Archive for the ‘ Interviews ’ Category

Hypocrisy, entretien à Namur avec Peter Tägtgren :

 

 

 

 

 


hypocrisy par metalchroniques

Chronique de End Of Disclosure .

www.hypocrisy.cc

 

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs MESSALINE ?

Et bien MESSALINE est né en 2003 sur les cendres d’un groupe de prog qui s’appelait ABSURD. Nous avions sorti à l’époque deux albums et également assuré des premières parties intéressantes comme PORCUPINE TREE en 2003 pour la tournée In Absentia et puis après on a splitté. Avec le guitariste et le bassiste de l’époque ont a remonté MESSALINE fin 2003. Nous avons sorti avant Eviscérer les Dieux deux albums. Les membres du groupe ont changé et nous revenons avec une formation toute neuve, une nouveau line-up avec un nouveau batteur et un nouveau bassiste en 2013 pour ce troisième album.

 

02. Pourquoi avoir choisi comme patronyme le nom d’une impératrice romaine du Ier siècle après JC ?

Sa réputation sulfureuse ? Nous y avons bien réfléchi et il fallait un nom de groupe qui sonne bien. La symbolique est belle car effectivement comme tu le dis le côté sulfureux du personnage, une impératrice romaine très « sexe drogues et rock n’roll » ! Et bien j’aime pour un groupe de heavy métal avoir un nom très doux. Le contraste me plait, la sonorité est jolie à l’oreille… Et puis un nom féminin pour un groupe métal c’est marrant, quasi tromperie sur la marchandise entre ce que nous sommes et ce que le nom pourrait évoquer. Pas de filles à poil mais du métal…

 

03. Comment vous sentez-vous quelques semaines après la sortie de votre troisième album Eviscérer les Dieux ?

Sincèrement nous sommes super sereins, c’est notre troisième disque et nous savons faire. Nous avons toujours des choses à prouver mais le groupe est installé, on a fait sur ce disque ce que l’on voulait faire, pas de compromis à l’horizon. Depuis nos débuts, on nous dit : « Pourquoi vous chantez en français ? ». Parce que nous sommes plus à l’aise, la langue est belle et les textes plus intéressants ainsi. Désormais nous assumons à 100 % notre style qui est bien particulier et je pense que nous sommes le seul à le faire : un heavy métal chanté en français avec des textes humoristiques, soignées et on continue contre vents & marées. C’est bien assumé et on est sereins, fiers de notre disque, les mélodies peuvent se chanter aisément… Comme disait Ritchie Blackmore: "un morceau est bon quand tu le siffles sous la douche". Le reste, on s’en fout.

 

04. Travaillez-vous ce côté attrayant, catchy de vos compositions ?

Oui notre but est d’écrire des mélodies, des refrains qui restent. Contrairement à d’autres groupes, j’écris les textes et après on fait la musique. Je viens avec un texte fini, par rapport à la musicalité des mots et après seulement le guitare s’en inspire, trouve des accords qui se marient bien. Finalement cela me semble logique. Si c’est un texte historique qui évoque des massacres par exemple, on va faire un thème musical un peu lourd et tranchant, si c’est plutôt un texte humoristiques, avec des jeux de mots, on va être plus direct, plus léger… C’est plus intéressant pour nous comme cela et cela garantie que la musique collera mieux ainsi. Le texte donne l’ambiance du morceau.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Eviscérer les Dieux ?

