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Necrodeath – The 7 Deadly Sins

Les principales qualités de Necrodeath sont certainement sa longévité, sa régularité et son abnégation. En activité depuis 1985 et ayant fait un break de dix années entre 1989 et 1999, ces italiens  nous ont pondu pas moins de onze albums d’une qualité bien au-dessus de la moyenne ! On peut même dire que leurs deux premiers albums Into The Macabre et Fragments Of Insanity ont un statut d'album culte ! Pour la petite histoire le chanteur Flegias officie aussi au poste de batteur dans Cadaveria dont j'ai fait la chronique il y a peu ici. C’est assez malheureux  mais l’anecdote qui suit illustre bien le pourquoi du manque de reconnaissance flagrant de ces sympathiques vétérans du Metal Extrême.

 
Pour l’anecdote donc, j’ai hérité de la chronique de ce The 7 Deadly Sins avant les fêtes. Je ne sais plus qui devait s’en charger à la base et ce n’est pas très important. Donc j’hérite du truc sorti le 13 mai 2014, autant vous dire qu’à cette époque  je ne zonais pas encore dans le terrier Metalchroniques  puisque j’ai rejoint l’équipe en novembre de cette même année. C’est suite à une discussion avec  notre Hamster national courant décembre que j’ai décidé de rassembler toute ma bonne volonté et de pondre un truc au plus vite en plus du bon nombres de chroniques qu’il m’était attribué. Je me souviens m’être dit « Ouais elle va être tranquille à faire cette chro ! Un new Necrodeath c’est un peu comme quand tu reçois la visite de ton meilleur poto : tu le connais par cœur et tu es rarement déçu ». Sauf que voilà plus d’un mois est passé et toujours pas un gosse de lavé ! La faute peut-être au grand nombre de nouveautés sortant régulièrement. Toujours est-t- il que j’ai bien failli bouffer la consigne de la chronique de The 7 Deadly Sins ! 

Comme je vous le disais plus haut, c'est un peu le grand malheur de nos italiens : ils font le job avec soin mais dans l'effervescence quotidienne de notre courant bien aimé le Metal, Necrodeath passe souvent au second plan. C’est vraiment dommage car il est bon ce skeud ! Vintage à souhait et toujours avec ces compositions mêlant Heavy Metal et Black Thrash. Necrodeath est toujours à son aise pour nous placer quelques soufflantes vraiment bien senties. C'est bien simple, si on prend Mater Of All Evil (1999), leur album référence selon moi, pas grand chose n'a bougé depuis. Le son est peut être un peu moins raw et plus propre soit mais tout ce qui a fait la renommée de Necrodeath est bien présent ici !


Au rayon des brûlots Thrash j'ai retenu les très classiques "Sloth", "Wrath", "Thanatoid" ou "Graveyard Of The Innocents". D'autres morceaux sont plus chaloupés avec toujours ces guitares Heavy Metal bien léchées et parfois quelques rebondissements Thrash : "Envy", "Pride", "Gluttony" ou "Greed" et son ambiance cérémonieuse. Bref que du bon mais sans aucune surprise.  C'est un peu le seul reproche que l'on peut faire a Necrodeath. Ca va plaire au anciens quant aux autres ils passeront leur chemin. Le pire c'est que je suis persuadé que tout le monde  sera d'accord avec moi mais que dans trois mois on l'aura tous oublié cet album. Fatalité quand tu nous tiens !


FalculA (7/10)

 
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Scarlet Records / 2014 
Tracklist (40:39) 1. Sloth 2. Lust 3. Envy 4. Pride 5. Wrath 6. Gluttony 7. Greed 8. Thanatoid 9. Graveyard of the Innocents

oshy_11012015_Th_Lio_An_Th_WolDerrière ce nom se cache un seul homme, Thomas George qui ne ménage pas sa peine et donne des concerts partout où ses pas le mènent, en solo ou en support d’artistes confirmés comme Rob Lynch, OWLS BY NATURE ou encore SIGNALS MIDWEST. Par obligation mais aussi par choix, il a fait sienne la démarche du DIY pour les concerts mais également pour l’enregistrement de ce premier album, Symptoms.

