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Epysode – Fantasmagoria

epysode2013

Cela ne vous est jamais arrivé de vous laisser convaincre par une bande annonce alléchante vantant la suite d'un blockbuster Hollywoodien, et de ressortir du cinoche avec la désagréable impression d'avoir été abusé ? 

C'est justement l'impression que me laisse ce deuxième album d'Epysode. Samuel Arkan (guitariste de Virus IV) remet le couvert avec une formule similaire à l'album précédent, Obsessions. Un nouvel album conceptuel, avec une production léchée, et une pléiade de musiciens appelés au rendez vous, tels que  Tom S. Englund (Evergrey), Henning Basse (ex-Metalium, ex-Sons Of Seasons, Mayan), Ida Haukland (Triosphere), Matt Marinelli (Borealis), Tezzi Persson (Between The Silence), Mike LePond (Symphony X), Léo Margarit (Pain Of Salvation), Julien Spreutels (Ethernity), Simone Mularoni (DGM). Belle affiche, démarrage en fanfare avec le percutant morceau "The Arch" ou l'oin reconnait d'emblée le chant de Tompa Englund. Làs, le reste de l'album est loin d'être aussi vigoureux et inspiré. Seuls les titres "The Black Parade", "Raven's Curse" et "Unreal" surnagent au mileu de l'apathie générale, l'apogée de l'ennui se situant au titre éponyme. Les titres défilent et on décroche, l'album manque singulièrement de souffle après le morceau "Raven's Curse". Bien sûr la production est au poil, évidemment les musiciens n'ont rien de manchots perdus sur la banquise mais l'histoire laisse de glace, avec un air de déjà entendu ailleurs. Trop peu de morceaux accrocheurs, ça traine en longueur. L'exercice un poil trop convenu devrait peut être interpeller ceux qui avait apprécié le premier album d'Epysode. Au delà… rien n'est moins sûr.

Hamster (05/10)

www.facebook.com/epysode

AFM records / 2013

Tracklist (62 minutes)

1. File-41-80-2 2. The Arch 3. Morning Rose 4. Venom 5. The Black Parade 05:12 6. T.H.O.R.N.S. 04:00 7. Garden of Exile 02:48 8. Raven’s Curse 04:48 9. Living Fortress 04:34 10. Fantasmagoria 06:49 Show lyrics 11. The Inheritance 01:08 12. Now and Forever 04:32 13. Forgotten Symphony 14. Unreal  

 

 

 

Deficiency – The Prodigal Child

deficiency-prodigalPas de suspense insoutenable, les lorrains remettent le couvert avec un deuxième album bien plus abouti que le précédent. Les progrès accomplis par le groupe sautent d'emblée aux conduits auditifs. Les amateurs de brutalité apprécieront notamment la présence plus importante des vocalises hurlées. Une production en béton signée David Potvin (Lyzanxia). Cette fois la section rythmique colle aux murs et le mur de guitares prend une ampleur digne de ce nom. Mais comme chacun le sait, le son ne fait pas tout. Et du côté des compos Deficiency est plutôt bien armé pour supporter la comparaison avec le haut du panier de la scène internationale. Le thrash mélodique de Deficiency ne se cantonne pas à cette seule figure de style, le groupe s'aventure avec succès vers d'autres styles exigeants techniquement comme le Djent (The Introspection Of The Omnipotent). Une claque.

D'autant que le groupe possède un savoir faire évident pour équilibrer agression et mélodie. Les influences issues du Thrash de la Bay Area et du Death mélodique à la suédoise sont maitrîsées et tiennent la route associées à un poil de progressif. On pense notamment à un Soilwork rageur sur "Stronger Than You". Seul regret la longueur de certaines compos comme "Unfinished", ou "The Curse Of hu's Hands" qui auraient sans doute gagné en concision. En revanche sur l'instrumentale "A Way Out Of Nowhere", la durée n'a rien de rébarbatif. Deficiency propose un album solide et varié avec suffisamment d'éléments accrocheurs pour se distinguer de la masse des sorties de l'année… chaudement recommandé.