On a essayé de travailler de la même façon que pour le précédent, In Cauda Venenum, mais on a mis plus de temps car les plannings étaient plus compliqués à gérer. On arrive en studio avec des chansons très avancées, au niveau rythmique c’est déjà nickel, John enregistre au click tout seul pour la batterie puis la basse vient se mettre dessus etc… Et ensuite on commence à délirer. Une fois en studio on va mettre une basse acoustique, avec de la disto et on va enregistrer pleins de trucs. Les guitares pareilles, on va enregistrer quatre ou cinq rythmiques différentes, le chant pareil… Sur le chant pour certains refrains j’ai expérimenté cinq ou six voix différentes, plus ou moins aigus, grave ou médium et après on attaque un boulot énorme de mix. C’est la même d »marche que les mecs de DEF LEPPARD à l’époque, tu enregistres un maximum, tu expérimentes selon ton feeling et puis tu fais tes choix au moment du mix final. J’ai enregistré trois basses mais je vais n’en mettre qu’une, j’ai des pistes de quinze guitares mais celle-ci sonne plus rock. Parfois tu enlèves, parfois tu ajoutes, tel refrains sonnent mieux à trois voix parfois c’est mieux à deux…

C’est du bidouillage mais on ne s’est pas limité, nous avons enregistré ce que nous voulions. Cela prends beaucoup de temps et nous essayerons d’être plus rapides pour le prochain. Là huit ou neuf mois ont été nécessaires mais il faut dire que notre ingé-son est parti deux mois en forêt amazonienne enregistré les sons de de la nature au Guatemala pour le compte du CNRS. Donc une partie du disque a été mixé au Costa-Rica, il est parti avec le disque dur et au casque dans la jungle pour mixer. Avant sa sortie le disque a déjà beaucoup voyagé, c’est marrant.

 

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06. De ton point de vue quelles sont les principales différences entre votre second album In Cauda Venenum & Eviscérer les Dieux ?

Pour moi, tu es plus marqué, le curseur a été poussé à fond. Quand cela doit être heavy c’est plus direct que sur le premier et quand cela doit être catchy, cela l’est encore plus. Le calme est plus calme et le tranchant est plus tranchant.

 

07. Comment doit-on comprendre le titre, Eviscérer les dieux ?

Un titre presque death métal. Il faut le comprendre comme un contraste. Si on avait été un groupe de Black suédois on aurait dit éviscérer le Dieu et on aurait été anti-chrétiens… Là c’est bien au pluriel. Je n’ai rien contre les religions, la référence s’adresse plus aux religions polythéistes de l’Antiquité mais pas seulement, cela résonne parfois de nos jours. Malraux disait : « Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas. ». Et il a bien raison, notre temps est spirituel, mystique à bien des niveaux. Cela ne se passe plus trop à l’église mais dans les sectes ou dans d’autres types de croyances : le dieu-foot, dieu-fric et dieu-télé réalité. J’éviscère ces dieux-là, je conchis The Voice et « j’emmerde » Beckham au PSG. Et puis éviscérer appelle l’organique, les tripes, c’est très corporel alors que les dieux appellent le spirituel. Le contraste entre le matériel et le spirituel, intéressant pour un titre l’album.

 

08. Que peux-tu nous dire de la pochette ?

C’est un extrait d’un tableau classique. Il est représenté presque en totalité on a juste rajouté un petit bord orange pour le côté visuel. L’œuvre est de Franz von Stuck un peintre allemand symboliste et expressionniste fin du XIXème, début du XXème siècle (voir ici). C’est intéressant car si on regarde bien, la femme a un serpent autour du cou et tous nos textes parlent indirectement du corps de la femme, dominatrice devant, nous en filigrane derrière. Nous l’avons un peu retravaillé mais on peut y voir pleins de choses, un certain érotisme se dégage.

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09. Etes-vous désormais en dehors de toute influence prog ? Christian Descamps (ANGE) fait un duo avec toi, vous faites une référence dans le livret au Vae Victis de GALAAD. Comment le comprendre ?