Oubliez ici tous vos instincts métal car nous nous sommes en présence d’un artiste rock tendance folk avec des chansons douces et subtiles menées tambour battant via principalement des instruments acoustiques. Pas de fureur et de violence dans l’ADN musical de THE LION AND THE WOLF mais la volonté de proposer une musique honnête et sincère tout en légèreté. Il a appliqué cette philosophie à la manière même d’enregistrer cet album en utilisant au minimum les technologies et artifices digitaux afin de proposer un son brut et sans filtre. Les compositions sont courtes, entre deux et cinq minutes et vont à l’essentiel via une mélodie tout en discrétion. C’est la voix et la conviction de Thomas George qui insuffle une âme à ces quatorze titres. Là encore, la douceur est de mise et donne tout son charme à ce Symptoms. La batterie n’est pas toujours présente, le simple duo guitare et voix ont parfois plus d’impact que toutes les orchestrations du monde.

Tous les commentateurs s’accordent à dire que THE LION AND THE WOLF prend une dimension supplémentaire sur scène, et les succès que Thomas George accumulent sur les planches tendent à leur donner raison. Ne pensez pas que seuls les britanniques sont servis, l’anglais n’hésite pas à venir de côté de la Manche pour se frotter au public de l’Europe continentale. En première partie ou en festival, n’hésitez pas à découvrir THE LION AND THE WOLF, l’expérience vous enchantera.

Oshyrya (07/10)

 

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Courage And Stone Records / 2014

Tracklist (41:00 mn) 01. Bandages 02. Colour 03. Hand of Applause 04. Perfect Threes 05. November Saints 06. Tangled Tape 07. Ghosts on Trinity 08. Ink and Skin 09. Symptoms 10. The Hole That it Leaves 11. The Lion and the Wolf 12. Curtain Call 13. Green 14. Courage and Stone (Bonus Track)

Set It Off – Duality

oshy_11012015_Se_I_OfÀ voir cette pochette digne d’un vulgaire boys band, il y a de quoi se dire que l’erreur de casting nous pend au nez. A l’écoute de ce deuxième album des américains de SET IT OFF la réponse n’est pas si simple et pourrait se résumer à un « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non » traditionnel dans le bocage normand.

En effet, SET IT OFF se caractérise lui-même comme un groupe de pop rock orchestral et effectivement Duality est très très très accessible, loin des rivages les plus brutaux régulièrement navigués par cette rédaction. Le quintette est né en 2008 en Floride et a déjà plusieurs sorties à son actifs avec trois EPs et un album, Cinematics, publiés chez Equal Vision Records. Mentionnons également une intense activité scénique aux côtés de groupes plus confirmés comme MY CHEMICAL ROMANCE ou WE CAME AS ROMANS. La suite se présente sous nos yeux sous la forme de ce second album, Duality, enregistré à Los Angeles avec un solide trio de producteurs composé de Brandon Paddock, Tommy English et Matt Appleton.

Sans vouloir être désagréable avec SET IT OFF, nous ne sommes ici souvent pas très loin de ce que pouvait proposer en son temps un groupe comme les BACKSTREET BOYS. La dimension rock est sans doute plus marquée mais cela se veut tout aussi brillant, accrocheur et séduisant pour une large partie du (jeune) public nord-américain. Ne cherchez pas midi à quatorze heure, un riff fort, quelques claviers, une ligne de chant aisée à suivre, secouez le tout et vous obtenez une musique sucrée, facile à consommer. Histoire de faire plus rebelle ajoutez quelques (légères) touches punks et des paroles parfois un peu moins mielleuses pour fédérer les adolescents. Duality est loin d’être catastrophique et insupportable mais son intérêt s’évapore très rapidement devant le manque de fond et de chaleur des différentes compositions. Les ballades tombent à plat et tout le disque apparaît être un peu trop formaté pour être honnête à 100 %.

Duality est menacé de disparaitre très rapidement de la mémoire collective et de se perdre dans les abysses de l’industrie du disque. C’est franchement pas inoubliable et les ados passeront leur chemin à tout vitesse et iront applaudir le prochain groupe à la mode. Ils font le buzz dans certans milieux nord-américain, on se demande bien pourquoi.

Oshyrya (05/10)

 

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Rude Records / 2014

Tracklist (37:41 mn) 01. The Haunting 02. N.M.E. 03. Forever Stuck in Our Youth 04. Why Worry 05. Ancient History 06. Bleak December 07. Duality 08. Wolf in Sheep's Clothing (feat. William Beckett) 09. Tomorrow (feat. Jason Lancaster) 10. Bad Guy 11. Miss Mysterious