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The Story So Far – Songs Of (EP)

oshy_22062014_Th_Stor_S_FaTHE STORY SO FAR est un groupe de pop punk américain originaire de Walnut Creek en Californie. Ce ne sont pas des perdreaux de l’année puisque les débuts du groupe datent déjà de 2007. En quelques années, ils ont su se constituer un solide catalogue avec la parution de deux albums, Under Soil and Dirt (2011) et What You Don't See (2013) et d’un paquet d’EP. Dernier rejeton de la famille, voici Songs Of, un EP acoustique rassemblant quatre titres ainsi qu’une reprise de « Waiting in Vain de Bob Marley.

Ce disque contient des versions réarrangées de chansons déjà présentes sur What You Don't See. Par contre « Navy Blue » constitue une nouveauté, le résultat d’une jam transposée directement en acoustique. La réinterprétation en acoustique s’avère être assez intéressante et devient finalement un excellent révélateur de la qualité des chansons. Présentées ainsi, dans leur plus simple appareil, les qualités et les défauts sautent immédiatement aux oreilles. Et THE STORY SO FAR ne s’en sortent pas trop mal même si ces chansons manquent un peu de caractère et d’attrait tout en restant relativement sympathiques. Le chanteur Parker Cannon laisse quand même entendre ici ses limites et il est rédhibitoire que le chant sonne comme s’il avait été enregistré dans un bocal. « Navy Blue » est la chanson la plus intéressante, sa mélodie accroche bien l’oreille même si le chant finira par faire grincer quelques dents. Nous jetterons un voile pudique sur la pochette assez ridicule de cet EP et sur la reprise sans grand intérêt de Bob Marley.

Nous aurions pu conseiller cet EP si le chant n’avait pas un peu tout gâché. Vraiment pas très agréable et surtout très mal enregistré, il transforme l’écoute de Songs Of qui devient une véritable épreuve. Comment tout saborder en négligeant la forme sur le fond…

Oshyrya (04/10)

 

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Pure Noise Records / 2014

Tracklist (13:45 mn) 01. The Glass 02. Navy Blue 03. All Wrong 04. Bad Luck 05. Waiting in Vain (Bob Marley cover)

Falconer – Black Moon Rising

oshy_22062014_FalconePour beaucoup, dont votre serviteur, FALCONER est surtout le groupe d’un album, le premier, éponyme, de grande qualité qui était sorti au bon moment en 2001 et avait fait à l’époque son petit effet sur la communauté power métal mélodique. Depuis les suédois continuent leur chemin dans l’ombre, sans faire beaucoup de bruit. Il faut dire qu’étant publié depuis ses débuts par Metal Blade Records, un label très respectable mais quand même bien moins exposé que d’autres sociétés européennes, FALCONER touche et intéresse finalement que les plus pointus d’entre nous. Rappelons que le groupe possède désormais une belle expérience derrière lui. Ses origines datent de 1999 dans la ville de Mjölby. A la manœuvre, l'ancien guitariste de MITHOTYN, Stefan Weinerhall.

Dans ses compositions FALCONER intègre des mélodies et des riffs folk qui font sa patte et sa valeur ajoutée. Selon les albums cette caractéristique est plus ou moins marquée. Hors de la cela, les suédois proposent une musique attendue, dans la veine des BLIND GUARDIAN et des ICED EARTH. Les guitares impulsent le rythme et la mélodie principale, bien épaulée par une section rythmique de folie, dans la bonne tradition suédoise. Black Moon Rising constitue le huitième album du groupe et reprend les choses là où Among Beggars and Thieves s’était arrêté en 2008. Armod, publié en 2001 constituait une parenthèse avec son aspect folk beauoup plus marqué et le choix de chanter toutes les chansons en suédois. Les guitares se font puissantes tout en restant très accessibles et mènent l’auditeur à l’aventure. Les mélodies vocales distillées par Mathias Blad restent comme d’habitude très soignées et il parvient à insuffler dans sa prestation beaucoup de conviction et un jeu quasi-théâtral. Les compositions s’avèrent équilibrées et bien formatées autour des cinq minutes. « Locust Swarm » ou encore « Black Moon Rising » sauront faire le petit effet sur l’amateur de pépites power métal. La dimension la plus folk du groupe reste très discrète au sein de ces onze nouvelles chansons, Black Moon Rising se veut être un disque mené tambour battant par les Suédois sans temps mort.

