Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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01. Quelle était votre idée à l’aune de la composition de Hymns for the Broken ?

Rikard Zander : Cela fait environ trois et demi depuis la sortie du précédent opus, Glorious Collision et nous avons ressenti le besoin de créer un nouvel album. Cela datait et donc Tom (Tom S. Englund – chant, guitare) et moi avons commencé à travailler ensemble avant que Henrik (Henrik Danhage – guitare) et Jonas (Jonas Ekdahl – batterie) ne nous rejoigne à nouveau.

 

02. Comment se passe l’alchimie créatrice dans le groupe ?

Nous avons agis de manière différente pour chaque album. Pour le précédent, ce fut en réalité Tom et moi qui avons réalisé une majorité du boulot de composition. Mais pour celui-ci, Jonas le batteur, a fait de grosses contributions en termes de chansons avec des titres déjà très finalisés à l’exception des guitares et des lignes vocales. Il nous a présenté ces chansons très arrangées et cela nous a plu. Le processus créatif est très varié, parfois je viens moi-même avec une idée, une mélodie et je la soumets aux autres qui rebondissent dessus… Chacun propose des ajouts, modifications…

 

03. Si l’on revient un moment sur la période Glorious Collision, que retiens-tu de cette époque ?

Pour moi le plus important était de prendre la décision de continuer et donc une certaine fierté à pouvoir proposer un nouvel album. Nous étions en réalité un nouveau groupe avec de nombreux nouveaux membres avec moi et Tom. Ce fut difficile au départ de tous ces membres, tu te sens un peu abandonner et à deux nous ne savions pas su nous allions pouvoir gérer et composer un nouveau disque. Face à l’adversité, il faut réagir et avancer. Nous l’avons fait alors que nous avons eu beaucoup de doutes, nous ne savions pas si nous en étions capables. Henrik et Jonas composaient beaucoup. Nous avons passé de bons moments avec les nouveaux membres et je conserve un souvenir positif de cette période.

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04. Quelle est ta vision de l’évolution du groupe depuis ton intégration en 2002 ?

Quand on parle de nous et de nos albums, In Search Of Truth est rapidement évoqué et vient souvent en tête de liste pour les fans. Je ne sais pas, Recreation Day est aussi très bon et je crois savoir que Recreation Day et Inner Circle ont en réalité fait de meilleures ventes qu’In Search Of Truth. Pour moi nous avons avancé, progressé, nous avons toujours cherché à aller un peu plus haut avec chaque nouvel album. Et si l’on considère les épreuves que nous avons dû gérer, nous pouvons être fiers de notre bilan et de notre passé.

 

05. Il me semble discerner un petit gout d’In Search of Truth à l’écoute d’Hymns for the Broken. Es-tu d’accord ?

Franchement, non pas spécialement. Cela ne nous a pas traverse l’esprit, il n’y a pas de notre côté de volonté consciente de vouloir revenir vers le passé et rappeler ce disque. Nous n’agissons pas ainsi et nous essayons d’aller de l’avant plutôt et de continuer à progresser. Tu ne peux pas travailler ainsi. Et nous n’avons pas la nostalgie d’un passé sensé être glorieux pour nous. Finalement, nous avons toujours été un petit groupe et n’avons pas connu un âge d’or fabuleux dans le passé que nous voudrions pouvoir atteindre à nouveau. Nous faisons notre petit bonhomme de chemin en espérant plaire à nos fans.

 

06. Ce fut bien sûr une surprise de revoir Henrik et Jonas de retour dans le groupe en découvrant le clip de “King of Errors”. Comment cela s’est-il passé ?

Eh bien nous avons perdu notre batteur, Hannes Van Dahl, qui a eu l’opportunité de rejoindre SABATON. Il s’agit d’un très gros groupe, en Suède et en ailleurs et il pouvait difficilement rater cette chance. Il avait des doutes et ne voulait pas quitter EVERGREY mais nous l’avons encouragé à sauter le pas. Nos relations restent super amicales et il avait notre bénédiction et nos encouragements. C’est un jeune homme qui devait vivre l’aventure à fond. Donc du point de vue d’EVERGREY cela rajoutait la difficulté de trouver un nouveau membre, à nouveau.

