on citera « Rope Of Regret », déjà proposé en avant-goût sur la toile), et Mortuus réussit même la prouesse de repousser encore ses limites en matière de violence et de rapidité de débit sur « Thousand-Fold Death », mais ces réussites sont contrebalancées par d’autres titres moins mémorables, tirés en longueur, comme ces « Nebelwerfer » et « 503 » qui semblent n’en pas finir.

Au final, Frontschwein suscite des sentiments contraires. D’un côté, il y a une certaine joie. Marduk a su capter la thématique de Panzer Division Marduk et la couler dans un cadre moins rigide, plus varié, et le résultat, dans l’ensemble, est plutôt réussi. Cependant, je ressens aucun quelques regrets, d’une part en raison de ces quelques morceaux moins inspirés qui viennent tirer l’album vers le bas et, d’autre part, par cette question qui me taraude : Frontschwein n’aurait-il pas été un Panzer Division Marduk 2.0 encore plus ravageur si le groupe avait opté pour la même approche radicale que celle du groupe à l’aube de l’an 2000 ? Nous ne le saurons jamais, mais j’ai l’impression que le groupe avait toutes les cartes en mains pour dépasser Panzer Division Marduk de la tête et des épaules.

Mister Porn (8/10)

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Century Media Records / 2014
Tracklist (52:35) 1. Frontschwein 2. The Blond Beast 3. Afrika 4. Wartheland 5. Rope Of Regret 6. Between The Wolf-Packs 7. Nebelwerfer 8. Falaise: Cauldron Of Blood 9. Doomsday Elite 10. 503 11. Thousand-Fold Death

 

oshy_11012015_Christm_CarnagOn dit que le Père Noël est originaire de Finlande mais il s’agit d’une infâme désinformation. Si on écarte le fait que ce personnage traditionnel de la culture germanique a été récupéré et façonné par l’industrie agroalimentaire américaine et principalement Coca-Cola, nous pouvons légitimement nous poser la question, au moment des fêtes, de savoir si tout n’aurait pas en réalité débuté dans le Royaume de Norvège. En tout cas le label Indie Recordings tente de nous le faire croire… 

Si vous êtes en panne d’idées pour les fêtes qui arrivent, vous feriez bien de vous intéresser à cette compilation qui regroupe la fine fleur des sorties 2014 du label. Vous en aurez pour tous les goûts mais si les franges les plus extrêmes de notre loisir favori sont ici extrêmement bien représentées. De grands noms se pressent avec EINHERJER, 1349, KAMPFAR ou encore SOLEFALD. Mais les plus doux parmi nous ne sont pas oubliés avec le rock prog psychédélique de THE OSIRIS CLUB ou le rock pur et dur des JACK DALTON. Vous trouverez ici à boire et à manger au niveau des styles et de la qualité des chansons.

Dommage que l’on ne puisse rien trouver d’inédit ici, simplement une synthèse de l’activité du label. L’intérêt de cette compilation reste donc limité deux options: l’offrir à vos amis curieux ou à vos ennemis vieux jeu et rétrogrades.

Oshyrya (06/10)

 

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Indie Recordings / 2014

Tracklist (90:44 mn): 01. EINHERJER – Nidstong 02. KAMPFAR – Mylder 03. WARDRUNA – Løyndomsriss 04. TNT – 10,000 Lovers (In One) Live 05. OSLO ESS – Midnatt 06. VREDEHAMMER – Cthulhu 07. SOLEFALD – Songen: Vargen 08. ISKALD – A Fading Horizon 09. PATRIA – Blood Storm Prophecy 10. BLODHEMN – Evig Heder 11. EXTOL – Sting of Death 12. OSLO FAENSKAP – No Skin, No Armor 14. WOLAND – Conquer All 15. JACK DALTON – 8 Times X Equals This 16. RIWEN – Karlsgrundet 17. POSTHUM – The Black Northern Ritual 18. THE OSIRIS CLUB – Mystery Sells 19. DEATHBED REUNION – Bad Phase