La recette FALCONER n’a pas beaucoup changé depuis ses débuts et Black Moon Rising apporte son lot de nouveaux brûlots forts. Une certaine lassitude fini cependant par s’installer et la fin de l’album s’avère un peu plus poussive qu’espéré. Les mélodies restent soignées mais auraient pu être plus attrayantes et accrocheuses. Il manque un hit potentiel comme « Upon the Grave of Guilt » sur le premier album. Mais ne boudons pas notre plaisir, ce disque renferme quand même de quoi passer de bons moments et confirme le statut d’outsider à surveiller pour FALCONER.

Oshyrya (07/10)

 

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Metal Blade Records / 2014

Tracklist (50:26 mn) 01. Locust Swarm 02. Halls and Chambers 03. Black Moon Rising 04. Scoundrel and the Squire 05. Wasteland 06. In Ruins 07. At the Jester’s Ball 08. There’s a Crow on the Barrow 09. Dawning of a Sombre Age 10. Age of Runes 11. The Priory

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait ANATHEMA avec cet album, pourrais-tu synthétiser le groupe en trois mots et nous expliquer pourquoi ce choix ?

« beau », « émotionnel » et « réel » car ces trois mots résument bien ce que nous sommes depuis toutes ces années. Nous avons toujours été honnêtes et je crois que cela devient de plus en plus beau au niveau des mélodies, le travail des voix… Nous insufflons beaucoup d’émotions dans nos chansons, souvent de l’amour d’ailleurs et ces deux notions sont très liées. C’est un beau sentiment. Et la réalité de notre musique vient de l’honnêteté que nous y mettons. Les éléments là sont présents depuis le début mais, selon moi, nous avons pu peaufiner notre approche et rendre tout cela meilleur au cours de ces dernières années.

Et rien n’a été planifié, les choses se sont faites naturellement ainsi, nous n’intellectualisons pas notre démarche, nous laissons notre inspiration, notre cœur et nos tripes parler. Nous n’avons fait qu’être nous-mêmes, sans artifice ni masque. Parfois nous ne nous sentons pas en train d’écrire de la musique ou de composer, cela s’impose à nous naturellement et nous laissons l’inspiration couler. La musique nous dit elle-même parfois ou elle veut aller. A ce moment-là, il ne faut pas vouloir contrôler ce mouvement, il faut l’accompagner et se retirer du chemin. Notre équipe reste très ouverte.

 

02. Si l’on revient un moment sur la période Weather Systems. Que retiens-tu de cette époque ?

Nous avons véritablement à nouveau rencontré le succès, le puzzle a retrouvé toutes ses pièces dans le bon ordre depuis We're Here Because We're Here. Il s’agit de loin de nos disques qui ont rencontré le plus large public, peut-être que nous avons alors rencontré le plus grand succès jamais connu dans ce groupe. Et c’est bien entendu un sentiment agréable, ne pas se dire que le meilleur dont nous étions capable est maintenant passé et que nous ne pouvons plus que décliner artistiquement parlant. Je pense que nous sommes meilleurs que jamais maintenant, que ce soit pour la qualité des compositions qu’au niveau du succès que nous pouvons désormais rencontrer.

We're Here Because We're Here, Weather Systems et Distant Satellites font tous les trois partie du même chapitre, vraiment. Cette nouvelle aventure que nous avons débuté avec Kscope en 2010 est toujours bien vivante et nous continuons à avancer. L’instabilité des labels et du management sont, je l’espère de l’histoire ancienne et nous pouvons nous concentrer sur l’essentiel, la musique. Pendant longtemps nous étions sans contrat discographique et là ce fut vraiment difficile à vivre. C’est une bonne phase, une phase où nous retrouvons notre public et je suis sûr que quand je serai plus vieux je regarderai ces années avec joie, le deal avec Kscope et We're Here Because We're Here, et ce nouveau disque se place dans la continuité.

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03. Deux mois avant la sortie de ce nouvel album comment vous sentez-vous vis-à-vis de ces chansons ?

Je ne suis pas du tout « gavé » par ce nouvel album, je l’écoute tous les jours. Et c’est le cas pour les précédents albums, ainsi que Judgement. Je sais que pour certains, il est nécessaire de prendre une certaine distance pendant quelques semaines mais ce n’est pas mon cas. D’habitude, j’écoute nos nouvelles chansons intensément pendant deux ou trois mois et puis je prends alors un peu de recul quand la tournée commence. Je continue à vivre avec ces chansons mais à travers la scène. J’analyse, il existe certaines choses que je n’apprécie pas, je reste très critique vis-à-vis de notre travail, je me dis que telle ou telle chose aurait pu être améliorées ou faites différemment. Et il s’agit d’une bonne chose.