Et bien sûr le seul qui nous venait à l’esprit était Jonas et nous sommes restés très amis. Toutes ces années où il était concentré sur DEATHDESTRUCTION nous passions beaucoup de temps tous ensembles. Donc nous lui avons demandé si Jonas acceptait d’être notre batteur de session. Mais il était hésitant car en fait il voulait à nouveau nous rejoindre comme membre permanent. Il était déçu que nous ne lui demandions pas directement de nous rejoindre à nouveau alors que nous avions été prudents justement pour ne pas le froisser. Nous n’avions pas osé lui demander directement. Donc nous avons continué à le sollicité et puis Marcus (Marcus Jidell – guitare) est parti et finalement toutes les pièces du puzzle se sont mises naturellement en place.

Comme nous étions toujours très amis, tout a été très naturel de réintégrer Jonas puis Henrik. Et en plus cerise sur le gâteau, Jonas avait des chansons déjà composées à nous proposer et c’était excellent. C’est assez bizarre maintenant que j’y pense qu’il avait sous la main des chansons assez mélodiques qui n’auraient pas convenues à DEATHDESTRUCTION donc il ne les a peut-être pas consciemment écrites pour EVERGREY mais cela devrait lui trotter derrière la tête quand même d’une façon ou d’une autre. Henrik aussi a contribué sur cet album, cela aurait été bizarre d’avoir Jonas avec nous mais pas Henrik. Marcus partant il nous fallait assurer des shows déjà programmées. Donc ils nous ont donné un coup de main et cela a été si bon que tout le monde es resté.

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07. Du côté des paroles des chansons et du titre de l’album, que faut-il comprendre ?

Tom rédige quasiment toutes les paroles des chansons. C’est le cas ici où il a tout fait. Nous en avions discuté avant bien sûr mais il met tout cela en forme et donne à ces idées une réalité.

 

08. Que peux-tu nous dire des sessions d’enregistrement d’Hymns for the Broken ?

Nous avons agi un peu différemment de l’habitude. Une très bonne chose est d’avoir enregistré la batterie et la basse en même temps, en condition live en studio et cela donne une ampleur, une force supplémentaire aux rythmiques sur ce disque. D’habitude tu fais l’un après l’autre mais tu perds alors en groove. C’est bien mieux sur ce nouvel album. Il pourrait même être intéressant d’essayer la guitare aussi voir les claviers dans ces conditions-là la prochaine fois, je ne sais pas. Ce serait très difficile mais cela sonnerait de manière génial, nous sommes à notre meilleur en condition live, nous sommes fait pour jouer notre musique sur scène. Tout a été enregistré à Göteborg.

 

09. La pochette est très réussie, avec de forts contrastes. Qui est l’artiste qui a œuvré ici et comment cela se passe-t-il en général avec l’artiste en charge de la pochette ?

D’habitude Tom prend en charge et aspect là car il a une vision très forte à chaque fois de ce que notre pochette doit être. Cette image est très marquée bien sûr par les paroles des chansons avec l’idée de cette lutte, ces révolutions et Tom avait en tête ces vieilles affiches de propagande soviétiques. Nous aimions l’impact et donc il a demandé à un artiste-tatoueur de réaliser le dessin avec cette idée à l’esprit et il a proposé ce dessin. Le gars est excellent en dessin.

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10. Vous aviez tourné une vidéo pour la chanson titre « King of Errors » de ce nouvel album avec Patric Ullaeus (HAMMERFALL, IN FLAMES). Comment cela s’est-il passé et appréciez-vous ce type d’exercice ?

Comme tu peux le voir nous sommes montés assez haut et nous avons dû jouer là-haut pendant 8 heures pour mettre en boite toutes les séquences nécessaire. Ce ne fut pas facile, avec beaucoup de vent. C’était amusant mais cela nécessite toujours un gros effort de travailler avec Patric Ullaeus, il est perfectionniste et nous avons dû jouer des centaines de fois ce titre pour avoir ce qu’il voulait. Mais c’est super et nous sommes très fiers. Pouvoir utiliser cette énorme grue était génial avec ces images d’hélicoptère.

 

11. Ce disque est le premier publié par AFM Records. Avant vous étiez avec SPV ou InsideOut. Pourquoi ce choix ?

Nous étions arrivés à la fin de nos engagements avec notre précédent label et Tom a été en contact avec AFM à travers sa collaboration avec le groupe EPYSODE et cela a bien collé. Nous avons eu une offre de la part et nous avons accepté. Tout va bien pour l’instant nous verrons après la sortie du disque. Le feedback a été très bon jusqu’à présent et j’espère qu’ils sont heureux également de nous.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

“Heaven and Hell” de BLACK SABBATH

 

2. Premier album acheté ?

JUDAS PRIEST – Point of Entry

 

3. Dernier album acheté ?

J’écoute beaucoup de vieux groupes comme KANSAS ou LED ZEPPELIN car je n’étais pas dedans plus jeune.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu résumer le STICKY BOYS cuvée 2014 en trois mots et pourquoi ?

