SEAWAY est un jeune groupe canadien né en 2001 et originaire d’Oakville, Ontario. En à peine trois années d’existence, ils n’ont pas chômé en publiant trois EPs et un album, Hoser; chez Mutant League Records en 2013. Afin de préparer la suite et de se rappeler au bon souvenir de leurs fans, les voici qui reviennent avec un EP présentant quatre nouvelles chansons.
Comme tant d’autres groupes en Amérique du Nord, SEAWAY évolue dans un bain pop-punk qui rencontre tant de succès là-bas. A la fin des années 90 et au début des années 2000, les NICKELBACK, BLINK-182, THE OFFSRPING et autres SUM41 ont connu un court moment de gloire dans nos contrées mais le soufflé est rapidement tombé. Cette différence entre les marchés musicaux d’un côté et de l’autre de l’Atlantique est assez surprenante. Seule la Grande-Bretagne semble parfois connaître cet appétit alors que l’Europe continentale s’avère assez indifférente. Alors le résultat est très attendu, formaté et assez agréable. Nos amis font la preuve d’un joli sens de la mélodie et du refrain accrocheur.
Profondément nord-américain, il est quand même dommageable que SEAWAY ne se distingue pas de tous les autres groupes et qu’ils sonnent tous de la même façon. La machine à cloner fonctionne à toute vapeur et, à force, cela finira par fatiguer même les plus courageux.
Oshyrya (05/10)
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Pure Noise Records / 2014
Tracklist (14:32 mn) 01. Your Best Friend 02. Alberta 03. The Let Down 04. 04 If I Came Back For You
Ce groupe synthétise les retrouvailles artistiques entre deux amis, Longineu Parsons III “LP” et Ben Harper deux anciens de YELLOWCARD, en mai 2014. Par encore certains de la voie à emprunter, ils demandent conseil à El Hefe (NOFX) qui leur suggère alors de travailler avec le chanteur et compositeur Chris Castillo de STANLEY AND THE SEARCH, un artiste qu’il a pris sous son aile. Manquait plus alors qu’un bassiste pour constituer une formation solide à même de faire face aux défis d’enregistrer un album. Le choix s’est porté sur un ami de longue date en la personne de Steven Neufeld du groupe HEYMIKE!. Avec toutes les cartes en main, THIS LEGEND entame la composition et l’enregsitrement de ce premier album et signe tout naturellement chez Cyber Tracks, un label basé à Los Angeles propriété d’El Hefe et de sa femme Jen Abeyta.
Le quatuor s’épanouit dans une musique simple et accessible, des chansons courtes et attrayantes. THIS LEGEND a fait le choix de l’éclectisme avec des chansons variées entre punk pop, rock et alternatif. L’identité nord-américaine ne fait aucune doute tant le son et le démarche rappelle les plages de Californie et de Floride. It’s in the Streets possède le potentiel de faire un malheur sur les campus et les high-school outre-Atlantique, la bande-son parfaite des Winter/Summer Breaks à venir. Avec ces mélodies aisément mémorisables, des refrains accrocheurs et un format très court (autour des trois minutes), les américains ne cherchent pas à révolutionner le genre mais simplement à proposer une musique festive et énergique.
Si vous avez l’intention d’organiser, une fois les beaux jours revenus, des fêtes autour du barbecue et de la piscine, vous feriez bien de mettre cet album de côté en prévision. Il servira alors intelligemment de bande-son pendant un peu plus d’une demi-heure. Le plaisir est simple, immédiat et s’oublie finalement très vite.
Oshyrya (6,5/10)
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Cyber Tracks / 2014
Tracklist (36:57 mn) 01. Lyrics With My Pen 02. Feeling Like I Should 03. Holiday From Crazy 04. It’s In The Streets 05. My City 06. Skin & Bones 07. Life Pushes Hard 08. I Deserve Better 09. Moving On 10. Regrets 11. Get Fast 12. Josh Lights A Fire
Resurrection est le huitième album studio du groupe de rock américain NEW FOUND GLORY. Ces derniers sont originaires de Floride et ont vu le jour en 1997. Ils ont émergés pendant la deuxième vague pop punk et ils ont rapidement été considérés comme un des leaders de ce genre aux côtés de groupes comme BLINK-182. Le titre du disque est loin d’être anecdotique puisque ce disque est le premier enregistré en tant que quatuor après le départ majeur du guitariste et parolier Steve Klein, un des fondateurs. Il ouvre aussi une nouvelle ère avec la signature avec le label indépendant Hopeless Records à la fin de leur contrat avec Epitaph Records.
L’annonce en décembre 2013 de Klein a fait l’effet d’une bombe parmi les fans de NEW FOUND GLORY. Ce qui se cache réellement derrière ces « différences personnelles » restent encore un mystère. L’avenir du groupe était posé même si ses membres ont rapidement annoncés lui chercher un remplaçant puisque le projet d’enregistrer un nouveau disque se faisait plus prégnant. Point de remplaçant pour le moment mais un nouvel album sous le bras, Resurrection.
Après dix-huit ans de carrière, NEW FOUND GLORY n’allait pas changer son fusil d’épaule. Le punk très accrocheur, mâtiné d’influences pop, hardcore et rock alternatif reste plus que jamais d’actualité. On sent bien que les musiciens souhaitent proposer des hymnes rock composés pour être chantés à tue-tête lors de fêtes ou soirées où l’alcool coule à flots. Si vous êtes amateurs de cette vague pop punk de la fin des années 90, vous retrouverez aisément vos petits et des structures familières. Convaincus de l’adage que « plus on est de fou, plus on rit », NEW FOUND GLORY n’a pas hésité à inviter quelques camarades sur ce disque comme Scott Vogel de TERROR ou encore Anthony Raneri de BAYSIDE. Et pour une fois, un album originaire de ce courant musical ne dépasse pas difficilement la demi-heure. Avec ces quarante-trois minutes au compteur, Resurrection fait figure de bon élève. Mais bien conscients des nécessités du music business outre-Atlantique, le quatuor a fait bien attention de calibré ses chansons autour des trois minutes pour maximiser ses chances d’être diffuser sur les radios.
Très gentil et radio-friendly, ce huitième album ne jurera pas dans la discographie du group et perpétue la tradition d’un rock punk / hardcore / pop très accessible et mélodique. Resurrection est programmé pour plaire et connaître le succès en Amérique du Nord, malgré son côté très sympathique, le potentiel est beaucoup moins radieux au niveau de la vieille Europe, hors Grande-Bretagne. Pas sûr que cela empêchent de dormir nos amis.
Oshyrya (06/10)
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Hopeless Records / 2014
Tracklist (42:49 mn) 01. Selfless 02. Resurrection (featuring Scott Vogel of Terror) 03. The Worst Person 04. Ready and Willing 05. One More Round 06. Vicious Love 07. Persistent 08. Stories of a Different Kind 09. Degenerate 10. Angel 11. Stubborn (featuring Anthony Raneri of Bayside) 12. Living Hell 13. On My Own (featuring Brendan Yates of Turnstile)