 

04. Combien de temps avez-vous consacré à ce nouvel album ?

Toute la phase de composition et de pré-production a débuté environ un an avant que l’album ne sorte. Cela fait disons mars 2013. J’étais alors au Portugal… Et lors de ces sessions une grande partie de la musique a pris forme, pas les paroles, surtout la musique. Nous avions alors beaucoup d’idées, des motifs émergeaient et constituaient la base des nouveaux titres, comme par exemple les trois chapitres de la chanson « The Lost Song ». Les chansons comme « Distant Satellites » qui s’appelait alors « Voodoo », « Firelight » et « Anathema » nous trottaient dans la tête depuis longtemps. Donc nous avions ces motifs musicaux et en novembre, l’équipe de composition avec moi, Vinnie (Cavanagh) et John (Douglas), nous nous sommes retrouvés pour travailler à nouveau ensemble et faire le tri et définir les chansons à approfondir. Nous avions trente ou quarante trames ou idées dans un ordinateur et il fallait trancher et écarter ce qui ne convenait pas pour ne garder que le meilleur.

A partir de là nous avons développé dix chansons, défini l’ordre d’apparition des chansons sur le disque… De là, nous avions tout pour rentrer en studio, enregistré d’abord la batterie puis tout le reste jusqu’à Noël. Nous nous sommes alors accordés en break pour les fêtes pour reprendre l’enregistrement en janvier puis par touches jusqu’en mars 2014 avec le mixage… Les paroles ont été toutes écrites en studio. Ce n’est peut-être pas idéal et cela peut faire l’objet de critiques mais cela ne me dérange pas. Je n’avais pas grand-chose en stock, peut-être pour une chanson seulement. Ce fut beaucoup de pression bien sûr mais il est parfois utile de ressentir cette urgence et j’apprécie beaucoup les paroles de ce disque. Et elles sont le résultat de cette pression, de ce rush de tout rédigé au dernier moment en studio.

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05. Pourquoi avoir encore une fois choisi de travailler avec Christer-André Cederberg pour la production et le mixage du disque ?

Pour nous le choix a été évident et il fait aussi désormais partie du son du groupe. Tu dois comprendre que nous avons besoin d’aide quand nous sommes en studio. Car il s’agit d’un processus très compliqué. Et cela devient éprouvant si tu ne mets pas quelqu’un en charge de mener à bien le projet. Il ne prend pas les décisions à notre place mais c’est son rôle de rassembler les idées et de rendre les choses possibles. Nos fixons la direction et à charge pour lui de nous y emmener. Si tu retires Christer de l’équation cela me laisse en charge du projet et ce n’est pas le meilleur moyen d’arriver au bout. Le groupe est construit autour de frères et donc nous avons une relation spéciale et profonde depuis très longtemps. Et je ne veux pas être celui qui doit, à la fin, prendre toutes les décisions.

Je continue à prendre beaucoup de décisions mais Vinnie est également très impliqué, au niveau des arrangements aussi et il sert de filtre pour toutes nos idées. Si une idée n’atteint pas nos standards, il le dira et nous pourront alors en discuter et l’abandonner si effectivement cela ne convient pas. Même chose pour John qui contribue beaucoup et soutient ce processus et cette façon de travailler. Donc nous trois nous travaillons très bien en équipe, pleinement concentré et il est bon pour nous d’avoir à nos côtés la présence d’une personne supplémentaire qui pourra nous aider et nous guider.

 

06. Donc vous devez avoir un niveau de confiance élevé pour cette personne…

Oui tu as raison et nous avons pleinement confiance en Christer. Il a fait des merveilles et c’est je crois la seule personne qui pourrait jouer ce rôle avec nous. Il n’a pas tout le temps raison et nous n’avons pas tout le temps raison et il y a deux ou trois choses que je voudrais voir améliorées pour la prochaine fois, que nous tirions les enseignements pour le prochain disque. De mon point de vue nous avons eu entre nous trop de discussions, trop de débats parfois inutiles. Mais il nous semble en ce moment que Christer sera la personne idéale pour travailler sur le prochain disque également.

C’est un très bon producteur, il trouve les bonnes sonorités, il sait faire sortir le meilleur des chanteurs en particuliers, il fait répéter des dizaines de fois puis sait prendre le meilleur de chaque prise pour obtenir le résultat optimal. Mais il s’agit bien d’une co-production car nous sommes très impliqués dans la prise de décision, nous ne sommes pas des marionnettes, nous conservons le contrôle. C’est inhabituel mais Christer est la seule personne avec Vincent et John avec laquelle je peux avoir ce type de relation, une absolue confiance. J’ajouterai aussi Steve Wilson car il est très bon, excellent même dans ce qu’il fait.