J.-B. Chesnot : Créativité : avec ce nouvel album Make Art nous avons vraiment fait tout ce qui nous passait par la tête, nous ne nous sommes pas freinés, pas censurés du tout. Nous avions parfois des idées un peu folle, originales mais nous avons tenté quand même.

Energie : toujours c’est important pour nous, cela reste la base de notre musique et sans cela et bien rien ne fonctionne vraiment.

Punk : car ici et là tu trouveras ici et là des petits éléments punk qui n’existait pas sur notre premier disque.

 

02. Moi si j’avais eu un trois mots à te suggérer, j’aurais choisi « Alex, J.-B. et Tom », qu’en penses-tu ?

Ouais c’est pas mal aussi, tu as complétement raison, nous sommes simplement trois mecs qui jouent du rock n’ roll est qui s’éclatent à travers leur passion pour cette musique et tous les concerts que nous pouvons donner. Et sur ce nouvel album, par rapport au précédent, on sent vraiment plus que nous sommes trois. Pour le premier, j’étais finalement arrivé assez tard, même pas un an avant l’entrée en studio donc je n’avais pas participé à l’élaboration de certaines chansons de ce disque alors que là ce fut vraiment un effort collectif.

 

03. Comment vous sentez-vous un an à quelques jours de la sortie de Make Art, quels sentiments dominent ?

Là c’est vraiment de l’excitation avec tous ces concerts qui arrivent. Bientôt notre release party et aujourd’hui cette journée promo. Cela reste quelque chose de se confronter ainsi aux médias. Pour le moment nous baignons dans une certaine euphorie avec de bien belles choses qui s’annoncent pour nous. Dès que tu finalise un projet et que tu lui donne sa liberté vis-à-vis du public tu risques de devoir gérer des avis négatifs, le public va-t-il accrocher ou trouver ça nul…

Mais nous avons ressenti quelque chose d’assez fort tous les trois cette fois-ci en sortant du studio, nous étions contents de nous. Les chansons sonnaient vraiment de la manière dont nous voulions qu’ils sonnent. Donc à partir du moment où cet album nous plaisait énormément à nous, cela permet d’éviter de se poser trop de questions. Nous avons avant tout travaillé pour nous en espérant bien sûr que cela plaise mais il fallait d’abord que nous soyons fiers de notre travail. Et tant pis si certains n’accrochent pas.

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04. Première chanson composée ?

Le premier c’est la piste trois, « High Power Thunder », une des chansons d’ailleurs qui s’inscrit le plus dans la droite lignée du premier disque. Tu entends bien l’influence AC/DC avec un gros riff de guitares et un refrain assez accrocheur. Nous l’avions sous le coude depuis un moment celui-là.

 

05. Cette chansons et d’autres sont-elles issues des sessions de This is Rock n’ Roll ?

Alors non, la plupart des titres ont été composé dans les cinq mois avant l’entrée en studio. Il devait y avoir « High Power Thunder » que nous avions dans un tiroir sans l’avoir finalisé. Ensuite est arrivé « Uncle Rock » et tous les autre sont nés du travail entre nous les mois avant l’enregistrement. Le dernier ce doit être « Juicy Lucy » qui a dû être finalisé trois jours avant la date d’entrée en studio.

L’évolution peut-être plus directe, punk, et moins hard rock a été naturelle, selon les riffs proposés par Alex et cela nous plaisait bien. Tout cela n’a pas été super intellectualisé, nous nous sommes laissé guider par notre créativité. Cela vient des tripes. Personnellement quand j’essaye de composer des riffs percutant cela ne fonctionne pas, ce n’est pas mon truc. Par contre Alex, je ne sais pas comment il fait mais il vient à chaque fois avec des riffs cools et qui sonnent. Difficile de mettre des mots dessus, il n’y a pas de méthode.

