Archive for the ‘ Chroniques ’ Category

Vallenfyre – Splinters

vallenfyre-splintersAmi lecteur, si tu n'aimes ni le Paradise Lost d'antan, ni le Death Metal au son rugueux en provenance de Suède, ou si le Doom te fais frémir d'horreur, alors prends la fuite maintenant. En revanche si tu es amateur de tout cela, sache que le deuxième album de Vallenfyre devrais sans doute te combler.
Comme le premier effort – A Fragile King – on retrouve en guise de colonne vertébrale le son rugeux digne du Death metal originaire de Suède, mixé à un Paradise Lost qui aurait retrouvé des accents Doom, perdu dans le find fond du Yorkshire. On retrouve même un poil de rage punk dans un titre bien nommé comme "Savages Arise" ou sur "Cattle". Car c'est bien de sauvagerie dont il s'agit ici tout au long des 43 minutes de cet album qui vous saute à la gorge sans prendre de gants dès la première seconde. On a le sentiment au fil de l'écoute que le groupe mené par Gregor Mackintosh a non seulement repris les éléments du premier album, mais en a accentué l'agressivité et la noirceur.
Vallenfyre fleure bon le Doom, mais il va jusqu'au Funeral Doom, matiné de ce Death à la sauce Entombed. Il en ressort un album violent et accrocheur qui n'est certes pas le plus original au monde, mais quel plaisir d'entendre à la guitare un Hamish qui n'avait pas sonné ainsi depuis un bail avec My Dying Bride. Vallenfyre est en quelque sorte un retour aux sources mené de main de maître. Les vieux briscards retrouvent une seconde jeunesse, teintée d'amertume, de noirceur et nous livrent un deuxième album solide et convaincant.

Hamster (08/10)

www.facebook.com/Vallenfyre

Century Media / 2014

Tracklist (43:10) 1. Scabs 2. Bereft 3. Instinct Slaughter 4. Odious Bliss 5. Savages Arise 6. Aghast 7. The Wolves of Sin 8. Cattle  9. Dragged to Gehenna 10. Thirst for Extinction 11. Splinters 

 

L. R. S. – Down To The Core

lrs_coverDerrière les nombreux projets montés de toute pièce par les manitous de Frontiers, il y a souvent un musicien, un peu oublié, mais qui mérite le respect. On pense par exemple à Ambition, qui a permis de réécouter Thom Griffin, ou à Vertigo, qui a permis à Joseph Williams d'avoir une certaine actualité avant de renaître franchement en réintégrant Toto. Ici ce Down To The Core de L. R. S. va permettre de réentendre Tommy La Verdi l'excellent chanteur de feu 21 Guns.

En renfort, pour épauler La Verdi, Frontiers a fait appel au guitariste Josh Ramos (Hardline notamment) et au claviériste et batteur Michael Shotton (Airtime). Des gars qui ont assurément du métier pour interpréter des compositions d'une AOR archi-classique. Pour assembler et produire le tout, on retrouve Alessandro Del Vecchio, inépuisable compositeur pour le label napolitain, Del Vecchio qui a donc proposé une partie de ses chansons. 

Le résultat est surprenant. Non du fait d'une recherche musicale qui se voudrait novatrice. Loin de là… La musique de L. R. S. est à la croisée de The Storm et de Journey mais aussi parfois de Strangeways ou Alias. Elle est d'une AOR mélodique tout ce qu'il y a de plus calibrée. Pour le pire parfois, comme ce titre en ouverture, « Our Love To Stay », patent plagiat du « Never Walk Away » du Revelation de Journey ou « To Be Your Man ». Ou comme sur cette ballade réussie, mais très proche d'Alias qu'est « To Be Your Man ».

Mais pour le meilleur généralement, avec quelques excellents morceaux d'AOR classieuse et raffinée tels « Livin' 4 A Dream », « Never Surrender », « Shadow Of A Man » ou la ballade langoureuse « I Will Find My Way ». Le tout magnifié par la très belle voix de La Verdi, une voix qui mérite toujours le détour, notamment pour sa versatilité. Cela permet d'alterner les climats, le musclé étant suivi d'un titre plus velouté. 

Si la novation musicale est au premier plan de ce que vous recherchez, I. R. S. n'a rien à proposer. Si, par contre, on accepte l'optique adoptée et l'influence très forte des grands anciens de l'AOR, on peut tout à fait goûter ce Down To The Core, assurément une vraie réussite par rapport aux ambitions affichées.

Baptiste (7/10)

 

Frontiers / 2014

Tracklist : 01. Our Love To Stay 02. Livin' 4 A Dream 03. I Can Take You There 04. Never Surrender 05. Almost Over You 06. Shadow Of A Man 07. Universal Cry 08. To Be Your Man, 09. Down To The Core, 10. I Will Find My Way, 11. Waiting For Love 12. Not One Way To Give

E Force – The Curse…

EF-thecurseDans un élan tristement moutonnier j'aurais pu traiter par dessus la jambe ce troisième effort d'Eric Forrest, faire un tartine sur cette légende vivante qui a été frontman il y a un bail pour Voivod, groupe qu'il a quitté pour finir par mener sa barque. Attention quand je parle de barque, il ne s'agit pas d'un vulgaire canot de sauvetage, rien de tout cela, parlons plutôt d'une vedette metallique lance torpille, tendance Trash, affiilé à Slayer, Destruction … Le genre venimeux, avec une production un poil crasseuse et qui rentre dans le tas. Seulement dans notre vénérable webzine, on aime bien creuser un peu. Ne pas en rester à la première impression.

Tenez par exemple, la pochette hideuse de cet album avec cette demoiselle dévetue victime d'une duplication a l'arrache sous photosphop. Je vois bien que quelques morts de faim ne trouveront rien à redire, mais dans la rédaction ça n'a pas incité à se précipiter sur le contenu. En dépit du fait que c'est un choix délibéré, pour illustrer le concept de l'album (le pouvoir de la tentation féminine).
Pourtant Eric Forrest aurait du nous y inciter. En plus il est un tantinet réfractaire quand il s'agit d'entrer en studio. J'ai bien cru que nous avions loupé une sortie discographique, mais non, il n'y avait pas eu d'album d'E Force depuis 6 ans. Et comme chacun le sait, c'est une éternité dans le metal, vu la quantité de sorties discographiques qui encombrent les bacs dans ce laps de temps. En particulier dans le Trash, genre de prédillection du trio. Les arguments ne manquent pas à priori, riffs tranchants en pagaille, vocalises hargneuses (et linéaires aussi), et section rythmique qui cogne, avec quelques solis de guitares pour aérer le tout.  Un schéma très classique en somme. Sauf que nous avons en guise d'habillage 
E Force ne se place pas à la hauteur de nombre de groupes thrash, bien plus percutants alors qu'ils ne font pas forcément preuve d'une imagination débordante en matière de composition. Pour autant tout amateur de thrash à l'ancienne qui rentre dans le lard devrait y trouver son compte. Il y a un indéniable savoir faire, mais pour ma part il ne m'a pas laissé une impression impérissable. Pas plus les invités qui apparaissent dans l'album d'ailleurs (Glen Drover de Megadeth, Kristian Niemann exTherion et Vincent Agar de Yotangor),

Hamster (06/10)

www.facebook.com/eforceoffical

myspace.com/eforceband

Mausoleum records / 2014

Track Listing (60 minutes)
01. Invitation 02. Perverse Media 03. Witch Wrk 04. Serpent’s Kiss 05. Awakened 06. Psyclone 07. Devoured 08. Mass Deception 09. Your Beloved Hate 10. Infexxxous 11. The Curse Of The Cunt