BATTLE BEAST est un groupe de heavy métal finlandais formé en 2008 à Helsinki. Il ont vu leur carrière s’accélérer subitement à partir de moment où Nuclear Blast s’est intéressés à eux. Grâce à la force de frappe du label allemand, ils ont fait le buzz un peu partout en Europe malgré une musique très convenue. Le 19 août 2012, la chanteuse Nitte Valo annonce qu'elle quitte le groupe pour se consacrer à sa famille. Elle est alors rapidement remplacée par Noora Louhimo. La tournée en première partie de SONATA ARCTICA permettra alors de présenter la nouvelle frontwoman au public. Ils enfoncent le clou avec un nouvel album que voici.
Premier progrès notable, la pochette de cet album est franchement beaucoup plus convaincante que celle de Steel (chronique ici). Claudio Bergamin a fait des merveilles et on prend un vrai plaisir à regarder le visuel proposé. Une fois la galette enfournée dans le lecteur on se retrouve devant, «Let It Roar» un premier titre typé power métal à la HELLOWEEN, très mélodique avec des claviers très présents et un refrain ultra simple. Noora peut d’emblée faire admirer sa voix, un chant très rock, râpeux quand elle pousse qui n’est pas sans évoquer Doro. C’est vraiment une chanson hyper calibrée pour plaire vraiment au plus grand nombre. Même constat avec les titres suivant comme «Out of Control». Il semble que nos amis aient beaucoup appris au contact de NIGHTWISH on trouve ici et là quelques ressemblances malgré l’absence de chant lyrique et de la dimension symphonique. Les rythmiques de guitares accompagnées des nappes de claviers font immanquablement penser à Holopainen & co.
La touche heavy métal traditionnelle à la JUDAS PRIEST, HAMMERFALL n’a pas été oubliée et traverse tout l’album avec les soli de rigueur et les chœurs guerriers sur les refrains. Cet album reste dans l’ensemble très agréable, les chansons s’avèrent être faciles et sucrées, les refrains font presque systématiquement mouche par leur simplicité et se mémorisent en quelques secondes. Les finlandais ont fait le choix de rendre leur musique la plus accessible possible et ils devraient en vendre par palettes entières. Bizarrement le premier single choisi, «Black Ninja» est assez moyen et il n’est pas difficile de trouver bien meilleur sur ce disque.
Sous l’influence du label et/ou inspiré par les modèles NIGHTWISH et SONATA ARCTICA, BATTLE BEAST a fait clairement le choix de rendre sa musique très mélodique, très accessible. Ils font preuve d’un beau savoir-faire dans le domaine même si cela n’apporte pas grand-chose de nouveau sous le soleil.
Oshyrya (07/10)
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Nuclear Blast / 2013
Tracklist (48:20 mn) 01. Let It Roar 02. Out Of Control 03. Out On The Streets 04. Neuromancer 05. Raven 06. Into The Heart Of Danger 07. Machine Revolution 08. Golden Age 09. Kingdom 10. Over The Top 11. Fight, Kill, Die 12. Black Ninja 13. Rain Man
J’ai toujours beaucoup aimé XIII, l’album de RAGE sorti en 1998 qui m’a fait découvrir ce groupe et a fini de me convaincre que heavy métal et orchestre classique pouvaient faire bon ménage. Les exemples sont tellement nombreux de nos jour que ce mariage à priori rédhibitoire ne fait plus débat. Ce disque constitue également pour moi le premier contact avec Lingua Mortis (j’avais raté l’album éponyme sorti en 1996). Depuis, RAGE continue de poursuivre une belle carrière, durcissant le ton comme sur le dernier opus en date, 21 (chronique ici). Dix-sept ans après l’expérience originale, les trois membres de RAGE remettent le couvert à travers cet album LMO. Pour cela, ils ont fait appel à deux orchestres, un espagnol et un russe ainsi qu’à trois chanteurs supplémentaires Henning Basse (ex-METALIUM), Jeannette Marchewka et Dana Harnge. La production a été assurée par Charlie Bauerfeind.
Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour ne pas saluer le travail accompli. Dans la continuité des précédentes apparitions du Lingua Mortis Orchestra, cet album marie avec grâce et talent la puissance et l’agressivité typiquement heavy métal avec l’emphase, la dimension très mélodique de l’orchestre. Ajoutez à cela des chœurs et vous obtenez une musique très forte, visuelle à l’image d’une bande originale de film. Les deux visages de ce Janus se mêlent harmonieusement et Victor Smolski a encore su faire des merveilles. Ils ne sont pas nombreux à atteindre cette maestria, le nom d’un THERION me vient à l’esprit. Les orchestrations classiques sont omniprésentes, prenant souvent le pas sur la guitare. Cela donne à charme fou à cette musique, cela me fait penser parfois à du TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA. La même magie se dégage. Le propos est pourtant loin d’être léger, Peavy Wagner a écrit pour cet album une histoire autour de la chasse au sorcière qui s’est déroulée en 1599 à Gelnhausen en Hesse. Si vous avez apprécié la première partie de Speak of the Dead (chronique ici), vous devriez prendre votre pied ici. Vous avez droit à un album complet à la sauce symphonique.
Les fans de RAGE se composent de deux camps : les thrasheux et les symphoniques. RAGE semble vouloir faire plaisir à l’un et à l’autre en alternant les styles. Ce vingt-deuxième opus est en tout cas un très bon cru.
Oshyrya (08/10)
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Nuclear Blast / 2013
Tracklist (65:39 mn): 01. Cleansed By Fire a) Convert The Pagans Pt. 1 b) The Inquisition (Instrumental) c) Convert The Pagans Pt. 2 02. Scapegoat 03. The Devil´s Bride 04. Lament 05. Oremus (Instrumental) 06. Witches’ Judge 07. Eye For An Eye 08. Afterglow
Après THE HYSTERIA (chronique ici), le label Memorial Records nous gâte en ce moment. Voici donc UNCONVENTIONAL DISRUPTION un beau rejeton né en 2007 de l’association de Max (guitares) et Gory (joli nom, très poétique – chant) à Milan. Max est un amateur fervent du sous-accordage et expérimente avec entrain sur sa guitare sept cordes. Après avoir complété le line-up, ils travaillent pour développer leur son et enregistrent un premier EP en 2009, In a Life of Death to Nothing. Stoppés dans leur progression par la perte de leur batteur, il faudra un an aux italiens pour trouver le bon remplaçant et reprendre leur marche en avant. Voici le résultat de cette renaissance, Flood of Euthanasia.
Rendons d’emblée hommage à UNCONVENTIONAL DISRUPTION pour leur capacité à faire un potin de tous les diables en quelques secondes. Selon les sources, les italiens évolue dans le genre « Sick Math Métal » ou « Experimental Death Metal ». au choix. Cela garantit en tout cas un réveil en fanfare tant les transalpins ne sont pas là pour amuser la galerie. Il suffit de voir le titres des chansons pour se rendre compte que les moments à venir de vont pas être de la franche rigolade. L’album commence pour une courte introduction faite de sanglots/pleurs féminins puis de cris d’horreur. L’ambiance est installée d’entrée. Ensuite c’est la guerre avec un chant directement influencé par le Grindcore. Les vocaux gutturaux ou hurlés de Gory s’accompagnent d’une musique extrêmement directe, rapide et brutale. Les riffs et les breaks multiples rappellent l’influence Math métal avec le son caractéristique des guitares sous-accordées et cette basse qui claque. En sept chansons d’une durée de quatre minute en moyenne, UNCONVENTIONAL DISRUPTION achève son œuvre et nos oreilles du même coup. Cela fait envie c’est sûr.
Le groupe de rap français SNIPER le disait dans une de ses chanson: il faut de tout pour faire un monde. Les fans de MESHUGGAH,COPROFAGO & CEPHALIC CARNAGE sauront apprécier ce drôle de cocktail transalpin.
Oshyrya
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Memorial Records / 2013
Tracklist (30:51 mn) 01. Introduction to Euthanasia 02. Getsemani’s Shadows 03. Don’t be Afraid to Kill a Dead Man 04. Honor of Disgust 05. Charge of Hypocrisy 06. Insect’s Grin 07. Cerebral Collapse 08. Deformed Souls