La référence était pour nous une évidence. Avec Mickaël (NDLR : Colignon) qui est le compositeur principal du groupe, nous sommes tombés amoureux du Vae Victis de GALAAD quand il est sorti. Pour nous c’est la pierre angulaire du rock en général. Il fait partie de mes deux ou trois albums cultes avec Rising de RAINBOW. Il me hantera jusqu’à la fin des temps et c’est l’inaccessible étoile. Si on peut faire des clins d’œil ici ou là on ne s’en prive pas. Je reste en contact avec Pierre-Yves (NDLR : Theurillat ex-chanteur de GALAAD) , un mec qui écrit super bien. Je sais pas trop où ils en sont avec leurs projets solo donc on verra. Mais nous recherchons la même sincérité dans la musique.

 

10. Comment est né la collaboration avec Christian Descamps d’ANGE ?

Christian c’est un ami. Il y a vingt ans j’étais fan, depuis 15 ans nous sommes amis, témoin de mariage réciproque… On va chez les uns et les autres, on s’organise des bouffes où l’on parle de la vie et des conneries que l’on voit à la télé et on parle presque plus de musique. Donc pour ce troisième album, nous avons eu envie de collaborer et j’ai proposé un duo. Le titre choisi est fort symboliquement, sur le temps qui passe, un ange est éternel… Lui a 67 ans et continue à faire du rock. Ce titre sur le temps qui passe, la peur de la mort me semblait adapté. Il a voulu que l’on enregistre le duo en condition live en studio. Pleins de groupes demande des guests, cela coûte 2000 dollars le solo alors que l’a on s’est vu trois jours, on a fait la bringue et simplement réservé un studio une après-midi et c’était réglé en deux prises. On a jamais aussi bien chanté tous les deux, avec cette émulation entre deux amis.

 

11.Comment voyez-vous la scène métal française ?

Les groupes collaborent un peu mais le hard rock est presque mort en France. On ne peut plus faire de tournée, il faut multiplier les dates ici et là mais c’est vraiment dur. J’ai remarqué que plus les groupes sont important, plus ils sont sympas et plus ils sont underground et plus ils ont le melon et nous font chier. C’est ce que je retrouve dans les concerts, c’est exactement cela. VULCAIN par exemple est composé de gentlemen mais des merdeux avec une démo quatre titres te prennent de haut…

 

12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour MESSALINE ?

Nous aimerions bien pouvoir plus jouer sur scène, décrocher une première partie sur une tournée dans le pays. Pouvoir faire une date à Paris serait bien aussi pour faire connaître notre musique. Mais c’est du coup par coup. Nous serons à Reims en mai, cinq dates en juin dans notre coin puis d’autres concerts en septembre en Lyon, Marseille. Notre problème est que nous sommes trop gros pour jouer dans des bars mais pas assez pour des salles de 300-500 personnes. Et entre les deux, il y a assez peu de salles disponibles. Je veux plus faire le bistro du coin, il nous faut une jauge de 200-250 personnes.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques,…) ?

« Child in Time » de DEEP PURPLE

 

2. Premier album acheté ?

Perfect Strangers de DEEP PURPLE

 

3. Dernier album acheté ?

Suppléments de mensonge d’Hubert-Félix THIEFAINE

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Lorsque l’on débouche une bouteille de vin

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous ?

La craie sur le tableau

 

Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin…

Un grand merci. Faites-nous exister, on aime ou on déteste mais il faut découvrir. Prenez du temps pour chercher à écouter de nouveaux groupes.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

Site internet

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs ASYLUM PYRE ?

Johann Cadot: Le groupe est né un peu par hasard, de ma rencontre avec Julien Peuch (basse) dans le cadre du travail. On a commencé à faire un bœuf ensemble un soir, cela nous a plu.  Nous avons réuni d’autres musiciens puis commencé à faire des morceaux… Il n’y avait rien de calculé du tout au départ mais nous avons aimé la démarche et cela a plu aux gens. Nous avons continué à composer pour une première démo puis un premier album, Natural Instinct?, en 2009. Ce disque, autoproduit, obtint de bons retours. Nous étions très agréablement surpris car le feedback était vraiment positif, on ne s’attendait pas à cela. Nous avons eu alors très envie de continuer pour faire un deuxième album et donner encore plus, travailler encore plus. Entre temps un petit changement de line-up avec l’arrivée d’une nouvelle chanteuse et d'un batteur. Sur ce deuxième album l’envie était vraiment plus affirmée de faire quelquechose de plus abouti, de professionnel en travaillant avec des professionnels.

