Author Archive

Mythological Cold Towers – Immemorial

Il est évident que certaines contrées à travers le monde se sont imposées au fil des ans comme des destinations de rêve pour tout amateur de Doom Metal, Finlande, Yorkshire, Allemagne, Suède… et j'en passe ! Mais le Brésil ? Allons voyons, vous n'y pensez pas, c'est le territoire des punks, des brutes (Krisiun, Sepultura), et de quelques mélomanes (Angra, Shaman) ! Mais le Doom ? Hé bien si, il existe aussi le Doom là bas (attention on pourra vous rétorquer qu'il est parvenu à percer au Chili, ce qui est tout à fait exact), sachez le, voilà l'occasion de briller en soirée beuverie dans le bar metal du coin, vous pourrez fièrement annoncer que vous connaissez le porte drapeau -isolé- du genre au Brésil. 
Mythological Cold Towers sévit depuis longtemps, 1994 pour être précis, le groupe s'est imposé au fil des ans et des albums au Brésil, mais n'a jamais vraiment franchi le cap vers la gloire internationale. Les changements de label, le laps de temps écoulé entre les albums n'ont pas contribué à sortir le groupe de l'ombre, Immemorial le 4ème effort du combo émerge 6 ans après The Vanished Pantheon. Cela dit, le groupe ne s'est jamais acharné à sortir rapidement des albums, de là à penser qu'ils considèrent le Doom comme un art de vivre, il n'y a qu'un pas. 
Le groupe de Sao paolo délivre avec constance une mixture Doom Death, avec un soupçon de mélodies de guitares, agrémentés de nappes de claviers sans oublier les vocalises d'outre tombe. Du classique digne de ce que My Dying Bride ou Paradise Lost pouvaient sortir dans les années 90. Sauf que le groupe utilise bien plus massivement les claviers, dans la veine de Shape Of Despair, sans en atteindre l'intensité (et il manque l'atmosphère oppressante). Le choix des brésiliens de proposer des compos massives, mais engoncées dans les traditions peut convenir à la condition d'avoir qu'elles suffisamment solides et convaincantes. Hélàs, de ce point de vue le pari n'est pas totalement réussi : on reste un peu sur sa faim. Un amateur du genre s'y retrouvera agréablement en terrain connu, mais il y aura un sentiment de frustration grandissant au fil de l'album, faute d'avoir entendu de la part du groupe un brin de personnalité affirmée.  Les compos défilent sans vraiment imprimer leur marque. Et si l'on doit attendre 6 années de plus pour entendre un nouvel album, Mythological Cold Towers aura bien du mal à s'extirper de son statut de groupe culte connu seulement des amateurs de doom les plus curieux.
 
Hamster (06/10)
 
 
Cyclone Empire / 2011
 
Tracklist (43:13)
Tracklist : 1.Lost Path To Ma-Noa 2.Akakor 3.Enter The Halls… 4.The Shrines Of Ibez 5.Like An Ode Forged In Immemorial Eras 6.Fallen Race 7.Immemorial 

Cadaveria – Horror Metal

Cadaveria ? Voyons voir, fondé en 2001 par deux membres du groupe de Black Metal Opera IX voilà leur nouvel album qui se retrouve à la tête de ma pile de chroniques à traiter parce que "toi t'es le boss, l'horreur c'est ton truc" dixit le chroniqueur peu enthousiaste. Admettons. Horror metal, c'est le 4ème album des italiens, qui sort 5 ans après In Your Blood.
Une éternité en somme, au point qu'à la réception de l'album, ce n'est pas sans appréhension que j'ai entamé son écoute. Les à prioris ont la vie dure, mais j'avoue que j'avais en tête un groupe italien de metal gothique avec chanteuse, en somme un outsider de Lacuna Coil qui serait resté coincé dans la catégorie culte. Mauvaise pioche. C'est un poil plus extrème et compliqué que ça.
Non, cadaveria ne va pas vous infliger 56 minutes de metal gothique avec une chanteuse qui se tortille comme des centaines d'autres en gémissant son mal à la vie. Flowers In Fire pourrait lors de son entame prêter à confusion, mais le groupe hausse le ton en balançant des riffs de guitare rugueux, et en s'appuyant sur une section rythnmique de Necrodeath qui cogne avec conviction. Un titre représentatif de l'album. Du metal sombre et mélodique, qui vire au Black Metal. Les quelques amateurs du groupe seront rassurés, le mélange des styles est toujours au programme du groupe italien, qui s'affirme une fois encore à l'aise dans les passages dignes du Heavy metal, du Thrash et des autres styles cités plus haut. Néanmoins on retiendra que le ton est plus agressif et Thrash que dans l'album précédent.
Cadaveria au chant suprend agréablement par sa capacité à changer de registre (chant clair et mélodique, ou hurlé, qui rappelle celui d'Angela Gossow d'Arch Enemy). Elle passe à chaque fois le cap. Clayman soulignait sa maîtrise au chant en 2007. C'est toutjours le cas aujourd'hui. La production un poil rugueuse devrait en revanche faire tiquer les amateurs de metal symphonique. L'album tient bien la route, les compos accrocheuses, en dépit de quelques longueurs qui les rendent un brin linéaires. Certains passages auraient mérité d'être plus concis. Au delà de ça, Cadaveria s'en tire bien malgré les clichés (comme la couverture de l'album caricaturale), et possède de solides arguments pour convaincre.
 