Pour « Uncle Rock » nous avons conservé les premières prises d’Alex qui étaient plus flottantes techniquement parlant mais avec une super énergie alors que quand il se calait mieux sur le rythme, avec la basse, cela sonnait de façon plus artificielle, comme une machine. Donc le feeling doit avoir toujours une primauté sur une exactitude scientifique. Par contre sur les voix et les chœurs nous sommes très regardant, nous peaufinons encore et encore jusqu’à obtenir le bon résultat. J'ai tendance a être chiant là-dessus, on travaille l’accent et le débit…

 

06. Quelle a été votre démarche en composant en vue de ce disque ?

C’est toujours un peu la même chose. On va d’abord partir sur un thème que nous définissons tous les trois. Cela passe par de longues heures de discutions, dans le camion par exemple quand on va faire des concerts un peu partout. On se dit : « ce serait bien d’avoir un titre sur les relations hommes/femme ou sur l’histoire d’un mec qui se fait frapper par la foudre.. » Des thèmes émergent assez naturellement. Ensuite Tom, la batteur, va se coller à l’écriture des morceaux, c’est vraiment son truc, il aime beaucoup écrire des textes et donc il rédige pleins de textes sur ces sujets.

De son côté, Alex, le guitariste, va sortie des riffs de guitares et ensuite on se retrouve tous les trois et nous essayons alors de faire coller texte et musique, on réarrange le tout pour obtenir finalement un ensemble cohérent. Je comprends que cela peut paraitre bizarre mais souvent nous commençons par les textes, nous avons toujours sous la main une sorte de catalogue. Nous avons souvent énormément de textes à disposition et il faut alors choisir, trier, conserver pour plus tard ou jeté à la poubelle.

Et donc là nous étions avec à disposition entre quinze et vingt morceaux. Et donc arrive la phase de sélection, nous ne conservons que ceux qui nous parlent le plus. En studio même nous en avons éjecté un qui avait été entièrement enregistré mais que nous ‘n’avons pas souhaité voir apparaitre sur l’album. Donc à la fin, nous pouvons présenter onze titres.

 

07. Cela reste très travaillé ce côté décalé, fun des chansons ?

Oui absolument, nous multiplions les jeux de mots et cela fait partie de notre identité de surprendre et vouloir créer le sourire chez l’auditeur. Cela nous permet d’aborder différent sujets comme ces père-noëls sur internet ou avec « Juicy Lucy » le fait que nous apprécions tous les femmes rondes, loin des canons anorexiques de certains mannequins. C’était un moyen de leur rendre hommage. Tom a un vrai talent pour cela il faut vraiment le reconnaître, cette capacité à trouver la bonne approche humoristique et décalée qui fera mouche. Il est important pour nous s’avoir un message quand même mais dans un esprit léger rock.

 

08. Si je reprends ce que tu viens de nous dire, tom fait les paroles, Alex la musique et toi donc tu te la coules douce ?

(rires) c’est tout à fait cela, moi je bois des bières et je les regarde travailler… En réalité mon apport arrive un peu plus tard, plutôt au niveau de la mise en forme de l’arrangement de la chanson. Je prends par exemple un plaisir énorme à m’occuper des chœurs, c’est mon truc de m’occuper des voix. Et puis nous discutons beaucoup, je donne mon avis sur les différents morceaux et nous ne pouvons pas envisager de mettre sur l’album un titre qui plairait un peu moins à l’un d’entre nous.

Nous travaillons pour trouver le consensus et nous nous trouvons à la fin tous sur les morceaux. Nous faisons attention de travailler avec la même idée, la même philosophie mais conserver la cohérence d’ensemble. Parfois tu peux avoir des surprises, de subtiles différences d’idées qui peuvent te faire aller dans le mur.

 

09. As-tu une relation particulière avec Tom comme vous faites tous les deux partie de la section rythmique ?

Forcément car surtout à trois il te faut faire très attention à la rythmique pour qu’elle soit assez large et très couvrante. Nous posons vraiment les fondations, la base de la chanson. Donc on se voit beaucoup avec Tom et d’est la personne que je vois, le plus, sans doute plus que ma copine même… Dès que nous avons une occasion, nous travaillons ensembles sur des sessions basse / batterie car il faut trouver entre nous une cohérence qui reste absolument essentielle.

Il faut que nous soyons prêts pour qu’Alex vienne ensuite là-dessus et que nous puissions l’intégrer au mieux, pour que cela fasse block. Mais cela évolue, surtout entre l’album et ensuite les concerts. Nous faisons alors parfois es ajustements quand cela se justifie pour que l’impact soit plus important. Par exemple sur l’intro de la chanson « Bad Reputation », sur l’album c’est la guitare qui prend le riff et nous nous sommes rendus compte que le résultat sonne mieux en concert si c’est la basse qui prend le riff. La basse s’avère sur le disque et en live avec un peu plus de distorsion, plus agressive en général pour gonfler un peu plus la rythmique, que ce soit très percutant, à l’image de ce que fait MOTÖRHEAD par exemple.