 

02. Aviez-vous tous les deux, à l’origine, du groupe les mêmes influences ?

JC : Plus au moins en fait. Julien était beaucoup plus immergé que moi dans la musique d’IRON MAIDEN ou DREAM THEATER pour schématiser ou encore des groupes de rock psyché. Finalement ou s’est retrouvé sur les aspects prog, l’intérêt pour la mélodie. Moi je venais de choses plus traditionnelles comme HELLOWEEN époque Keeper ou BLIND GUARDIAN. Nous avons mélangé tout cela, nous avons tous évolué, nous avons découvert de nouveaux univers…

 

03. En tant que musiciens, qui sont vos références ?

Vince Kreyder : Personnellement, j’ai démarré la musique grâce à TOTO. Mon père écoutait beaucoup de rock, de rock US quand j’étais gamin et j’ai grandi avec TOTO ou encore ZZ TOP. Et un jour en écoutant un live de TOTO, le live à Paris de 1990 je crois, et je me suis dit que j’avais envie de faire ça. Donc du rock californien, je me suis mis au métal plutôt les groupes prog, les groupes techniques. Cette recherche de sophistication m’intéresse et ne m’a jamais lâché depuis même si j’écoutais aussi des trucs plus primaires. Au niveau de mes influences, il y en a des tonnes. Mike Terrana que je me dois de citer en premier, ce genre de batteur avec une grosse énergie, un petit côté allemand mais avec une sensibilité et un groove important. Les "machines" qui évoluent dans le brutal death par exemple me laisse de marbre.

JC : je suis pas tellement influencé par un guitariste en particulier, ce sont plutôt les compositeurs qui m’intéressent. Je dirai Jon Oliva, Tobias Sammet, les gens qui ont énormément de chose à proposer comme André Matos…

 

04. C’est la voix qui t’intéresse alors, le fait de chanter ?

JC : Oui c’est vrai je ne m’étais pas posé la question mais ils chantent tous effectivement… C’est plus la construction d’un univers qui me touche. Au niveau de mon jeu, je ne crois pas être influencé par l’un ou l’autre des guitaristes. On est tous marqué par certains mais consciemment je suis bien incapable de te citer des noms.

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05. Comment s’est passé la progression entre autoproduction et signature chez Massacre Records ?

JC : En fait la signature s’est faite après l’enregistrement, avec un produit fini. On leur a envoyé, ils ont aimé et nous ont signé pour prendre en charge l’aspect promotion et distribution. Nous avons beaucoup démarché et Massacre nous a proposé le meilleur deal parmi les réponses reçues. Ce label possède un catalogue varié et nous sommes contents du boulot accompli. L’exposition a été indéniablement plus grande, le concours de Replica Promotion en France a aussi beaucoup aidé. Le label apporte une autre dimension, une autre crédibilité.

 

06. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de Fifty Years Later ? La vibe était-elle différente que pour le premier opus ?

JC : Oui tout était assez différent. Déjà l’enregistrement a été assez étalé. On a pris plus de temps et l’implication de Didier (NDLR : Didier Chesneau derrière les manettes) a été très forte, comme un membre supplémentaire du groupe pour guider et conseiller. L’ambiance était assez détendue. Tout était peaufiné avant l’entrée en studio mais finalement tout a été remis en question avec la sensibilité des nouveaux musiciens. Tout le monde a proposé des choses et nous avons essayé, expérimenté.