Hamster (08/10) 07.02.2012
 
Addendum 19.06.2013  : 

Bakerteam Records et Cadaveria ont décidé un peu plus d'un an après la publication initiale de sortir une édition spéciale du quatrième album "Horror Metal". "Horror Metal – Undead Edition" comprend deux titres bonus, "Whispers Of Sin" (Ancestral Remix)' et 'Hypnotic Psychosis (Chaotic Remix)'. Commentaires du groupe "nous sommes entrés en studio pour réenregistrer les parties de batterie du morceau “ Whispers Of Sin" et nous sommes fiers d'affirmer que cette chanson sonne plus directe, et est plus captivante qu'auparavant, en un mot plus "ancestrale". Le chant a été réenregistré sur "Hypnotic Psychosis". Nous avons supprimé les réminiscences "New Wave" de ce titre pour avoir un ambiance plus extrème et agressive”. 

www.cadaveria.com

 
 
Bakerteam Records / 2012
 
Tracklist (56:00)
01. Flowers In Fire 02. The Night’s Theatre 03. Death Vision 04. Whispers of Sin 05. Assassin  06. The Days of the After and Behind 07. Apocalypse 08. The Oracle (of the Fog) 09. Requiem 10. This is Not the Silence 11. Hypnotic Psyehosis 
Undead Edition : 12. Whispers Of Sin (Ancestral Remix) 13. Hypnotic Psychosis (Chaotic Remix)
 
Clips :
Flowers In Fire :

"Death Vision"

 

Therapy? – A Brief Crack Of Light

Un treizième album de Therapy? dans les bacs, mine de rien c'est qu'en l'espace de deux décennies d'existence ils n'ont pas chômé les rockeurs irlandais. Le trio de l'Ulster semble s'égarer sans trop savoir ou aller, c'est en tout cas l'impression qui se dégage à l'écoute de cet opus. Le groupe signe départ canon avec l'accrocheur et lourd Living In The Shadow Of The Terrible Thing, mais ça se complique au virage du second titre Plague Bell est terriblement mou et poussif. L'instrumental Marlow et sa tonalité pop matinée de New Wave succède plus dansant et festif.
Et c'est tout au long de l'album de cette manière que les irlandais soufflent le chaud et le froid. Le groupe alterne les titres accrocheurs et les compos un poil lourdingues, on le concède le trip montagne russes auditives a au moins le mérite d'éviter la linéarité. Mais on s'agace de ne pas avoir un peu de cohérence au menu.
On retient son souffle sur la fin de l'album, de Ghost Trio à Stark Raving Sane en passant par Why Tubulence, le groupe retrouve un poil d'inspiration, avec de l'énergique rock indus. Mais une fois encore l'expérimentation a ses limites, le dernier titre sonne comme une gueule de bois, l'emploi du vocoder au chant se révèle à la limite du risible. Une livraison somme toute inégale, les fans s'en contenteront-ils ?
 
Hamster (06,5/10)
 
Blast records / 2012
 
Tracklist (41 minutes) :
1. Living In The Shadow Of The Terrible Thing 2. Plague Bell 3. Marlow 4. Before You, With You, After You 5. The Buzzing 6. Get Your Dead Hand Off My Shoulder 7. Ghost Trio 8. Why Turbulence? 9. Stark Raving Sane 10. Ecclesiastes