 

10. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Make Art ?

Le choix de bosser à nouveau avec Francis Caste au Studio Ste Marthe était évident ? Oui ce fut une évidence nous ne nous sommes pas posé la question. Pour le premier album, nous sommes arrivés en studio en étant des bleus, c’était notre premier enregistrement de disque à part quelques démos. Nous ne savions pas alors exactement ce que nous voulions et donc nous nous sommes rapprochés de référence que nous connaissions déjà comme le Running Wild d’AIRBOURNE et donc on s’est débrouillé avec ces éléments pour en sortir quelque chose de positif. Là pour le deuxième album, comme nous avions un peu plus de temps et de bouteille, d’expérience, nous avions une idée très précise de ce que nous voulions.

Et en discutant avec Francis Caste, nous nous sommes rendus compte qu’il avait de suite compris notre démarche et où nous voulions aller : plus direct, un son plus adapté au power-trio, une basse plus présente, qui claque, vraiment un son de groupe à trois et à pas à quatre. Donc banco c’était parti pour enregistrer ce deuxième disque chez lui. Poue This is Rock n’Roll pour ne pas se planter et se rassurer nous nous sommes beaucoup appuyés en terme de son sur des albums déjà existants, AIRBOURNE, AC/DC alors que pour celui-ci nous avons pris plus de risque, de la distance vis-à-vis de nos influences avec un son plus personnel, qui nous corresponde vraiment avec un gros travail sur la basse.

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11. La pochette est plus simple, moins glamour et flamboyante que la précédente, Pourquoi ?

En fait la clé de l’explication de mystère de la pochette se trouve dans le livret. A force de faire tous ces concerts pour le premier disque nous nous sommes rendus compte que nous avions des passes spéciaux, que nous avions des loges, nous passions par l’entrée des artistes… Donc nous étions pris et traités comme des artistes et au début cela fait un peu bizarre alors que nous faisons du rock. Donc on a voulu pousser le trait d’humour et donc comme nous faisons de l’art, que nous sommes des artistes, nous avons fait une session photo comme si nous étions à un cours des beaux-arts avec moi comme modèle en petite tenue, typée grec antique avec vin et raisins, et mes camarades qui doivent me peindre.

Et comme nous ne sommes pas des artistes, ils me peignent à la truelle, l’un fait un morpion et l’autre fait ce fameux bonhomme. C’est Alex qui l’a peint et on a trouvé cela marrant, car cela faisait dessin d’un gamin de quatre ans. Et donc on a aimé et donc on va le foutre sur un mur avec le logo et le titre de l’album, Make Art. Oui nous avons fait de l’art mais comme nous avons le faire, de « lard » de gros cochon, un bonhomme taggué sur un mur… Nous sommes peut-être des artistes mais il ne faut pas en attendre trop de nous…

A l’origine l’idée était différente, nous avions déjà le nom, Make Art, mais nous voulions d’abord nous faire nous-mêmes en figurines mako moulage. Nous voulions le visuel d’un enfant qui soit en train de peindre ces fameuses figurines en plâtre. Finalement cela ne s’est pas fait et donc l’idée est alors venue de reprendre le bonhomme de la session photo.

 

12. Un clip est-il prévu ? Aimez-vous cet exercice ?

Oui il y a des choses sur le feu mais rien n’est finalisé et je ne peux pas t’en dire plus car un clip cela coûte cher et nous sommes en train de rassembler les budgets. Mais si tout se passe bien plusieurs clips sont en route oui. On va voir ce qui va aboutir. Lee crowdfunding ne nous plait pas beaucoup, c’est une méthode qui ne nous parle pas et surtout qui ne nous convainc pas vraiment. Nous sommes peut-être un peu vieux jeu mais demander d’avance de l’argent cela nous dérange. Nous préférons proposer un produit fini et les gens aiment ou détestent mais ils font alors leur choix. On préfère se débrouiller.

 

13. Quels souvenirs conservez-vous de vos concerts en ouverture de CRUCIFIED BARBARA et NASHVILLE PUSSY ? Ce fut… chaud ?

Ce fut génial avec deux grands groupes. D’abord parce que les conditions étaient extras, avec de belles salles comme le Splendid de Lille ou à Dunkerque pour NASHVILLE. Le courant est bien passé avec les groupes, ils prennent le temps de rencontrer les premières parties, nous avons beaucoup à apprendre de ces groupes et nous ne voulons qu’une chose c’est de renouveler cela.

