Misery Index fait partie de ces groupes qui ont su, au fil des années, se faire un nom dans le monde du Metal, non seulement par la qualité de ses albums, mais aussi par sa capacité à faire parler la poudre sur scène, que ce soit dans une salle minuscule ou sur les planches des plus grands festivals. Après un premier live uniquement paru sur LP, les ricains nous proposent enfin leur premier effort chez Season Of Mist, quatre ans après le monstrueux Heirs To Thievery. Alors, un nouveau coup dans le mille ?
Après plusieurs écoutes, on peut affirmer sans crainte que Misery Index n'a jamais été aussi affûté, ni ambitieux. Ainsi, en guise d'intro, la bande à Jason nous livre cinq morceaux qui s'emboîtent parfaitement les uns dans les autres, avec intro-première claque-interlude-deuxième mandale-coup de grâce, le tout parfaitement exécuté et alternant avec brio apaisement et déchaînement. On pourrait craindre que le groupe brûle toutes ses cartouches dès le début et ne parviendra pas à maintenir ce rythme d'enfer, mais c'est mal les connaître : "The Harrowing", "The Killing Gods", "Gallows Humor", "The Weakener"… autant de morceaux imparables qui se succèdent sans temps mort, malgré les quelques ralentissements qui viennent ponctuer l'album et offrent quelques occasions de souffler avec un nouvel assaut.
En matière de death/grind, Misery Index vient à nouveau de frapper très fort avec un album à la fois homogène et radical. Suffisant pour truster la première place de mon top 10 de l'année ? Un peu tôt pour le dire, mais il a tout pour plaire au fan de death/grind de base.
Mister Patate (9/10)
http://themiseryindex.tumblr.com
https://www.facebook.com/MiseryIndex
https://myspace.com/miseryindex
Season Of Mist / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. Urfaust 2. The Calling 3. The Oath 4. Conjuring the Cull 5. The Harrowing 6. The Killing Gods 7. Cross to Bear 8. Gallows Humor 9. The Weakener 10. Sentinels 11. Colony Collapse 12. Heretics
Après un retour en demi-teinte (un vrai succès de foule en live, un album décevant) et le décès de Phil Banneux, je ne donnais pas cher de la peau de Channel Zero. Et pourtant, ils sont de retour, avec un nouvel album enregistré pour l'occasion avec le batteur de Stone Sour derrière les fûts. L'écoute du premier single, "Electronic Cocaine", n'avait pas été en mesure de me rassurer, et c'est donc avec une certaine appréhension que je me suis penché sur Kill All Kings.
Récemment, j’ai appris que certains groupes n’osaient pas envoyer leur galette à Metalchroniques de peur qu’elle soit chroniquée par bibi. Haha. Je me marre. Comme si mon seul boulot au sein de la rédaction était de tailler sans retenue tout ce qui passe. Face à une telle attitude, une seule pensée me vient à l’esprit : s’ils étaient vraiment convaincus de la qualité de leur album, ils n’hésiteraient pas à l’envoyer. Un peu comme Eyes Of The Insane, petite formation belge qui m’a contacté il y a peu en insistant pour que ce soit moi qui chronique leur première sortie, un trois titres. Même pas peur. J’aime ça… mais est-ce que j’aime pour autant leur musique ?