VK : Nous avons tous développé une certaine capacité d’adaptation. Moi je suis vraiment arrivé dans le groupe pour les prises de batterie. Et entre imaginer une chose et l’écouter en réel, c’est toujours différent. Entre la figuration et l’interprétation, il se passe toujours quelque chose. Et heureusement nous avons eu dès le départ la possibilité de faire des essais. J’ai bénéficié de cinq jours pour les partie de batterie. Nous avons pris une journée pour nous installer et j’ai fait les prises en deux. Donc on a pu prendre le temps d’y réfléchir et d’explorer différentes pistes. L’ambiance était détendu, j’avais déjà travaillé avec Didier et donc je faisais une prise et puis on se disait : tien si j’essayais ça à tel moment… On réécoutait et on se rendait compte qu’un truc qui avait été défini, écrit, n’allait pas… J’improvisais autre chose et cela fonctionnait mieux… Pareil pour la voix… Bref une grosse faculté d’adaptation qui marque la différence entre les deux premiers albums.

JC : Nous avons gagné beaucoup en maturité et en expérience musicale. Nous avons progressé grâce à ce temps en studio, grâce aux conseils des uns et des autres du matériel disponible… C’était difficile mais très enrichissant avec des remises en question, mais cela fait du bien.

 

07. Pourrais-tu expliciter le concept du groupe et pourrait-on imaginer un troisième album sans ligne directrice thématique comme les deux premiers ?

JC : On a une approche assez cérébrale de la chose. D’où peut-être nos influences prog. Nous faisons de la musique avec nos tripes mais aussi avec notre cerveau et les textes sont très réfléchis. On veut montrer aussi que le métal peut être intelligent. Sur le nom du groupe. ASYLUM PYRE signifie « Le Bûcher de l’Asile ». C’est à la fois un bûcher sur lequel les fous ou ceux considérés comme fou sont brûlés. Métaphoriquement, cela nous sert aussi à brûler les clichés. Quel que soit le milieu, les généralisations sont assez insupportables. Pour venir à la musique, le heavy métal a une image tronquée en France, on fait des mélanges avec le milieu sataniste. Difficile de ne pas voir quelqu’un sourire et se moquer quand on parle de métal mélodique. On essaye de casser cela en France, une envie de faire quelque chose de construit. On a tous dans le groupe une certaine culture, une réflexion sur ce que nous faisons. Nous ne sommes pas des génies ou des stars mais le groupe permet de parler de sujet parfois grave et ce n’est pas possible pour tout le monde. Le côté fun demeure mais on veut aller plus loin. On reste pour l’instant plutôt sur la démarche d’albums concepts mais on ne se refusera rien. Nos idées pour le troisième voir le quatrième album continuent de suivre une ligne thématique cohérente mais on pourrait imaginer dans le futur faire sans cette construction.

 

08. De ton point de vue quelles sont les principales différences entre votre premier album Natural Instinct? & Fifty Years Later ?

JC : Le premier était très très écrit avant de rentrer en studio et nous n’avons pratiquement rien changer. Nous avons peut-être manqué un peu de fraicheur alors que pour le second tout était aussi écrit mais tout a volé en éclat une fois en studio. Notre cahier des charges était aussi très différent puisqu’il fallait avoir tout bouclé en trois semaines. Là sur une période plus longue, nous avons eu deux ou trois fois plus de temps.

 

09. Trois après la sortie du disque, qu’en pensez-vous ? Vous n’entendez que les défauts ou vous restez toujours très fiers du résultat ?

JC : Je ne réécoute quasiment jamais mes albums…

VK : Et bien moi au contraire je le réécoute beaucoup en ce moment pour bien apprendre et garder à l’esprit mes parties de batterie pour le live. Aussi le premier disque. C’est intéressant de voir ce travail finalement spontané. J’ai eu deux mois pour m’approprier les compositions, faire fi des lignes de batterie qui servait de guide et ce n’était pas moi. Je devais y ajouter ma patte. Je ne regrette rien dans les prises. Si j’avais eu plus de recul j’aurais fait certaines choses différemment mais je suis fier de faire écouter ce disque sur lequel je joue.