 

14. Beau concerts prévus à l’étranger, Belgique, suisse, Allemagne Italie, prêt pour la conquête de l’Europe ?

Oui nous sommes les Minus et Cortex du rock, nous voulons faire la conquête du monde ! On essaye de jouer au maximum, rencontrer le public ou nous voulons de nous. NASHVILLE PUSSY est un bon exemple, ils tournent énormément et cela paye. Et pour les pays d’Europe, il faut mettre le pied dans la porte, jouer un maximum, saisir toutes les opportunités et ne pas hésiter et faire de bonnes prestations. On commence à se faire connaître. En Allemagne nous avons été super bien accueillis, les publics sont différents et c’est bien agréable. Là c’est un festival métal avec un public très bigarré, des métalleux, mais aussi des reggae-mens, des rappeurs, des jongleurs, une bonne expérience.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Fat Bottom Girls » de QUEEN

 

2. L’étincelle qui scellé le destin de futur bassiste ?

D’abord j’ai commencé par la guitare et c’est encore une fois QUEEN qui a été le déclencheur avec le guitare acoustique de « Crazy Little Thing Called Love » qui est marquante. Mais après des années d’ennui en cours de guitare classique, je suis allé vers la basse pour un peu plus d’électrique.

 

3. Premier album acheté ?

On va rester avec QUEEN car c’est mon groupe de référence avec « Made in Heaven ».

 

4. Dernier album acheté ?

Days Go By de THE OFFSPRING

 

5. Bon Scott ou Brian Johnson ?

Bon Scott

 

6. Le riff « Thunderstruck » ou de « Paranoid » ?

« Thunderstruck »

 

7. Le riff que tu aurais adoré composer ?

« Message in a Bottle » de THE POLICE, j’aime beaucoup Sting.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

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Chronique de l’album

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait KISSIN DYNAMITE avec cet album, que peux-tu nous dire sur le groupe ?

Jim : Nous sommes un groupe né il y a désormais bien longtemps. Nous avions alors neuf ans et désormais nous sommes plutôt autour des 22/23 ans. Nous avons donné beaucoup de concerts, le maximum et nous avons passés professionnels en 2007. Nous avons alors signé un contrat discographique pour une première sortie d’album en 2008. Nous sommes désormais en 2014 et nous vous présentons notre quatrième opus qui s’appelle Megalomania. Notre musique, le groupe même est clairement ancré dans les années 80, au jeu des comparaisons je pourrai dire que nous représentons la rencontre entre MÖTLEY CRÜE et ACCEPT.

J’aime bien cette image qui illustre bien notre style de musique et également notre identité allemande. Pour ce nouveau disque, nous voulions introduire une nouvelle approche, une « touche » différente pour conserver une certaine fraicheur ou originalité. Tout a débuté lors de notre passage au Japon l’année dernière. Nous avions quelques concerts de programmés et pour nous détendre nous avons passé de très bon moment dans un dance club. Bien sûr l’atmosphère était spéciale assez différente de nos ambiances rock habituelles. La musique très électro nous changeait également de nos habitudes.

Cela nous a plu et donc nous avons pensé à mélanger notre hard rock très typé années 80 de nos trois premiers disques avec des sonorités plus électro, même au niveau des voix pour capturer un peu de l’air du temps de 2014. Donc KISSIN DYNAMITE a plus que jamais un son contemporain même si nos racines plongent dans le passé.

 

02. Vous venez de Reutlingen, est-ce une ville particulièrement rock ?

Eh non pas du tout ! Tu trouveras quelques groupes pop mais rien de très intéressant. En réalité nous ne sommes pas directement de la ville mais plutôt d’un des petits villages alentours. Et dans les campagnes allemandes, la musique rock/métal est très populaire. Dans tous les clubs de jeunes, ils écoutent plutôt du métal. Bien sûr cela a joué dans notre envie de suivre une carrière musicale rock mais nos parents ont joué un rôle essentiel en fait. Ils étaient adultes dans les années 80 et écoutaient à la maison les groupes de l’époque. C’est grâce à eux que nous avons été en contact en premier avec les disques d’AC/DC, IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST, ACCEPT, SCORPIONS. Donc cela nous influencé.

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03. Si l’on revient un moment sur la période Money, Sex and Power. Que retiens-tu de cette époque ?

