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oshy_21082015_Diamo_DoAprès vingt-deux ans de carrière cette année, les Suédois de DIAMOND DOGS peuvent être légitimement considérés comme des vétérans de la scène rock scandinave. Et ils sont loin d’avoir chômé toutes ces années, publiant des disques avec une grande régularité. Pensez donc que ce Quitters & Complainers n’est pas moins que le dixième album. Ils ont droit à tout notre respect pour une telle longévité.

Le visuel de la pochette est assez original et un peu bizarre mais cela risque d’être la seule chose qui pourra vous surprendre sur ce disque. Le reste s’avère être d’un grand classicisme, un bon vieux rock and roll old school tel qu’il est pratiqué déjà depuis bien longtemps. Les Suédois ont su accumuler tellement d’expérience et de savoir-faire tout au long de ces années pour connaître toutes les ficelles du métier leur permettant de composer des chansons solides et professionnelles. J’aurais adoré écrire chansons accrocheuses mais malheureusement, c’est bien plus compliqué que cela. Oui effectivement, quelques riffs passent bien et quelques refrains claquent mais dans l’ensemble un fort sentiment d’ennui et une grande lassitude risque de rapidement s’emparer de l’auditeur. Sans démériter, les Suédois semblent avancer en pilote automatique et enchaîne les titres passe-partout oscillant entre le passable et le moyen. Nous étions en droit d’attendre beaucoup plus d’un groupe aussi installé, d’aussi expérimenté. Quitters & Complainers se traîne et peine à garder intact l’attention de l’auditeur. Autant comme fond sonore d’un bar enfumé très bien autant en journée à jeun, l »effet est bien moins convaincant. DIAMOND DOG laisse une impression vieillotte avec des chansons surannées que l’on a l’impression d’avoir déjà entendu des dizaines de fois. Tout n’est pas à rejeter, quelques passages passent mieux la rampe que d’autres mais dans l’ensemble ce dixième opus reste une déception. Les mauvaises langues diraient que pour compenser la qualité très perfectible de ce disque, un gros bonus a été ajouté sous la forme d’un second Cd bien touffu, un témoignage live du groupe sur scène à Bilbao. La prise de son s’avère très correct et les fans apprécieront ce bonus particulièrement généreux.

Sans doute DIAMOND DOGS est avant tout un groupe de scène qui donne sa pleine mesure une fois sur les planches. Dans des conditions live les chansons de ce Quitters & Complainers parviendront peut-être à prendre une autre dimension afin de susciter notre enthousiasme. En l’état, sur cd, le résultat n’est vraiment pas convaincant et laisse flotter une lourde odeur de naphtaline sur cette musique. Souvent je me sens trop vieux face à cette vague metalcore désespérante mais là, je me sens trop jeune.

Oshyrya (05/10)

 

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Livewire – Cargo Records / 2015

Tracklist (39:01 mn) 01. Runaway Romeo 02. Alright, Alright, Alright 03. Stop Barking Up The Wrong Tree 04. Broken 05. Silver Star Delight 06. Back To Babylon 07. Black Ribbons (For Magic) 08. Goodbye Troubled Soul 09. Rollercoaster 10. Out Of My Heart

Bonus CD ‘Let’s Have It – Live in Bilbao‘:
Tracklist (70:05 mn) 01. Bound To Ravage 02. Rush For Comfort 03. Every Little Crack 04. Goodbye Miss Jill 05. Autopilot 06. Lift It Up 07. Yesterday’s NYMPH 08. Honked 09. Raise A Holler 10. Brick Chase Bilbao (Jam) 11. Passing Through My Heart 12. Somebody Else’s Lord 13. On The Sunny Side Again 14. Sad To Say I’m Sorry 15. The Band 16. Wild Side Of Life 17. Don’t Turn Me Away 18. Not Guilty (Jam)

degreed – Dead But Not Forgotten

oshy_21082015_degreSans que ce soit forcément conscient mais il existe chez chaque artiste, et en particulier les musiciens, en eux l’espoir de marquer son époque et de rentrer dans une certaine forme de postérité. Etre reconnu de son vivant reste très important bien sûr ne serait-ce que pour vivre de son art mais résister au temps et survire à sa mort à travers sa musique, quelle plus belle réussite ? C’était al minute philosophie de comptoir de tonton Oshy mais cette idée m’a frappée alors que je découvrais la pochette et le titre du nouvel album des Suédois de DEGREED.

Le projet est né à Stockholm au début de l’année 2005. Avant même de publier leur premier opus, ils parviennent à tourner en Scandinavie et en Allemagne pris sous l’aile de groupes plus expérimentés. Ils partagent ainsi la scène de grands noms comme EUROPE ou TURBONEGRO. Après avoir engrangé une expérience et un précieux savoir-faire grâce à la scène, ils sautent dans le grand bainn discographique avec un premier disque Life, Love, Loss en 2010 et un second, We Don’t Belong en 2013. Les tournées s’enchainent et permettent de diffuser la musique des suédois à tous les fans européens de hard rock. La suite arrive cette année et s’appelle Dead But Not Forgotten.