 

07. Et quelle a été la contribution de Steven Wilson ?

Nous avons une relation particulière avec Steven car ce n’est pas celui qui travaille et produit le disque du début à la fin. Tu lui donnes l’album quand celui-ci est terminé et il en fait le mixage. Donc il n’est pas impliqué dans toutes les décisions jusqu’à ce point-là du mixage. Et cela fonctionne très bien. Christer est là pour superviser l’ensemble et Steven ajoute sa petite touche à la fin. Steven a lui aussi été d’une aide précieuse car à la fin Christer a été très malade et a dû subir une opération au dos et il a donc raté cinq jours de travail. J’ai encore du mal à croire qu’il a fini le travail dans les temps car son état était vraiment sérieux. Mais il n’a pas pu mixer toutes les chansons et donc la situation est devenue complexe, nous nous demandions ce que nous allions faire.

Il n’était plus possible de finir le travail à temps et donc nous nous sommes dit qu’il nous fallait prendre quelqu’un de très bon. Et donc nous avons choisi Steven. Et il était disponible heureusement car si ce n’avait pas été lui je ne vois personne d’autres à qui je connais aussi confiance qu’à lui. Nous aurions forcément trouvé quelqu’un mais cela n’aurait pas été la même chose et tout était organisé autour de la date de sortie de l’album. Les mixages de Steven sont très bons, très clairs.

 

08. As-tu été surpris à la réception du mixage final ?

Oui je l’ai été et j’ai été surpris d’être surpris. Je lui ai même écrit un mail lui demandant pourquoi j’étais surpris… C’est fantastique et il a fait cela en six heures de temps pour la première chanson mixée, « You’re not Alone ». A bout de ces six heures tout était là à l’exception de deux ou trois suggestions que j’ai émises, mais le gros du boulot était terminé. Je ne sais pas d’où vient ma surprise je n’aurais pas dû l’être mais je n’avais pas travaillé avec lui depuis 2010 et j’ai oublié à quel point il était bon. Ce fut génial.

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09. La pochette est assez réussie comme d’habitude. Quelle était l’idée et comment avez-vous travaillé avec Sang Jun Yoo ?

En fait ce fut extrêmement simple. John a eu l’idée de cette lumière lointaine pour la pochette. Et à partie de là j’ai simplement tapé Distant light dans Google et j’ai alors découvert cette installation artistique à New-York. Et j’ai donc écrit à cet artiste la nuit même. John a aimé toutes les images, celui lui parlait et cela me parlait également. L’image est très simple mais différente pour nous et notre approche musicale a choisi le même chemin, la simplicité moins de couches, moins de complication dans notre musique.

L’artiste m’a alors répondu, il a écouté quelques chansons et il a alors accepté que nous utilisions son travail. Notre manager a pris alors contact, ils se sont mis d’accord sur un prix. Il nous a alors fourni l’ensemble des images de son installation et nous avons choisi à partir de ces images. Elles sont toutes magnifiques. C’est le cas pour moi et j’en suis sûr aussi pour John Douglas, il s’agit de l’une de nos pochettes récentes préférées.

 

10. Vous avez toujours soigné vos clips vidéos. Quelle importance donnez-vous à cet aspect et appréciez-vous ce type d’exercice ? A quoi pouvons-nous nous attendre pour ce nouvel opus ?

Je ne sais pas ce qui est prévu pour ce disque. Je ne suis pas très impliqué dans cet aspect-là. Je ne suis pas sûr que nos vidéos soient si géniales, il semble que nous ne bénéficions pas du budget pour faire vraiment bien de ce côté-là. J’aime beaucoup celui que nous avons fait pour « Untouchable, Part 1 » par exemple. « Pressure » était pas mal non plus mais pas absolument fantastique. Je ne suis pas beaucoup impliqué là-dedans, Vinnie s’assure que ce ne sera pas catastrophique et que la personne en charge sait ce qu’elle fait, dans le bon esprit.

Si les standards ne sont pas assez bons, nous ne sortons pas la vidéo. Par exemple, celle qui a été réalisée pour « Untouchable, Part 2 » n’a jamais vu la lumière car elle était terriblement mauvaise. Si j’avais le choix pour ce nouveau disque, j’en voudrais une pour « Ariel », « The Lost Song, Part 3 » et enfin « Distant Satellites ». Cette dernière est sans doute le titre le plus commercial de l’album.