Le souvenir que je veux conserver de ces deux ans de vie autour de ce disque reste notre concert au Hellfest. De fut de loin notre plus grand concert, devant une foule conséquente. Ce fut monstrueux, j’ai du mal à le décrire mais ce fut un moment très fort pour nous. Le public a été génial, le meilleur, avec une fête géniale également tout le long. Ce fut comme un rêve éveillé, dans les backstages… Je me suis réveillé le lendemain en me rendant compte que nous venions de participer au Hellfest.

Tu passes toujours par des hauts et des bas sur une tournée mais je ne garde pas de souvenir particulièrement mauvais. J’en ai aimé chaque minute. Ce troisième album a représenté une grosse progression pour nous. Je pense que nous avons alors beaucoup plus avancé qu’entre notre premier et deuxième disque. Nous avons rencontré plus de succès tous a été plus gros, plus rapides… Rien qu’au niveau des ventes, elles ont été multipliées par quatre. Plus de concerts, dans plus de pays, une première tournée européenne avec DRAGONFORCE, nos premières dates au Japon. Bref Money, Sex and Power est un sacré pas en avant pour nous. Et j’espère que nous pourrons autant progresser avec Megalomania.

 

04. Comment expliques-tu ces progrès, l’effet AFM Records ?

Oui bien sûr. Nous continuons à nous améliorer et à progresser en tant que musicien et nos albums suivent le même chemin. C’est sympa pour nous et surtout pour les fans. Notre premier disque a été publié par EMI Records mais nous étions alors un peu perdu dans la masse. AFM Records est un label spécialisé métal et ils sont cool. Nous avions besoin d’être poussés dans les médias et le public et AFM est très efficace pour cela. Avec EMI si tu n’es pas Robin Williams ou les ROLLING STONES ils te laissent un peu tout seul, oui ils te donnent un budget mais tu n’es pas mis en valeur. Le passage chez AFM a été crucial pour nous et c’est le meilleur choix de notre carrière jusqu’à présent.

 

05. Sans vouloir être cliché mais comment avez-vous vécu ces premières dates au Japon ?

C’est un rêve devenu réalité absolument. Et cela reste dans ma mémoire comme un songe, quand je vois les vidéos et les photos de ce périple cela me semble parfois irréel. Tout est totalement différent. Nous nous sommes promenés à quatre heures du mat dans Tokyo et tu restes totalement ébloui par toutes ces lumières. C’est de la folie, les gens sont adorables. Nous ne savions pas à quoi nous attendre en allant là-bas. Nous ne connaissions pas nos chiffres de ventes, l’état des préventes de ces concerts… Nous partions dans l’inconnu.

Sur place le promoteur nous a informés que les billets valaient près de cinquante euros, le prix d’IRON MAIDEN en Europe. Nous nous sommes inquiétés de n’avoir personne dans le public à ce prix-là. Et pourtant nous avons eu de supers concerts à Osaka et Nagoya et nous avons joué à guichets fermés à Tokyo devant six cents fans. Cela reste de petits clubs mais ce fut fabuleux. Certains nous attendaient devant notre hôtels, aucune idée comment ils avaient eu l’info. Le tapis rouge a été sorti pour nous, les filles dans les chambres d’hôtel inclus. Tu rentres dans ta chambre tu y trouves une fille et tu t’excuses alors pensant t’être trompé…

L’hôtel et une discothèque se partageaient le même immeuble avec un ascenseur en commun. Une vraie folie. Et nous y retournerons pour défendre ce nouveau disque. Rien de confirmé encore mais cela sera c’est sûr sur nos tablettes.

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06. Peux-tu nous parler de la création de ce disque, comment avez-vous travaillé ? Combien de temps… ?

Nous ne composons jamais en tournée, nous n’avons pas autant de temps que cela et pas peu de place pour nous isoler et travailler dans la paix. Nous attendons de rentrer à la maison, nous rechargeons nos batteries et nous laissons naturellement l’inspiration venir. Avec un esprit frais notre créativité est décuplée. Pour Megalomania, après cette fameuse tournée au Japon, nous nous sommes retrouvés tous ensembles chez nous après quelques temps, une bière à la main pour simplement parler et échanger sur la musique. Nous mettons tout sur la table pour voir où nous en sommes, ou nous voulons aller…

C’est important pour nous de planifier ainsi et nous avons déjà fixé sur le calendrier 2015 la date de cette rencontre pour définir ce que sera notre prochain disque. Nous avons rapidement défini nos envies et ce que nous voulions pour la suite mais commence alors le vrai travail, le plus difficile pour donner du corps, une réalité à ces idées. Quelle limite devons-nous nous fixer pour les parties électro… Donc finalement nous avons développé cinquante chansons, en avons fait la pré-production avant de ne conserver que les dix meilleurs.