A l’écoute de ce disque, composez des chansons à la fois bourrées d’énergie et accrocheuses ne semblent pas bien compliqué. Et pourtant cela nécessite un sacré talent et un solide savoir-faire. Dès la première chanson, « The Scam » tous les éléments du puzzle ne mettent parfaitement en place et l’auditeur amateur de pépite rock mélodique ne tardera pas à secouer la tête et taper du pied en rythme. Difficile de savoir si cela constitue logique de cette intense activité scénique inscrite dans les gênes du groupe depuis sa naissance, mais les brûlots super accrocheurs, d’une rare efficacité s’enchaînent rapidement sur Dead But Not Forgotten. Les refrains s’impriment presque immédiatement dans la tête et la musique hyper mélodique distille une énergie communicative. C’est un festival avec des chansons plus que recommandables comme « The Scan », « Better Safe Than Sorry » ou encore « Love Me, Love Me Not » ou « Face the Fact ». Le groupe semble prendre un plaisir fou et DEGREED parvient à distiller un sentiment très positif. Les thèmes abordés sont assez classique pour le rock mélodique, les relations sentimentales, les joies et les drames de la vie quotidienne. Les musiciens s’en donnent à cœur joie et font montre d’une belle maîtrise. En général, les chansons sont menées tambour battant, elles s’avèrent hyper mélodiques avec des claviers omniprésents aux côtés de la guitare. Oscillant entre trois et quatre minutes, les compositions s’avèrent directes et évitent de diluer inutilement le propos. Tout est limpide également au niveau du son et le chanteur Robin Ericsson, également en charge de la basse, réalise une très belle performance.

Avec Dead But Not Forgotten, les suédois de DEGREED réalisent presque un sans-faute. A l’exception de deux ou trois chansons plus classiques et un peu moins enthousiasmantes, l’album a de quoi faire frétiller tous les amateurs de jolies mélodie rock. Le défi n’était franchement pas simple mais il a été remporté haut la main. Voici la bande son parfaite de la reprise du boulot à la fin des congés d’été. Un bon moyen de conserver son énergie positive et afficher un large sourire.

Oshyrya (08/10)

 

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Sun Hill Production / 2015
Tracklist (53:53 mn) 01. The Scam 02. Face The Fact 03. Madness 04. Shame On Me 05. Better Safe Than Sorry 06. Love Me, Love Me Not 07. Drama 08. Kill Your Darlings 09. Touch Of Paradise 10. Forgive You 11. Start Again 12. Firefly 13. Final Ride 14. Turn Around, Don’t Back Down

Darkology – Fated to Burn

oshy_21082015_DarkologIl aura fallu six ans aux américains de DARKOLOGY pour poursuivre leur carrière discographique et donner une suite à Altered Reflections. Il faut bien dire que ce dernier publié en 2009 chez Rockaholics Records était sorti dans un relatif anynomat malgré le CV conséquent de chacun des membres du quatuor. Dans les rangs du groupe, vous trouverez ainsi les frères Harris avec Michael (THOUGHT CHAMBER, CHASTAIN…) à la guitare et Brian (FIREWIND, SOLSTICE…) derrière les fûts, Kelly Sundows Carpenter (BEYOND TWILIGHT, OUTWORLD, EPYSODE) au chant et enfin Mike Neal (MEDIEVAL STEEL, SALEMS LOT) à la basse. Les voici donc qui remettent le couvert et proposent un deuxième album, Fated to Burn.

En six ans, les ingrédients de la recette originale n’ont pas fondamentalement changés. Dans la saladier, mélangez des guitares à la fois tranchantes et techniques, une grosse section rythmique avec un particulier une basse au groove intense et enfin un chant particulièrement investi et convaincant. Vous obtenez un Power métal racé, épique et mélodique. Les américains ne sont pas revenus pour amuser la galerie et ils enchainent les offensives de haute intensité tout au long du disque. Avec un bon nombre d’années d’expérience accumulée, vous devinez que les compositions s’avèrent solides et souvent accrocheuses à défaut d’être originales. Les amateurs de grosses cavalcades métal pourraient ici trouver leur compte. Musicalement parlant la démarche du groupe n’a pas changé et pourtant l’effort de création a été beaucoup plus collectif cette fois-ci. Autant Michael Harris avait signé la musique et les paroles de toutes les chansons d’Altered Reflections à une exception près, autant le travail cette fois-ci a été très largement partagé avec Mike Neal. Cela ne change pas vraiment le propos musical du groupe mais apporte une petite touche de fraicheur bienvenue. Signalons, comme d’habitude, la très belle performance de Kelly Sundows Capenter qui fait une fois de plus preuve de son talent. Il déploie ici toute sa palette vocale, à la fois direct, agressif ou plus mélodique et subtil selon les besoins. Il n’hésite pas à monter dans les aigus et rappelle alors un Tim Ripper Owens.

Alors qu’arrive le moment de conclure cette chronique, reste en suspens la question de savoir si cet album s’avère hautement recommandable ou non. Une réponse de normand s’impose ici car Fated to Burn reste un très sérieux, professionnel et soigné, le son est bon mais pour l’originalité en repassera. Vous trouverez également à boire et à manger, les chansons oscillant entre le pas mal et le très moyen. Les Américains ont joué la sécurité sans jamais sortir du chemin tout tracé. Il manque quand même une étincelle pour que notre enthousiasme dépasse la barre du respect poli. A réserver aux fans de Power Métal à l’américaine.

Oshyrya (06/10)

 

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Prime Eon Media / 2015
Tracklist (69:18 mn) 01. Kill Me If You Can 02. Beyond The Grave 03. On Morrows Break 04. The Eyes Of The Machine 05. Quantum Genocide 06. The Shadows Of Oth 07. Fated To Burn 08. 21st Century Frankensteins (Nobot2) 09. Festival Of Fear 10. Holy 11. Nightmare King i. Shadows Of The Abyss ii. The Summoning iii. The Construct iv. Eternus Nocturne: The Dark Domain 12. Your Hollow Soul (instrumental mix, bonus track)