 

11. Une des chansons s’appelle « Anathema ». Comment devons-nous l’interpréter ?

C’est la liberté de nos fans et de l’auditeur, cela ne nous regarde pas. Je ne ferai aucun commentaire sur cette chanson, chacun se fera son opinion.

Anathema

12. A vos débuts, il y a plus de vingt ans de cela, quelle était votre ambition ?

Nous n’en avions pas. Tu sais finalement, quand tu es jeune, la chose la plus importante pour toi est de pouvoir faire un album. Après le premier tu veux en faire une deuxième puis un disque encore meilleur… En 1992 quand l’EP The Crestfallen est arrivé, c’était notre premier vinyle et c’était une époque géniale. Ce moment-là est magnifique car il s’agit bien sûr d’un premier pas et d’une belle consécration. Tu avances pas après pas, tu fais ton premier t-shirt, tu développes ton propre merchandising, tu donnes ton premier concert en dehors d’Angleterre puis ton deuxième album… L’objectif est toujours d’arriver à l’étape suivante, tu ne vises pas le ciel juste un palier supplémentaire.

 

13. Après 25 ans de carrière qu’est ce qui te rend le plus fier ?

Simplement le fait que nous sommes toujours ensemble et que nous nous aimons et cela pour le plus longtemps possible. Le business musical n’a pas distendu nos liens et nous travaillons toujours ensemble après toutes ces années. Je pense que que tu fais le point sur ta vie, la qualité de ton amour, celui que tu donnes et celui que tu reçois est la chose la plus importante.

 

14. Que peux-tu nous dire de votre récente tournée aux côtés de HIM qui a rencontré le succès aux USA ? Après une première tournée en tête d’affiche à l’automne dernier, les Etats-Unis sont-ils enfin en train de succomber à ANATHEMA ?

Je ne veux pas faire de plan sur la comète, nous avons beaucoup travaillé, très dur pour nous faire connaître outre-Atlantique et nous commençons à en récolter les fruits. Ce n’était pas facile car nous donnions des concerts et en même temps nous étions en train de finaliser l’album. Nous voulions monter sur scène et marquer les gens rapidement, ne pas les lâcher et faire comprendre au public notre philosophie et notre musique. Et cela a fonctionné et j’en suis très heureux. Bien sûr selon le groupe pour qui tu assures une première partie tu adoptes une setlist adaptée.

Le public à ce moment-là était plus orienté rock donc nous avons proposé des chansons plus rythmées, à même de remporter l’adhésion des fans présents comme « Untouchable, Part 1 » ou encore « Deep ». Ce fut un beau défi pour nous et nous avons pris du plaisir. On verra si cette bonne impression aura un impact sur le niveau de vente du nouvel album, je l’espère mais on verra. Il est possible que nous puissions continuer à grossir en Amérique.

 

15. A quoi peuvent s’attendre les fans des shows prévus entre août et novembre prochains et lors des festivals d’été ?

Cela s’annonce très bien, nous nous amuserons beaucoup à proposer ces nouvelles chansons et à les interpréter sur scène. A chaque fois qu’une nouvelle tournée s’annonce à la suite de la parution d’un nouvel album, nous nous concentrons sur les nouvelles chansons. Pour Weather Systems nous avions « Untouchable, Part 1 » et « Untouchable, Part 2 » et pour celui-ci ce sera « The Lost Song, Part 1 », « Ariel », « Distant Satellites », « Anathema »… Il devient difficile désormais de construire notre setlist et il existe de nombreuses très bonnes chansons que nous n’interprétons plus désormais.

Mais pour rendre hommage à ces excellents titres, il faut désormais passer par des concerts exceptionnels où nous interprétons un album en entier. Et il se peut que nous donnions à l’occasion ce type de spectacle. Cela permet de jouer des chansons qui sans cela ne seraient jamais interprétées. Mais il faut que cela reste exceptionnel.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Il y en a trop, il est impossible de pour moi de t’en donner seulement une. Désolé.

 

2. Premier album acheté ?

Alchemy, le live de DIRE STRAITS.

 

03. Dernier album acheté ?

Il s’agit d’une BO d’un film sinon j’ai précommandé le nouvel album de COLDPLAY.

 

04. L’album qui a allumé ton étincelle artistique ?

Alchemy, le live de DIRE STRAITS. Je l’ai acheté grâce au concert de charité Live Aid.

 

Tous nos remerciements à Roger WESSIER (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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