Tout ce qui n’est pas utilisé est jeté, nous ne conservons rien d’une session sur l’autre. Nous voulons progresser pas recycler le passé. Donc le plus dur pour Megalomania a été de définir notre objectif et le moyen d’y arriver. Ce fut facile alors de finir le disque une fois ces éléments définis.

 

07. Avec quatre albums en sept ans, n’avez-vous pas peur d’aller trop vite ?

C’est naturel pour nous, nous ne nous faisons pas de date butoir ou d’obligations de ce genre. Nous sommes heureux, la créativité vient, nous composons des chansons et quand nous sommes satisfaits et prêts nous allons voir le label. Et alors ils planifient la sortie, la promo et les tournées. Nous prenons le temps nécessaires et si besoin nous pouvons repousser la calendrier jusqu’à être pleinement satisfaits du résultat. Si tu regardes, près de deux ans se sont passés entre Money, Sex and Power et Megalomania.

 

08. Comment se passe l’alchimie créatrice dans le groupe ?

Cela a changé tout au long des années depuis nos débuts. Désormais, c’est Hannes notre chanteur qui mène la danse et qui vient avec quasiment toute la musique et notre batteur Andi se charge quant à lui des paroles. Hannes a su développé un super talent de compositeur et il excelle dans ce domaine. Pour Money, Sex and Power ce fut un effort collectif mais donc plus lent. Pour Megalomania, nous nous sommes rendus compte que nous étions en train de brider la créativité de Hannes et qu’il travaillerait mieux de son côté. Et il s’est donc chargé de la majorité des mélodies avec quelques contributions ici et là des autres membres sur la musique.

Il arrive avec les titres finalisés à partir des idées qu’il nous a présentées et que nous avons aimées. Alors nous discutons et nous faisons quelques modifications pour satisfaire tout le monde. Même chose pour les paroles. Andi s’en charge mais nous avons avant beaucoup discuté entre nous et il donne corps alors à nos idées. En tant que chanteur et en lien avec la musique qu’il a composé, Hannes se charge souvent des refrains qui fixent alors le thème général. Andi prend alors la main et poursuit le travail. Ils travaillent à deux sur les détails.

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09. Avez-vous changé de méthode lors de l’enregistrement de ce disque par rapport à vos expériences passées ?

Oui absolument. Avant Megalomania, nous enregistrions morceau par morceau. Tu prépares la batterie puis la première guitare puis la seconde guitare etc… Par accident, nous avons agis différemment cette fois-ci. Nous étions les deux guitaristes en même temps en studio et pour s’amuser je multipliais les riffs et lui de même de son côté. Pour le fun nous avons alors jammé tous les deux ensembles et cela sonnait très différemment alors que nous faisions la même chose que précédemment. Donc toutes les guitares rythmiques ont été gravées ainsi, à deux.

Je partage mon instrument avec Ande depuis si longtemps maintenant qu’une certaine magie s’est installée entre nous. Nous discutons pour définir qui joue quoi et cela se fait très naturellement sans conflit ni animosité. Nous échangeons parfois au cours de la tournée, mais chacun trouve son équilibre.

 

10. La pochette est très simple, quelle importance a-t-elle pour vous ?

Cela devient de moins en moins important avec la dématérialisation des supports et l’échange fichiers mais pour nous ce point cette crucial. Cela défini aussi notre identité et nous y faisons très attention. Nous avons choisi quelque chose de simple mais de fort esthétiquement. Nous avons voulu évoluer musicalement mais aussi sur la forme, que la pochette reflète notre progression. Nous avons changé de logo, nous n’étions pas très satisfaits du précédent et c’était le bon moment. Si ce n’était pas maintenant, nous ne l’aurions plus fait.

Nous voulions pour le visuel sortir des clichés du métal tout en collant au titre Megalomania. Simple mais efficace je trouve. Et pour boucler la boucle, nous avons changé aussi notre look, moins typé manga et plus classe. L’idée était d’apparaître aussi plus adulte. Nous avons désormais une identité propre, plus éloigné de nos influences des débuts. Nous avons désormais un package cohérent.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« You Shook Me All Night Long » d’AC/DC

 

2. Premier album acheté ?

AC/DC Live

 

3. Dernier album acheté ?

DRAGONFORCE, Maximum Overload, un disque génial !

 

04. L’album qui a allumé ton étincelle artistique ?

Avoir vu Angus Young en concert sur une VHS. Tout a commencé avec AC/DC.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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