Hamster (08/10)

Site Officiel: www.deficiency.fr

Facebook: www.facebook.com/deficiencymetal

Fantai'Zic Productions / 2013

Tracklist (62 minutes)

01. The Prodigal Child 02. Unfinished 03. A Prospect Of Traveling Beyond 04. Those Who Behold 05. The Introspection Of The Omnipotent 06. The Flaw 07. Stronger Than You 08. A Way Out Of Nowhere 09. The Experiment 10. The Curse Of Hu's Hands

 

Death Angel – The Dream Calls For Blood

 DeathAngel-tdcfb26 ans et toujours affamé, Death Angel livre un septième album survolté. A la différence de Relentless Retribution sorti en 2011, qui avait tendance à s'essouffler sur la longueur après un départ canon, le groupe a semble t-il changé de fusil d'épaule et propose une recette qui tient plus longtemps la route. Après une intro acoustique bien trompeuse, The Dreams Calls For Blood ne laisse aucun répit durant un peu plus de 45 minutes. « Left For Dead » est un concentré d'agression qui entame en fanfare l'album.

La bonne nouvelle c'est que par la suite la bande à Mark Osegueda ne baisse pas la garde. Sur « Son Of The Morning », Celui ci fait la preuve de ses capacités de jeune premier aux vocalises (lui, il pourrait sans peine hurler l'intro de « Angel Of Death » de Slayer, alors que Tom Araya, lui… et il en fait la preuve sur ce morceau et sur « Detonate »).

Le reste du groupe n'est pas en reste pour tabasser les conduits auditifs. Cela dit, Rob Cavestany n'est pas avare de solis déjantés à la guitare (tendance bordélique comme Slayer, la mélodie n'est pas forcément au rendez vous). Death Angel avec son attitude de jeune loup mort de faim renvoie bien des groupes qui ont découvert le thrash ces dernières années à leur locaux de répétition. Production rugueuse, des compos d'une énergie monstrueuse et très accrocheuses, à la limite les vieux briscards qui ont connu la pierre angulaire qu'est le classique Ultraviolence n'attendront qu'une chose, le faux pas. Mais le groupe qui vit une seconde jeunesse depuis sa résurrection miraculeuse en 2001 à plus d'un tour dans son sac.

Lorsque le soufflé retombe un tantinet, Death Angel remet le couvert très vite, le titre éponyme colle aux murs. Pour autant, les solis de guitares sont de haute volée. Le final épileptique en laissera plus d'un sur le carreau. Seul le titre « Succubus » en revanche laisse sceptique, la tonalité agressive est toujours présente mais le rythme mid tempo donne une impression de baisse de régime en dépit des solis de Rob Cavestany. 

« Execution / Don't Save Me » et son intro acoustique pourraient faire croire que le groupe va nous ressortir une ballade à la sauce « Room With A View ». Il n'en est rien. Une minute de mélodie avant l'impact. Et le groupe reprend sa cavalcade. Pas de quartier. On s'étonnerait presque de ne pas entendre Marc cracher ses poumons tant il malmène ses cordes vocales.

Tout n'est pas parfait pour autant, l'abus de grosses ficelles et de clichés du thrash, de certains riffs et la section rythmique qui mouline sur le même tempo peut parfois laisser une impression de linéarité un poil désagréable. Notamment à l'écoute de « Caster Of Shame ». Il n'en demeure pas moins que le titre débouchera les conduits auditifs sans effort particulier.

Cette fois Death Angel n'a pas loupé la conclusion, « Territorial Instinct – Bloodlust », le titre le plus long de l'album démarre en douceur pour terminer sur un train d'enfer.  Il va de soi qu'en se focalisant sur le thrash qui rentre dans le lard, en évacuant au maximum les errances mélodiques, les amateurs de l'album Act III et The Organization trouveront un peu caricatural ce choix de mettre autant en avant l'agression au détriment de la mélodie. Cela dit tout amateur de thrash qui déboite devrait trouver son compte dans cette orgie de riffs. Difficile de résister à cette invitation à se jeter dans le circle pit

Hamster (08/10)

 

www.deathangel.us 

www.facebook.com/deathangel

www.myspace.com/deathangel

Nuclear Blast / 2013

Track Listing (47:25) : 1. Left for Dead 2. Son of the Morning 3. Fallen 4. The Dream Calls for Blood 5. Succubus 6. Execution / Don't Save Me 7. Caster of Shame 8. Detonate 9. Empty 10. Territorial Instinct / Bloodlust