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10. J’ai deux remarques sur le chant sur l’album. Pourquoi s’acharner à proposer un chant type opéra quand cela sonne ridicule parfois (« The Herd ») et que peux-tu nous dire de ta prestation sur « Fisherman’s Day » ou tu sembles défaillir ?

JC : Je ne sais pas quoi dire. Sur « Fisherman’s Day » mon chant évolue tout au long de la chanson car c’est un personnage qui a quelque chose à dire. Donc mon interprétation varie beaucoup et puis il est en train de mourir… Chacun son ressenti, c’est la première fois que l’on me fait ce type de remarque. Le retour a même été très bon sur ce titre alors que je ne m’y attendais même pas. Quand je le réécoute, j’aurais préféré faire certaines choses autrement mais il tient la route. Concernant le chant lyrique, ce n’est pas un exercice imposé pour nous, c’est là parce que nous trouvons que cela a sa place à ce moment-là. La passage sonnait mieux comme cela.

VK : Je ne suis pas non plus personnellement fan de ce chant pseudo-lyrique mais je trouve que cela a sa place ici, cela contribue à donner un certain relief sur l’album. Le côté multi-facettes de l’album est un plus.

JC : Il y avait beaucoup plus de ces passages sur le premier album ou même les démos donc on en a enlevé mais là cela nous semblait utiles, le chant a été conservé. Ce qui compte le plus c’est que le passage sonne le mieux possible, quelque soit le type de chant qui devra être utilisé. (Chaos Heïdi se joint à nous)

 

11. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour ASYLUM PYRE ?

CH : On est très heureux de ce qui se passe actuellement et il faut que cela dure. Un nouveau public a pu nous connaître et nous espérons toucher encore plus de gens. Nous allons passer pas mal de temps sur scène en 2013 avec pas mal de dates de prévues. On croise les doigts pour que tout se passe bien. Nous espérons avoir l’opportunité de jouer en dehors de nos frontières, là ce serait parfait. Mes espoirs sont là, continuez notre route et se faire connaître. On ira en Suisse au mois de juin mais c’est dur côté Allemagne, surtout pour un groupe français.

 

12. Comment voyez-vous la scène métal française ?

CH : Il y a de bonnes et de mauvaises choses. L’entraide existe et les relations restent bonnes entre groupes en général.

JC : Ensuite il existe un fort cloisonnement entre la scène extrême et les autres. On trouve énormément de groupes appartenant à la scène metalcore. Ils ne sont pas forcément ouverts à notre style plus accessible. Ils ne ressemblent tous beaucoup et cela me passe complétement au-dessus de la tête. On sent parfois une certaine réticence de cette scène vis-à-vis de nous. Il faut rester ouvert.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques,…) ?

JC : « Believe » de SAVATAGE, je la veux à mon enterrement… 

VK : « The Odyssey » de SYMPHONY X

CH : « Don't Stop Me Now » de QUEEN

 

2. Premier album acheté ?

JC : un Best Of d’EUROPE

VK : Silence de SONATA ARTICA et Death Cult Armageddon de DIMMU BORGIR

CH : Smash de THE OFFSPRING

 

3. Dernier album acheté ?

JC : le dernier HELLOWEEN et un album de BIG BIG TRAIN

VK : SWEET SMOKE – Just A Poke

CH : GALDERIA – The Universality

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

JC : l’ambiance de la nature (j’ai passé une nuit dans la jungle en début d’année)

VK : l’eau qui coule

CH : le miaulement de mon chat

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous ?

JC : mes voisins qui font le fête jusqu’à pas d’heure

VK : l’eau dans mon mur suite à l’inondation de mes voisins

CH : le bruit de la hotte dans la cuisine

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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